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Parthenaise

Originaire des Deux-Sèvres, la parthenaise se reconnaît à sa robe fauve-froment et à son mufle noir, bordé de poils plus clairs. Autrefois employée pour tirer les outils agricoles et produire du lait à beurre, elle est aujourd’hui élevée pour sa viande, tandis que les vaches allaitent leurs veaux.

Mis à jour le 5 min de lecture

Parthenaise
Sommaire9 parties
  1. Carte d’identité
  2. Une race de la Gâtine, nommée d’après Parthenay
  3. Une robe froment et des extrémités noires
  4. De la production de beurre à l’élevage allaitant
  5. Une relance accompagnée par la sélection
  6. Observer la parthenaise dans son berceau des Deux-Sèvres
  7. Questions fréquentes
  8. Testez-vous
  9. Sources

Carte d’identité

Race française
Origine
France (Gâtine poitevine, Deux-Sèvres)
Reconnaissance
Race bovine française suivie par l’organisme de sélection de la race parthenaise et répertoriée par Races de France.
Taille
Environ 135 à 145 cm au garrot selon le sexe : 135 cm chez les vaches, 145 cm chez les taureaux.
Poids
Environ 800 à 1 100 kg à l’âge adulte selon le sexe : autour de 800 kg chez les vaches, 1 000 à 1 100 kg chez les taureaux.
Poil
Poil court et lisse, avec un pelage dont la densité varie selon la saison.
Robes
Fauve-froment uni, clair à foncé, parfois nuancé de gris
Usage d'origine
À l’origine, lait, viande et traction agricole.
Production
viande
Effectifs
Après un fort déclin au XXe siècle, la race a retrouvé des effectifs ; elle comptait près de 40 000 vaches reproductrices en 2010, tandis que son effectif pour 2026 n’est pas vérifié.

Une race de la Gâtine, nommée d’après Parthenay

La parthenaise vient de la Gâtine poitevine, autour de Parthenay, dans les Deux-Sèvres. Au milieu du XIXe siècle, Eugène Gayot donne ce nom aux bovins fauves présents dans une large partie de l’ouest de la France, entre Loire et Gironde. Son livre généalogique, registre des origines des animaux, est créé en 1893. Elle figure alors au troisième rang des races bovines françaises par ses effectifs.

Pendant longtemps, les exploitations utilisent ses bœufs pour la traction et ses vaches pour le lait, riche en matière grasse et adapté au beurre. Après les dégâts du phylloxéra dans le vignoble charentais, certains producteurs se tournent vers cet élevage laitier. Au XXe siècle, la mécanisation, le retour des vignes et la concurrence des races laitières spécialisées réduisent sa place. Sa reconversion vers la viande s’affirme à partir des années 1970.

Une robe froment et des extrémités noires

La robe est unie, d’un fauve évoquant le froment, avec des nuances claires ou foncées, parfois grisées. Le mufle, le bord des oreilles et le toupet terminal de la queue sont noirs. Des poils plus clairs entourent les yeux et le mufle, et couvrent aussi le dessous du ventre et le bas des membres. Les cornes, lorsqu’elles sont présentes, sont courtes et dessinent un croissant.

La hauteur au garrot est d’environ 135 cm pour une vache et 145 cm pour un taureau. Les femelles adultes pèsent autour de 800 kg, contre 1 000 à 1 100 kg pour les mâles. Ces mensurations varient avec l’âge, l’alimentation et l’individu. Le squelette relativement fin et la musculature développée expliquent une partie de ses aptitudes bouchères ; le poids seul ne permet pas de les apprécier.

De la production de beurre à l’élevage allaitant

Aujourd’hui, la parthenaise est une race à viande conduite en élevage allaitant : le lait de la vache nourrit son veau, sans traite destinée à la commercialisation. Sa musculature et son squelette fin contribuent à un rendement de carcasse élevé, c’est-à-dire une proportion importante de carcasse par rapport au poids vivant. La viande se distingue par la finesse de son grain, sans qu’un rendement chiffré utilisable pour tous les animaux soit établi.

Les qualités maternelles restent recherchées : fertilité, capacité à allaiter et facilité de mise bas. Une proportion de 91 % de vêlages faciles est avancée, mais les conditions de mesure ne sont pas précisées ; ce chiffre ne garantit donc pas le déroulement d’une naissance dans un troupeau particulier. Le choix du taureau, le développement de la génisse et la surveillance comptent aussi. L’herbe et les fourrages conservés constituent la base de l’alimentation, ajustée aux besoins.

Une relance accompagnée par la sélection

Le déclin est marqué : en 1965, seuls douze éleveurs enregistrent leurs animaux au livre généalogique. En 1980, il reste 7 850 vaches parthenaises. La création de l’UPRA parthenaise en 1983 accompagne la relance autour de la production de viande. Ces repères décrivent une période historique ; ils ne doivent pas être présentés comme les effectifs de la race à la date de mise à jour de cette fiche.

Les données disponibles mentionnent 22 000 vaches en 2004, puis près de 40 000 vaches reproductrices en 2010. L’introduction de l’article reprend aussi 22 000 vaches sans date claire, ce qui invite à ne pas retenir ce nombre comme actuel. La sélection suit notamment la croissance, la musculature, le squelette et les aptitudes fonctionnelles. Elle cherche à conserver des vaches capables de nourrir leurs veaux tout en améliorant les qualités bouchères.

Observer la parthenaise dans son berceau des Deux-Sèvres

La Gâtine poitevine et les environs de Parthenay sont les premiers secteurs où chercher à observer cette race. Des troupeaux sont également élevés ailleurs en Nouvelle-Aquitaine et dans les Pays de la Loire. Pour une visite en famille, choisissez une ferme qui annonce explicitement un accueil du public et la présence de parthenaises. Contactez l’éleveur avant de vous déplacer : une exploitation en activité n’est pas un lieu de visite libre.

Le Salon international de l’agriculture peut permettre de rencontrer des éleveurs et d’observer des bovins de races françaises ; vérifiez la présence de la parthenaise dans le programme de l’édition concernée. Sur place comme à la ferme, restez dans les zones autorisées et ne nourrissez pas les animaux. Une vache accompagnée de son veau peut le défendre. Demandez l’accord du responsable avant d’approcher ou de toucher un bovin.

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Questions fréquentes

Pourquoi s’appelle-t-elle parthenaise ?

Son nom vient de Parthenay, ville des Deux-Sèvres située près de son berceau d’élevage, la Gâtine poitevine. Eugène Gayot emploie ce nom au milieu du XIXe siècle pour désigner des bovins à robe fauve de l’ouest de la France. Le livre généalogique de la race est ensuite créé en 1893.

Est-ce une vache laitière ou une vache à viande ?

Elle est aujourd’hui élevée pour la viande, dans des troupeaux allaitants : les vaches produisent du lait pour leurs veaux. Autrefois, leur lait riche en matière grasse servait notamment à fabriquer du beurre. Les bœufs travaillaient aussi aux champs. Cette ancienne race à plusieurs usages s’est spécialisée dans la production bouchère à partir des années 1970.

Comment la reconnaître dans un pré ?

Observez la robe fauve-froment, le mufle noir et les poils plus clairs autour des yeux et du nez. Le bout de la queue est également noir. Les cornes, si l’animal en porte, sont courtes et en croissant. Ces indices orientent l’identification, mais une photographie ne suffit pas toujours à distinguer un animal de race pure d’un croisé.

Peut-on caresser une parthenaise pendant une visite ?

Demandez toujours l’autorisation de l’éleveur ou du responsable de la présentation. Une vache adulte pèse autour de 800 kg et peut vous blesser par un mouvement, même sans agressivité. Ne passez pas une clôture et gardez vos distances avec une mère et son veau. Après tout contact autorisé, lavez-vous les mains à l’eau et au savon.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.De quelle région la parthenaise est-elle originaire ?
  2. 2.Que signifie « élevage allaitant » pour cette race ?
  3. 3.En quelle année le livre généalogique de la parthenaise a-t-il été créé ?

Sources

  1. Wikipédia, Parthenaise fr.wikipedia.org
  2. Races de France, fédération des organismes de sélection racesdefrance.fr
  3. Institut de l’élevage (Idele), ressources sur l’élevage et la sélection bovine idele.fr

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