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L'hermine (Mustela erminea)
LC
Mustela erminea

Hermine

Mustela erminea

Aussi appelé belette à courte queue

L’hermine est un petit carnivore de la famille des mustélidés, présent dans une grande partie de l’Eurasie et de l’Amérique du Nord. Son pelage devient souvent blanc en hiver dans les régions froides, tandis que le bout de sa queue reste noir. L’espèce est classée en préoccupation mineure par l’UICN, même si certaines populations locales diminuent.

Statut
Préoccupation mineurepopulation inconnue
Taille
Corps de 17 à 33 cm, queue de 8 à 13 cm
Poids
Mâles de 170 à 450 g, femelles de 100 à 250 g
Longévité
Souvent 1 à 2 ans dans la nature, avec des records proches de 7 ans ; jusqu’à environ 10 ans en captivité selon les conditions
Régime
CarnivoreElle chasse surtout de petits rongeurs, auxquels s’ajoutent des lapereaux, oiseaux, œufs, grenouilles et insectes.
Mode de vie
Actif de jour comme de nuit, solitaire, sauf pendant la reproduction
Famille
Mustélidés (Mustelidae), ordre des Carnivores (Carnivora)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Eurasie septentrionale et centrale, Amérique du Nord et îles septentrionales

Où vit l’hermine ?

Elle fréquente les prairies, lisières, landes, vallées et montagnes, depuis le niveau de la mer jusqu’à plus de 3 000 m selon les régions.

Principales régions : France, Norvège, Russie, Kazakhstan, Chine, Japon, Canada, États-Unis.

  • Europe
  • Asie
  • Amérique du Nord et centrale
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître l’hermine
  2. Où vit l’hermine ?
  3. Que mange l’hermine ?
  4. Comment vit l’hermine ?
  5. Comment se reproduit l’hermine ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître l’hermine

L’hermine a un corps allongé, des pattes courtes, un cou peu marqué et une tête fine. Son dos mesure généralement 17 à 33 cm, sans compter la queue. Les mâles sont nettement plus grands que les femelles, un écart fréquent chez les petits carnivores qui chassent des proies différentes.

En été, son dos est brun à brun roux, tandis que le ventre reste blanc ou crème. Dans les régions froides, le pelage devient blanc en hiver pour se confondre avec la neige. À toutes les saisons, le bout de la queue reste noir, ce qui aide à la distinguer de la belette.

Les oreilles sont petites et arrondies, avec parfois une bordure blanche. La queue mesure environ 8 à 13 cm. Les traces montrent cinq doigts, mais les empreintes sont souvent difficiles à voir lorsque l’animal se déplace rapidement ou sur un sol couvert de végétation.

Où vit l’hermine ?

L’espèce vit dans une vaste zone de l’hémisphère Nord, de l’Europe et de l’Asie jusqu’à l’Amérique du Nord. Elle est absente naturellement de la plupart des régions tropicales. Des populations ont aussi été introduites en Nouvelle-Zélande, où elles peuvent causer des dégâts importants à la faune locale.

En France, elle se rencontre surtout dans les régions fraîches et montagneuses, notamment dans les Alpes, les Pyrénées, le Massif central, le Jura et les Vosges. Elle peut aussi vivre en plaine lorsque les haies, talus, prairies et berges lui fournissent des abris.

Elle utilise les terriers abandonnés de rongeurs, les tas de pierres, les racines creuses et les bâtiments peu fréquentés. Son territoire doit réunir des cachettes et un nombre suffisant de campagnols ou d’autres petites proies.

Que mange l’hermine ?

Les petits rongeurs forment la base de son alimentation, en particulier les campagnols. Grâce à son corps étroit, elle peut entrer dans leurs galeries et les poursuivre sous terre. Elle adapte la quantité de nourriture à sa taille, à la saison et à la disponibilité des proies.

Elle capture aussi des souris, des rats jeunes, des lapereaux, de petits oiseaux et leurs œufs. Les grenouilles, lézards, poissons et gros insectes complètent parfois le menu. Elle peut s’attaquer à une proie plus lourde qu’elle, mais elle cherche surtout les animaux qu’elle peut maîtriser rapidement.

Elle chasse principalement seule et consomme souvent sa prise à l’abri. Lorsque les proies abondent, elle peut en cacher certaines dans une fissure, un terrier ou sous la végétation. Ces réserves restent modestes et ne constituent pas un garde-manger durable.

Comment vit l’hermine ?

L’hermine est généralement solitaire. Elle parcourt son territoire en zigzaguant entre les abris, les haies et les galeries de rongeurs. Elle peut être active de jour comme de nuit, avec des périodes de repos courtes, car son petit corps dépense rapidement de l’énergie.

Elle marque son territoire avec des sécrétions odorantes et des dépôts laissés sur des points de passage. Les mâles possèdent en général des domaines plus vastes que ceux des femelles. La taille varie selon la saison, le sexe, le relief et l’abondance des proies.

Lorsqu’elle se sent menacée, elle cherche d’abord à fuir dans un terrier ou une fente. Un prédateur peut parfois être détourné par le bout noir de sa queue, qui attire le regard loin de sa tête. Elle peut aussi pousser des cris aigus et défendre ses petits avec vigueur.

Comment se reproduit l’hermine ?

La reproduction a généralement lieu au printemps ou en été. Après l’accouplement, le développement de l’embryon peut être retardé pendant plusieurs mois. Cette implantation différée permet aux petits de naître au moment où les proies sont plus nombreuses, souvent au printemps suivant.

La gestation active dure environ un mois, mais la durée totale entre l’accouplement et la naissance peut atteindre près d’un an à cause de ce retard. Une portée compte souvent 4 à 9 petits, avec des variations selon les régions et les années.

Les jeunes naissent aveugles, sourds et couverts d’un duvet clair. Ils ouvrent les yeux vers l’âge de 4 semaines et commencent à suivre leur mère quelques semaines plus tard. Ils deviennent progressivement indépendants vers 3 ou 4 mois, avant de chercher leur propre territoire.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le bout noir de sa queue reste noir même lorsque tout son corps devient blanc en hiver.
  • 2.Une femelle peut peser moins de la moitié du poids d’un grand mâle vivant dans la même région.
  • 3.Son corps flexible lui permet de pénétrer dans les galeries étroites creusées par les campagnols.
  • 4.Le retard d’implantation de l’embryon peut décaler la naissance de plusieurs mois après l’accouplement.

Ce qui menace l’hermine

  • Disparition des haies

    La suppression des haies, talus, murets et bandes herbeuses réduit les abris et les corridors de déplacement. Elle diminue aussi le nombre de petits rongeurs disponibles.

  • Baisse des proies

    L’intensification agricole, la simplification des paysages et l’emploi de rodenticides peuvent réduire les campagnols et exposer directement l’hermine à des substances toxiques.

  • Mortalité routière

    Les routes coupent les territoires et peuvent tuer des individus lors de leurs déplacements. Le risque augmente dans les vallées, près des villages et à proximité des zones boisées.

  • Espèce introduite

    En Nouvelle-Zélande, l’hermine a été introduite et prédite les oiseaux, reptiles et invertébrés indigènes, dont plusieurs espèces incapables de se défendre contre ce prédateur.

Protéger l’hermine

  • Protection des habitatsLa conservation des haies, prairies, talus, murets et zones humides maintient ses abris et ses proies. Les parcs naturels et les réserves protègent une partie de ces milieux.
  • Encadrement internationalL’hermine n’est pas inscrite aux annexes de la CITES. Son classement mondial par l’UICN est toutefois à surveiller, car une situation favorable à l’échelle mondiale peut cacher des déclins locaux.
  • Suivi des populationsLes inventaires naturalistes, les atlas de mammifères et les données transmises aux observatoires régionaux permettent de mieux suivre sa présence. Les règles de protection et de gestion peuvent varier selon les territoires.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

L’hermine devient-elle toujours blanche en hiver ?

Non. Le changement dépend surtout de la température, de la durée de la neige et de la région. Dans les secteurs où la neige est rare, certaines hermines restent brunes toute l’année, avec un ventre clair et une queue terminée de noir.

Quelle différence y a-t-il entre une hermine et une belette ?

L’hermine est généralement plus grande et possède une queue plus longue, terminée par une pointe noire. La belette est plus petite et sa queue n’a pas cette extrémité noire. Le pelage hivernal blanc concerne surtout l’hermine dans les régions froides.

L’hermine est-elle dangereuse pour l’être humain ?

Elle évite les personnes et ne représente habituellement aucun danger. Comme tout mammifère sauvage, elle peut mordre si elle est saisie. Il faut garder ses distances, tenir les chiens à l’écart et contacter un centre de soins pour la faune sauvage si elle semble blessée.

Peut-on apprivoiser une hermine trouvée dans le jardin ?

Non. C’est un animal sauvage qui a des besoins de chasse, d’espace et d’abris impossibles à satisfaire dans une maison. Ne la nourrissez pas et ne la capturez pas. En cas de blessure apparente, contactez un centre de soins pour la faune sauvage.

L’hermine est-elle utile au jardin ?

Elle peut limiter localement le nombre de campagnols et de souris, mais elle ne se laisse pas installer ni contrôler. Un jardin accueillant pour elle conserve des haies, des abris naturels et une végétation variée, sans utiliser de poison contre les rongeurs.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quel détail permet souvent de distinguer l’hermine de la belette ?
  2. 2.Quelle proie constitue généralement la base de l’alimentation de l’hermine ?
  3. 3.Dans quels milieux l’hermine peut-elle vivre ?

Autour de cet animal

Pour aller plus loin

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
  2. MNHN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
  3. OFB, Office français de la biodiversité ofb.gouv.fr

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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