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Tarentaise

La Tarentaise, appelée aussi Tarine, est une vache savoyarde à robe brun fauve, reconnaissable à son museau noir et à ses yeux cerclés de sombre. Bonne marcheuse sur les pentes des alpages, elle produit notamment du lait destiné au beaufort, un fromage dont la fabrication accompagne la vie pastorale des Alpes.

Mis à jour le 5 min de lecture

Tarentaise
Sommaire9 parties
  1. Carte d’identité
  2. Une race façonnée dans les vallées savoyardes
  3. Une robe fauve et des sabots adaptés à la marche
  4. Du lait pour les fromages alpins, une aptitude aussi bouchère
  5. Maintenir la rusticité et les liens avec les fromages
  6. Observer les Tarines en Savoie et lors des présentations agricoles
  7. Questions fréquentes
  8. Testez-vous
  9. Sources

Carte d’identité

Race française
Origine
France (Savoie, vallée de la Tarentaise)
Reconnaissance
Race bovine française suivie par l’organisme de sélection des Races alpines réunies.
Taille
Environ 130 à 140 cm au garrot, repères moyens de la femelle au mâle ; la taille varie selon les individus.
Poids
Environ 500 à 750 kg, repères moyens de la femelle au mâle ; le poids varie selon les individus.
Poil
Poil court et dense, avec un pelage qui s’épaissit en saison froide.
Robes
Brun fauve uniforme
Usage d'origine
Élevage laitier de montagne, avec valorisation bouchère
Production
lait, viande
Effectifs
Race toujours élevée, notamment dans les Alpes françaises ; l’effectif d’environ 33 000 animaux, non daté, ne permet pas d’établir sa population en 2026.

Une race façonnée dans les vallées savoyardes

La Tarentaise tient son nom d’une vallée de Savoie, où son élevage s’est développé dans un paysage de pentes et de pâturages d’altitude. Elle appartient au rameau brun, un ensemble de races bovines rapprochées par leurs caractéristiques et leur histoire. Plusieurs hypothèses existent sur ses origines anciennes, mais elles ne permettent pas de retracer avec certitude une filiation depuis l’Afrique ou l’Asie.

La sélection organisée commence au milieu du XIXe siècle. Le nom de Tarentaise apparaît en 1863 et le livre généalogique ouvre en 1888 : ce registre permet de suivre les ascendances des animaux reproducteurs. La race se diffuse ensuite hors de Savoie, notamment en Italie, où elle est appelée Savoiarda dans le Val d’Aoste, puis dans plusieurs pays. Une fédération mondiale de la Tarentaise est créée en 1992.

Une robe fauve et des sabots adaptés à la marche

Le brun fauve couvre le corps des femelles comme celui des mâles. Le museau et le pourtour des yeux sont noirs, donnant l’impression de lunettes sombres. Lorsqu’elles sont présentes, les cornes dessinent une lyre : elles s’écartent puis remontent, avec une base claire et une pointe noire. Ces caractères permettent de reconnaître la race, même si l’identification d’un animal ne repose jamais uniquement sur sa couleur.

Le gabarit reste moyen pour un bovin : environ 130 cm au garrot et 500 kg pour une vache, contre 140 cm et 750 kg pour un mâle. Ces valeurs sont des moyennes, variables avec l’âge et l’état corporel. Ses sabots noirs et durs, associés à ses aptitudes de marcheuse, facilitent les déplacements sur les terrains montagneux. Une boiterie demande néanmoins un examen, même chez une race rustique.

Du lait pour les fromages alpins, une aptitude aussi bouchère

En France, la Tarentaise est surtout connue pour son élevage laitier de montagne. On cite une production de 4 800 kg de lait sur 292 jours de lactation, la période où la vache produit du lait après la naissance du veau. Ce repère varie selon l’alimentation, le troupeau et la conduite d’élevage ; il ne constitue pas une moyenne actualisée pour 2026. Son lait est apprécié pour la transformation fromagère.

La race possède aussi une aptitude bouchère et peut être conduite comme vache allaitante : le veau tète alors sa mère. Cet usage est notamment développé en Amérique du Nord. Un rendement de carcasse de 65 à 72 % est un repère, mais ce chiffre dépend des animaux et des conditions de mesure ; il ne doit pas être généralisé à toutes les vaches. La finesse du squelette contribue à sa valorisation en viande.

Maintenir la rusticité et les liens avec les fromages

La sélection cherche à améliorer les aptitudes laitières et la richesse du lait tout en conservant l’adaptation à la montagne. La rusticité désigne ici la capacité à vivre et produire dans des conditions d’élevage exigeantes, avec des déplacements et des variations climatiques. Elle ne dispense ni d’une alimentation suffisante ni de soins vétérinaires. L’effectif d’environ 33 000 animaux n’étant pas daté, il ne décrit pas nécessairement la population actuelle.

Les fromages sous appellation d’origine protégée, ou AOP, contribuent à maintenir les liens entre les troupeaux et leur territoire. Le lait de Tarentaise peut entrer dans la fabrication du beaufort, du reblochon, de l’abondance et de la tome des Bauges, selon leurs cahiers des charges respectifs. Il est aussi utilisé pour des produits sous indication géographique protégée, ou IGP, comme la tomme de Savoie et l’emmental de Savoie.

Observer les Tarines en Savoie et lors des présentations agricoles

En Savoie, vous pouvez observer des Tarines dans les vallées de la Tarentaise et du Beaufortain, notamment lors de visites proposées par des fermes. Leur présence en alpage dépend de la saison, de la météo et de l’organisation du troupeau. Demandez à l’éleveur où rester pour regarder la traite ou les déplacements : une ferme en activité comporte des machines, des clôtures et des animaux qui ont besoin d’espace.

Le Salon international de l’agriculture à Paris est une autre occasion de rencontrer la race, selon les animaux présentés dans l’édition concernée. Consultez le programme avant votre déplacement. En randonnée, observez les troupeaux depuis le chemin sans vous placer entre une mère et son veau. Gardez votre chien en laisse, refermez les barrières et ne donnez pas de nourriture aux bovins : leur ration et leurs déplacements sont organisés par l’éleveur.

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Questions fréquentes

Tarine et Tarentaise désignent-elles la même race ?

Oui, Tarine est le nom courant de la Tarentaise, particulièrement utilisé en Savoie. Dans le Val d’Aoste, en Italie, elle est aussi connue sous le nom de Savoiarda. Ces appellations renvoient à la même race bovine française, dont le nom officiel rappelle sa vallée d’origine.

Pourquoi les vaches montent-elles en alpage l’été ?

Les pâturages d’altitude fournissent de l’herbe pendant la belle saison. La montée des troupeaux, appelée transhumance, permet d’utiliser cette ressource tandis que certaines prairies plus basses peuvent être fauchées pour constituer les réserves d’hiver. La date de montée et la durée du séjour varient selon l’enneigement, la pousse de l’herbe et l’exploitation.

Peut-on caresser une Tarentaise rencontrée en randonnée ?

Ne cherchez pas à caresser un bovin sans l’accord de son éleveur. Une vache de plusieurs centaines de kilos peut vous bousculer en se déplaçant, et une mère peut défendre son veau. Restez à distance, ne traversez pas le troupeau et gardez votre chien en laisse pour limiter les réactions de défense.

Une vache rustique a-t-elle besoin de soins ?

Oui. La rusticité aide la Tarentaise à supporter les contraintes de l’élevage montagnard, mais elle ne la protège pas de toutes les maladies. Une vache qui ne mange plus ou présente une boiterie doit être signalée rapidement à l’éleveur. Si elle ne peut pas se relever ou respire difficilement, celui-ci doit appeler immédiatement le vétérinaire.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quel autre nom donne-t-on couramment à la Tarentaise ?
  2. 2.Quel détail aide à reconnaître une Tarentaise ?
  3. 3.À quoi correspond la lactation d’une vache ?

Sources

  1. Wikipédia, Tarentaise (race bovine) fr.wikipedia.org
  2. Races de France, fédération des organismes de sélection racesdefrance.fr
  3. Institut de l’Élevage (Idele), ressources sur l’élevage et la sélection bovine idele.fr

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