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Le grand polatouche (Glaucomys sabrinus)
LC
Glaucomys sabrinus

Grand polatouche

Glaucomys sabrinus

Aussi appelé écureuil volant du Nord, écureuil volant boréal

Le grand polatouche est un petit rongeur nocturne des forêts nord-américaines. Une membrane de peau relie ses pattes avant et arrière, lui permettant de planer d’un arbre à l’autre sur plusieurs dizaines de mètres. L’espèce est classée en préoccupation mineure par l’UICN, même si certaines populations locales dépendent de forêts anciennes.

Statut
Préoccupation mineurepopulation stable
Taille
25 à 37 cm pour le corps, avec une queue de 11 à 15 cm
Poids
75 à 230 g selon la région, le sexe et la saison
Longévité
Environ 4 à 6 ans dans la nature, parfois jusqu’à 10 ans en captivité
Régime
OmnivoreIl mange surtout des graines, des noix, des bourgeons, des fruits, des champignons et des lichens, auxquels s’ajoutent des insectes, des œufs ou de petits animaux.
Mode de vie
Nocturne, plutôt solitaire, avec des regroupements en hiver
Famille
Sciuridés (Sciuridae), ordre des Rongeurs (Rodentia)

Fiche vérifiée le · 5 min de lecture

Canada, Alaska et régions montagneuses et boisées du nord et de l’ouest des États-Unis

Où vit le grand polatouche ?

Il fréquente les forêts de conifères ou mixtes, surtout les peuplements âgés riches en arbres creux, depuis le niveau de la mer jusqu’à environ 3 000 m selon les régions.

Principales régions : Canada, États-Unis.

  • Amérique du Nord et centrale
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le grand polatouche ?
  2. Où vit le grand polatouche ?
  3. Que mange le grand polatouche ?
  4. Comment vit le grand polatouche ?
  5. Comment se reproduit le grand polatouche ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le grand polatouche ?

Le grand polatouche possède un dos brun grisâtre à brun noisette et un ventre souvent blanc ou gris clair. Son corps mesure généralement 25 à 37 cm, queue comprise séparément. Les grands yeux noirs sont adaptés à la vie nocturne, tandis que la queue, large et aplatie, sert de gouvernail pendant les déplacements aériens.

La caractéristique la plus visible est le patagium, une membrane de peau couverte de fourrure qui s’étend du poignet à la cheville. Elle ne lui permet pas de battre des ailes. En écartant ses membres, l’animal transforme son corps en surface portante et peut parcourir une trentaine de mètres, parfois davantage, entre deux arbres.

Des poils raides bordent parfois la membrane près du poignet. Ils aident à contrôler la trajectoire. Les pattes portent de longues griffes qui accrochent l’écorce, et les chevilles très mobiles facilitent l’atterrissage sur un tronc.

Où vit le grand polatouche ?

L’espèce vit au Canada, en Alaska et dans plusieurs régions boisées des États-Unis. Son aire s’étend de la façade pacifique et des Rocheuses jusqu’aux forêts de l’est de l’Amérique du Nord. Les différentes populations ne présentent pas toutes les mêmes couleurs ni les mêmes sous-espèces.

Le grand polatouche préfère les forêts de conifères et les forêts mixtes où les arbres sont assez proches les uns des autres pour permettre les bonds planés. Les peuplements âgés lui fournissent des cavités, des branches épaisses, des champignons et des cônes.

Il peut vivre en montagne, notamment dans les Rocheuses et les Appalaches, à des altitudes variables selon la latitude. Dans le nord, il fréquente aussi des forêts proches du niveau de la mer. Il évite généralement les grands espaces ouverts, où il ne peut pas passer d’arbre en arbre.

Que mange le grand polatouche ?

Son alimentation repose surtout sur les graines de conifères, les noix, les bourgeons, les fruits, les lichens et les champignons. Il recherche aussi des champignons souterrains, dont il disperse les spores dans ses excréments, ce qui contribue au fonctionnement des forêts.

Selon la saison et les occasions, il capture des insectes et consomme des œufs, des oisillons, de petits animaux ou de la charogne. Cette diversité explique son classement parmi les omnivores. La part animale reste généralement moins importante que les ressources végétales et fongiques.

Il transporte parfois de la nourriture dans ses abajoues ou entre ses pattes jusqu’à une cache. Ces réserves l’aident à traverser les périodes où les cônes, les fruits ou les champignons sont moins accessibles.

Comment vit le grand polatouche ?

Le grand polatouche sort surtout après le coucher du soleil et peut rester actif jusqu’à l’aube. Il grimpe sur les troncs, court sur les branches et se lance depuis un point élevé. Pour ralentir, il écarte ses membres et utilise sa queue comme une gouverne.

Il peut parcourir plusieurs dizaines de mètres en planant, avec une perte de hauteur progressive. À l’arrivée, il se redresse et s’agrippe au tronc avec ses griffes. Ce déplacement silencieux lui permet de franchir rapidement un espace qui serait dangereux au sol.

L’animal dort dans une cavité d’arbre, un ancien nid d’oiseau ou un amas de branches et de feuilles. Il est plutôt solitaire, mais plusieurs individus peuvent partager un abri pendant les nuits froides afin de conserver leur chaleur.

Comment se reproduit le grand polatouche ?

La reproduction a lieu généralement à la fin de l’hiver ou au printemps. Dans certaines régions, une seconde portée peut naître en été lorsque la nourriture est abondante. Après une gestation d’environ 40 jours, la femelle met au monde deux à six petits, nus et aveugles.

Les jeunes restent dans le nid pendant plusieurs semaines. Leurs yeux s’ouvrent habituellement vers l’âge de trois semaines, puis ils commencent à explorer les branches proches. La mère les nourrit et les protège jusqu’à ce qu’ils puissent se déplacer et chercher leur nourriture seuls.

Les jeunes deviennent progressivement indépendants au cours de l’été. La maturité sexuelle est atteinte vers l’âge d’un an environ, avec des variations selon les conditions de vie et les populations.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le grand polatouche ne vole pas comme une chauve-souris : il plane en contrôlant une membrane entre ses pattes.
  • 2.Ses yeux peuvent réfléchir la lumière d’une lampe dans la nuit grâce à une couche réfléchissante située derrière la rétine.
  • 3.Il peut partager une cavité avec plusieurs congénères pendant les nuits froides, alors qu’il cherche généralement sa nourriture seul.
  • 4.Des champignons souterrains figurent dans son alimentation et leurs spores peuvent être dispersées lorsqu’il se déplace dans la forêt.

Ce qui menace le grand polatouche

  • Perte des vieux arbres

    L’abattage des forêts anciennes réduit les cavités disponibles et les ressources alimentaires. La fragmentation des boisements peut aussi interrompre ses trajets entre les arbres.

  • Isolement local

    Certaines populations montagnardes ou côtières vivent dans des secteurs séparés. Les routes, les coupes forestières et la modification du climat peuvent limiter les échanges entre groupes.

Protéger le grand polatouche

  • Forêts protégéesLa conservation des forêts anciennes, des arbres creux et des couloirs boisés lui fournit des abris et des itinéraires de déplacement. L’espèce n’est pas inscrite aux annexes de la CITES.
  • Suivi des populationsDes inventaires de la faune forestière et la protection de secteurs montagneux ou boréaux permettent de suivre les populations locales. Le statut mondial UICN reste toutefois la préoccupation mineure.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Le grand polatouche vole-t-il vraiment ?

Il ne vole pas comme un oiseau. Il plane en tendant le patagium, une membrane située entre ses pattes, et il contrôle sa direction avec sa queue et ses membres. Selon la hauteur de départ et l’espace disponible, il peut franchir plusieurs dizaines de mètres avant d’atterrir sur un tronc.

Peut-on avoir un grand polatouche comme animal de compagnie en France ?

Le grand polatouche est une espèce sauvage nord-américaine qui ne convient pas à la vie familiale. La détention d’animaux non domestiques peut être soumise à déclaration, autorisation ou certificat de capacité selon l’espèce et les effectifs. Il faut vérifier les règles françaises avant tout projet et ne jamais capturer un animal sauvage.

Que mange-t-il en hiver ?

En hiver, il consomme les graines de conifères, les noix et les réserves qu’il a cachées. Il recherche aussi des lichens et des champignons lorsque les conditions le permettent. Sa capacité à stocker de la nourriture l’aide à traverser les périodes où les fruits et les insectes sont rares.

Le grand polatouche est-il dangereux ?

Il évite généralement les humains et ne cherche pas le contact. Comme tout mammifère sauvage, il peut toutefois mordre s’il est saisi ou acculé. Ne le touchez pas, surtout s’il paraît malade ou désorienté, et contactez un centre de soins pour la faune sauvage.

Où peut-on l’observer ?

Il faut surtout le chercher la nuit dans les forêts d’Amérique du Nord, près des arbres âgés et des conifères. Une lampe permet parfois de repérer le reflet de ses yeux, mais il vaut mieux rester à distance et ne pas éclairer longtemps l’animal.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quelle partie du corps permet au grand polatouche de planer ?
  2. 2.À quel moment le grand polatouche est-il principalement actif ?
  3. 3.Dans quels milieux vit principalement le grand polatouche ?

Autour de cet animal

Pour aller plus loin

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
  2. Animal Diversity Web, University of Michigan, Glaucomys sabrinus animaldiversity.org
  3. Encyclopedia of Life, Northern flying squirrel eol.org
  4. Smithsonian’s National Zoo and Conservation Biology Institute, Flying squirrels nationalzoo.si.edu

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

Espèces proches