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Le grand-duc d’Amérique (Bubo virginianus)
LC
Bubo virginianus

Grand-duc d’Amérique

Bubo virginianus

Aussi appelé hibou grand-duc de Virginie, grand-duc de Virginie, hibou grand-duc américain

Le grand-duc d’Amérique est un grand rapace nocturne présent dans une grande partie des Amériques. Ses aigrettes ressemblent à des oreilles, ses yeux jaunes restent fixes et son vol est très silencieux. L’espèce est classée en préoccupation mineure à l’échelle mondiale, même si ses effectifs diminuent dans plusieurs régions.

Statut
Préoccupation mineurepopulation en baisse
Taille
46 à 64 cm de longueur, avec une envergure de 91 à 153 cm
Poids
Environ 0,7 à 2,5 kg, les femelles étant généralement plus lourdes que les mâles
Longévité
Souvent 10 à 15 ans dans la nature, avec un record documenté d’au moins 28 ans ; certains individus captifs dépassent 30 ans.
Régime
CarnivoreIl capture surtout des mammifères comme les lapins, lièvres, rats et mouffettes, ainsi que des oiseaux, des reptiles, des amphibiens et de gros insectes.
Mode de vie
Nocturne, en couple territorial
Famille
Strigidés (Strigidae), ordre des Strigiformes

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Amérique du Nord, centrale et du Sud, de l’Alaska et du Canada jusqu’à la Terre de Feu

Où vit le grand-duc d’Amérique ?

Il fréquente les forêts, lisières, prairies, déserts rocheux, zones humides et parfois les villes, du niveau de la mer jusqu’à plusieurs milliers de mètres selon la région.

Principales régions : Canada, États-Unis, Mexique, Guatemala, Colombie, Pérou, Argentine, Chili.

  • Amérique du Nord et centrale
  • Amérique du Sud

Environ 6 millions d’individus matures selon l’évaluation mondiale de l’UICN, avec une tendance générale à la baisse.

Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le grand-duc d’Amérique ?
  2. Où vit le grand-duc d’Amérique ?
  3. Que mange le grand-duc d’Amérique ?
  4. Comment vit le grand-duc d’Amérique ?
  5. Comment se reproduit le grand-duc d’Amérique ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le grand-duc d’Amérique ?

Le grand-duc d’Amérique possède un corps massif, une grosse tête et deux touffes de plumes dressées au-dessus des yeux. Ces aigrettes donnent l’impression qu’il a des oreilles, mais ses véritables oreilles sont de petites ouvertures cachées dans le plumage, placées de façon asymétrique sur son crâne.

Son plumage varie du brun grisâtre au brun roux selon la région. La gorge blanche ressort lorsqu’il gonfle ses plumes ou chante. Les yeux jaunes sont entourés d’un disque facial clair et sombre, qui dirige les sons vers les oreilles. Ses longues serres peuvent saisir des proies relativement volumineuses.

En vol, ses ailes larges et arrondies permettent des battements lents. Les plumes de leurs bords réduisent les turbulences de l’air, ce qui rend son déplacement presque inaudible pour une proie au sol.

Où vit le grand-duc d’Amérique ?

Cette espèce occupe une immense aire de répartition, depuis l’Alaska et le Canada jusqu’à l’extrême sud de l’Amérique du Sud. Elle vit dans des forêts de conifères ou de feuillus, des canyons, des prairies, des déserts, des marais et des paysages agricoles.

Il lui faut des perchoirs pour surveiller les alentours et des espaces ouverts où trouver ses proies. Un arbre, une falaise ou un bâtiment peut servir de poste de repos. Dans les régions froides, il recherche aussi des secteurs où les proies restent accessibles pendant l’hiver.

Le grand-duc d’Amérique est absent de la France métropolitaine comme espèce sauvage régulière. En France, les grands rapaces nocturnes observables comprennent notamment le hibou grand-duc d’Europe, le hibou moyen-duc et la chouette hulotte.

Que mange le grand-duc d’Amérique ?

Il mange principalement des mammifères, dont des lapins, des lièvres, des rats, des souris, des écureuils et des mouffettes. Selon le lieu et la saison, il capture aussi des oiseaux, des canards, des reptiles, des grenouilles, des poissons et de grands insectes.

Il chasse depuis un perchoir ou en volant bas au-dessus du sol. Son ouïe lui permet de repérer une proie cachée sous la végétation ou la neige. Il avale parfois les petites proies entières, puis rejette une pelote contenant les poils, les plumes et les os non digérés.

La puissance de ses serres lui permet de tuer rapidement une proie. Il peut transporter des animaux lourds, mais il consomme souvent ses prises sur place pour éviter de perdre de l’énergie en vol.

Comment vit le grand-duc d’Amérique ?

Le grand-duc d’Amérique est surtout actif du crépuscule à l’aube. Il passe la journée immobile dans un arbre, une cavité ou une corniche rocheuse, où son plumage le camoufle. Il devient plus facile à entendre qu’à voir, car son chant profond porte loin dans la nuit.

Les adultes vivent généralement en couple sur un territoire. Leurs cris servent à maintenir le contact et à avertir les voisins. Un couple peut rester uni plusieurs années, parfois toute sa vie, si les deux partenaires survivent et conservent un territoire favorable.

Ses yeux ne tournent pas dans leurs orbites comme les nôtres. Pour regarder dans une autre direction, il bouge sa tête et peut la tourner sur environ 270 degrés, grâce à une grande souplesse du cou.

Comment se reproduit le grand-duc d’Amérique ?

La période de reproduction commence souvent en hiver ou au début du printemps, avec des dates qui varient selon la latitude. Le mâle et la femelle chantent ensemble et défendent leur territoire. L’espèce ne construit généralement pas un nid élaboré.

La femelle pond le plus souvent deux à trois œufs dans un ancien nid de corvidé ou de rapace, une cavité, une corniche ou une structure élevée. Elle les couve pendant environ 30 à 37 jours. Le mâle apporte alors de la nourriture et reste attentif aux dangers.

Les jeunes quittent le nid vers l’âge de 5 à 7 semaines, alors qu’ils ne maîtrisent pas encore le vol. Ils restent dépendants des adultes pendant plusieurs mois, le temps d’apprendre à chasser et à reconnaître leur futur territoire.

Le saviez-vous ?

  • 1.Ses aigrettes peuvent être abaissées ou dressées, mais elles ne servent pas à entendre. Elles participent surtout aux signaux visuels et au camouflage.
  • 2.Le grand-duc d’Amérique capture parfois des mouffettes. Il peut alors transporter une odeur persistante sur ses plumes, malgré son odorat peu développé.
  • 3.Ses yeux sont maintenus dans des structures osseuses presque fixes. Cette forme améliore la vision nocturne, mais l’oblige à tourner la tête pour changer de direction.
  • 4.Son chant profond peut être accompagné de claquements de bec, de sifflements ou de cris brefs lorsque le couple défend son territoire.

Ce qui menace le grand-duc d’Amérique

  • Perte d’habitat

    La disparition des vieux arbres, des falaises tranquilles et des espaces riches en proies réduit les possibilités de nidification et de chasse.

  • Collisions

    Des individus meurent après des collisions avec des véhicules, des clôtures, des lignes électriques ou des bâtiments, surtout lorsqu’ils chassent près des routes.

  • Persécution

    Des tirs, des captures illégales et des empoisonnements liés aux produits utilisés contre les rongeurs peuvent encore toucher l’espèce dans certaines régions.

  • Pollution lumineuse

    L’éclairage nocturne modifie l’activité des proies et peut augmenter les risques de collision près des zones urbanisées.

Protéger le grand-duc d’Amérique

  • Protection légaleDans plusieurs pays de son aire, le grand-duc d’Amérique est protégé par les lois relatives aux oiseaux sauvages et aux rapaces. Sa capture, sa mise à mort, la destruction de ses œufs ou de son nid sont généralement interdites.
  • CITES annexe IIBubo virginianus figure à l’annexe II de la CITES. Le commerce international de l’espèce, de ses spécimens et de certaines parties est donc soumis à des contrôles et à des documents réglementaires.
  • Préservation des territoiresLa conservation des vieux arbres, des falaises, des lisières et des zones de chasse contribue à maintenir les sites de repos et de reproduction. Des actions locales réduisent aussi les collisions avec les lignes et les véhicules.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange le grand-duc d’Amérique ?

Le grand-duc d’Amérique mange surtout des lapins, des lièvres, des rats, des souris et des écureuils. Il capture aussi des oiseaux, des reptiles, des amphibiens, des poissons et de gros insectes. La composition de ses repas change selon les proies disponibles dans chaque région.

Combien de temps vit le grand-duc d’Amérique ?

Le grand-duc d’Amérique vit souvent 10 à 15 ans dans la nature. Certains individus atteignent au moins 28 ans, tandis que des oiseaux maintenus dans de bonnes conditions en captivité peuvent dépasser 30 ans. Les collisions, les maladies et la disponibilité des proies influencent beaucoup sa survie.

Où vit le grand-duc d’Amérique ?

Le grand-duc d’Amérique vit dans une grande partie des Amériques, de l’Alaska et du Canada jusqu’à la Terre de Feu. Il fréquente les forêts, prairies, déserts, marais, canyons et paysages agricoles. Il n’est pas une espèce sauvage régulière de France métropolitaine.

Le grand-duc d’Amérique est-il dangereux ?

Le grand-duc d’Amérique évite généralement les humains et ne les chasse pas. Il peut défendre un nid si quelqu’un s’approche, avec des survols ou des coups de serres. Gardez vos distances, surtout au printemps, et ne tentez jamais de toucher un rapace sauvage.

Quelle taille fait le grand-duc d’Amérique ?

Le grand-duc d’Amérique mesure environ 46 à 64 cm de longueur. Ses ailes déployées atteignent 91 à 153 cm. Les femelles sont généralement plus grandes que les mâles. Son corps paraît particulièrement volumineux grâce à ses plumes épaisses et à sa large tête.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Que sont les deux touffes dressées au-dessus des yeux du grand-duc d’Amérique ?
  2. 2.À quel moment le grand-duc d’Amérique chasse-t-il principalement ?
  3. 3.Sur quel continent le grand-duc d’Amérique est-il naturellement présent ?

Autour de cet animal

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
  2. Cornell Lab of Ornithology, All About Birds, Great Horned Owl allaboutbirds.org

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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