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La béroé commune (Beroe cucumis)
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Beroe cucumis

Béroé commune

Beroe cucumis

Aussi appelé Béroé, cténophore béroé

La béroé commune est un cténophore marin transparent, dépourvu de tentacules et spécialisé dans la chasse aux autres cténophores. Elle fréquente les eaux tempérées et froides de l’Atlantique Nord et du Pacifique Nord, y compris les côtes françaises. Son abondance varie avec les saisons et les courants, et l’espèce n’a pas encore été évaluée par la Liste rouge mondiale de l’UICN.

Statut
Non évaluéepopulation inconnue
Taille
Environ 5 à 15 cm de longueur, avec des individus pouvant atteindre près de 20 cm selon les populations et les conditions de croissance
Poids
Non documenté de façon fiable, car son corps gélatineux contient surtout de l’eau
Longévité
Probablement quelques mois dans la nature, mais la durée de vie précise de cette espèce reste mal connue
Régime
CarnivoreElle capture surtout d’autres cténophores, qu’elle avale grâce à une large bouche extensible.
Mode de vie
Actif de jour comme de nuit, souvent solitaire
Famille
Béroéidés (Beroidae), ordre des Béroïdes (Beroida)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

mers tempérées et froides de l’Atlantique Nord et du Pacifique Nord

Où vit la béroé commune ?

Elle vit dans la colonne d’eau des mers tempérées à froides, surtout près des côtes et généralement de la surface à quelques centaines de mètres de profondeur.

Principales régions : France, Royaume-Uni, Norvège, Islande, Canada, États-Unis, Japon, Russie.

  • Europe
  • Amérique du Nord et centrale
  • Asie
  • Océans
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître la béroé commune
  2. Où vit la béroé commune ?
  3. Que mange la béroé commune ?
  4. Comment se comporte la béroé commune ?
  5. Comment se reproduit la béroé commune ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître la béroé commune

La béroé commune ressemble à une petite cloche ou à un sac ovale translucide. Son corps mesure généralement quelques centimètres à une quinzaine de centimètres. Huit rangées de petites palettes ciliées descendent sur sa surface. Leurs battements coordonnés la font avancer et produisent des reflets blancs, bleutés ou légèrement verdâtres lorsque la lumière les atteint.

Elle ne possède ni squelette, ni nageoires, ni tentacules. Sa bouche, située à une extrémité, peut s’ouvrir largement pour engloutir une proie presque aussi volumineuse qu’elle. La forme et la transparence changent selon l’âge, la nourriture disponible et l’état de l’animal.

Comme beaucoup de cténophores, elle peut paraître difficile à distinguer dans l’eau. Une observation avec une épuisette scientifique ou un récipient transparent permet de voir les huit rangées ciliées, mais il faut remettre rapidement l’animal dans la mer.

Où vit la béroé commune ?

Beroe cucumis vit dans les mers tempérées et froides de l’Atlantique Nord et du Pacifique Nord. Elle fréquente la pleine eau, depuis les zones côtières jusqu’à des profondeurs de plusieurs centaines de mètres. Les courants peuvent concentrer temporairement de nombreux individus dans une baie ou près d’un front marin.

En France, elle est signalée dans la Manche et sur la façade atlantique, notamment dans les eaux côtières où vivent ses proies. Elle peut être visible du printemps à l’automne, quand le plancton est abondant, mais sa présence dépend fortement de la météo, des marées et des courants.

Depuis la plage, on l’observe surtout après un coup de vent ou lors d’un échouage de plancton, dans une flaque d’eau de mer ou au bord d’un filet scientifique. Il faut éviter de la laisser chauffer au soleil ou de la manipuler longtemps.

Que mange la béroé commune ?

La béroé commune est carnivore et mange principalement d’autres cténophores. Elle repère une proie dans l’eau, l’approche lentement puis l’engloutit par sa grande ouverture buccale. Cette alimentation la distingue de nombreux autres cténophores, qui capturent plutôt de petits organismes avec des tentacules collants.

Ses proies sont retenues par la bouche et conduites vers une cavité digestive ramifiée. Les restes non digérés ressortent par la bouche. Lorsqu’elle rencontre une forte concentration de cténophores, elle peut contribuer à réduire rapidement leur nombre.

Elle n’est pas un animal filtreur et ne se nourrit pas d’algues. Les minuscules particules présentes dans l’eau peuvent être avalées par accident, mais elles ne constituent pas son alimentation habituelle.

Comment se comporte la béroé commune ?

La béroé commune nage grâce à ses palettes ciliées, de fines rangées de cils qui battent ensemble comme de très petits peignes. Ce mouvement est visible sous la forme de bandes lumineuses qui parcourent le corps. Elle peut se déplacer vers le haut, vers le bas ou rester suspendue dans le courant.

Elle est généralement solitaire, même si plusieurs individus peuvent se retrouver au même endroit lorsque les courants rassemblent leurs proies. Elle ne construit aucun abri et ne défend pas de territoire connu. Sa transparence réduit probablement sa visibilité pour certains prédateurs.

Cette espèce ne possède pas les cellules urticantes caractéristiques des méduses. Elle ne pique donc pas comme une méduse, même si son contact avec les doigts peut abîmer son corps fragile et humide.

Comment se reproduit la béroé commune ?

La béroé commune est hermaphrodite, ce qui signifie qu’un même individu possède des organes reproducteurs mâles et femelles. Les cellules reproductrices sont libérées dans l’eau, où la fécondation peut avoir lieu lorsque les conditions sont favorables.

Les œufs fécondés donnent naissance à de petites larves qui ressemblent déjà à des cténophores miniatures. Elles grandissent dans le plancton et développent progressivement la forme ovale, la bouche large et les huit rangées de palettes de l’adulte.

La reproduction dépend de la température, de la nourriture et de l’état de la mer. Les connaissances précises sur les périodes de ponte et la durée de développement varient selon les régions et restent limitées pour cette espèce.

Le saviez-vous ?

  • 1.Ses huit rangées ciliées ne sont pas des nageoires : elles produisent des reflets irisés lorsque la lumière se diffracte sur leurs mouvements.
  • 2.La béroé commune peut avaler des cténophores presque aussi grands qu’elle grâce à une bouche qui s’élargit fortement.
  • 3.Son corps paraît solide, mais il est composé en grande partie d’eau et se déchire facilement hors du milieu marin.
  • 4.Elle appartient à un groupe marin distinct des méduses, même si les deux animaux sont souvent confondus par le public.

Ce qui menace la béroé commune

  • Pollution marine

    Les déchets, les hydrocarbures et certains contaminants peuvent dégrader les eaux côtières où vivent la béroé commune et ses proies. Les effets précis sur ses populations restent mal connus.

  • Réchauffement de l’eau

    La hausse de la température et la modification des courants peuvent déplacer les cténophores et changer l’abondance de leurs proies. L’impact propre à Beroe cucumis n’est pas suffisamment documenté.

  • Connaissances limitées

    Les observations sont difficiles parce que l’animal est transparent, fragile et parfois confondu avec d’autres cténophores. Cette difficulté empêche d’estimer correctement ses effectifs.

Protéger la béroé commune

  • Pas de protection spécifiqueLa béroé commune n’est pas connue comme une espèce protégée en France et ne figure pas dans les annexes CITES. Elle n’a pas encore été évaluée au niveau mondial par l’UICN. La protection des eaux côtières et le suivi du plancton restent les mesures les plus utiles.
  • Aires marines protégéesLes aires marines protégées françaises, telles que le Parc naturel marin d’Iroise, peuvent préserver les habitats côtiers où elle vit, même si ces dispositifs ne lui sont pas consacrés.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange la béroé commune ?

La béroé commune mange surtout d’autres cténophores. Elle les capture en nageant dans la pleine eau, puis les engloutit par sa large bouche. Elle ne se nourrit donc pas principalement d’algues ni de petits poissons. Son régime dépend de la quantité de cténophores présents dans les courants.

Combien de temps vit la béroé commune ?

La béroé commune vit probablement quelques mois dans la nature, mais sa longévité précise reste inconnue. Les scientifiques disposent de moins de données que pour les animaux côtiers faciles à suivre. La durée de vie varie probablement selon la température, la nourriture et les conditions de reproduction.

Où vit la béroé commune ?

La béroé commune vit dans les mers tempérées et froides de l’Atlantique Nord et du Pacifique Nord. En France, elle est signalée dans la Manche et sur la façade atlantique. Elle nage en pleine eau, près des côtes ou plus au large, de la surface à plusieurs centaines de mètres.

La béroé commune est-elle dangereuse ?

La béroé commune n’est pas considérée comme dangereuse pour les personnes. Elle ne possède pas les cellules urticantes des méduses et ne pique pas. Son corps reste fragile : évitez de la toucher et remettez à l’eau tout individu trouvé dans un récipient d’observation.

Quelle taille fait la béroé commune ?

La béroé commune mesure généralement entre 5 et 15 centimètres de longueur, avec des individus pouvant approcher 20 centimètres. Sa taille varie selon l’âge, la nourriture disponible et la population. Son corps translucide paraît parfois plus petit ou plus grand selon la lumière et les mouvements de l’eau.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.De quoi se nourrit principalement la béroé commune ?
  2. 2.Combien de rangées de palettes ciliées voit-on sur le corps de la béroé commune ?
  3. 3.La béroé commune est-elle une méduse ?

Sources

  1. WoRMS, World Register of Marine Species marinespecies.org
  2. MNHN, INPN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
  3. OBIS, Ocean Biodiversity Information System obis.org

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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