Mirandaise
Originaire du Gers, la Mirandaise se reconnaît à ses aréoles rosées autour des yeux et à ses oreilles bordées de blanc. Cette vache rustique, autrefois utilisée pour les travaux agricoles dans les coteaux gascons, est aujourd’hui conservée pour préserver une race locale et sa viande.
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Sommaire9 parties
Carte d’identité
Race française- Origine
- France (Gers, Occitanie)
- Reconnaissance
- Race bovine française inscrite au catalogue des races françaises et suivie dans un dispositif de conservation géré avec l’appui de l’Institut de l’élevage.
- Taille
- Vaches : environ 138 cm au garrot ; taureaux : environ 150 cm
- Poids
- Vaches : environ 650 kg ; taureaux : environ 900 kg
- Poil
- Poil court et dense, généralement gris clair, avec des nuances saisonnières possibles.
- Robes
- gris clair, parfois nuancé de roux
- Usage d'origine
- Ancien bovin de travail dans les coteaux gascons, aujourd’hui élevé surtout pour la viande.
- Production
- viande, travail
- Effectifs
- Race locale menacée, dont les effectifs ont progressé grâce à un programme de conservation ; la documentation consultée indique environ 1 400 animaux, dont 848 femelles de tout âge, avec des chiffres variables selon la date et la source.
Une race gasconne du Gers
La Mirandaise, aussi appelée gasconne aréolée, est originaire du Gers, dans le Sud-Ouest de la France. Son nom rappelle la ville de Mirande. Elle est proche de la Gasconne des Pyrénées, originaire de l’Ariège, mais les deux populations ont conservé des caractères distincts, notamment la pigmentation rosée du contour des yeux chez la Mirandaise.
La race est rattachée au rameau gris des steppes et une tradition historique la fait descendre de bovins amenés par les Wisigoths au VIe siècle. Son livre généalogique a été ouvert en 1897. Une fusion administrative avec la Gasconne a eu lieu en 1955, sans faire disparaître la distinction entre les animaux sur le terrain.
Une robe grise et des marques reconnaissables
La Mirandaise porte une robe gris clair, parfois légèrement roussâtre. Ses muqueuses sont sombres, comme chez la Gasconne, mais le tour des yeux, la vulve et les testicules sont rosés. Le bord des oreilles est dépigmenté, ce qui explique son surnom de gasconne aréolée. Ses onglons sont noirs.
Ses cornes sont blanches avec des extrémités noires, et ses yeux sont sombres et vifs. Les vaches atteignent environ 138 cm au garrot pour 650 kg. Les taureaux mesurent autour de 150 cm et pèsent environ 900 kg. Ces valeurs sont des repères, car elles varient selon le sexe, l’âge et l’élevage.
Une ancienne bête de travail devenue allaitante
Les bœufs mirandais étaient réputés pour leur force dans les travaux des champs, y compris sur les terrains lourds et escarpés des coteaux gascons. La mécanisation agricole a changé leur rôle. La race est désormais élevée comme bovin allaitant, c’est-à-dire que les vaches nourrissent leurs veaux et que la production vise principalement la viande.
La Mirandaise est décrite comme rustique, calme et docile, avec des membres solides, un squelette bien développé et une bonne fécondité. Les vêlages sont généralement décrits comme faciles. Les élevages peuvent produire des veaux de boucherie, des broutards maigres, des vaches de réforme et des bœufs âgés de 3 à 5 ans. La viande est réputée savoureuse et peu grasse, avec une productivité inférieure à celle de races bouchères plus spécialisées.
Une conservation organisée depuis 1981
La Mirandaise a connu une forte diminution de ses effectifs. Au lancement du programme de conservation, en 1981, l’inventaire mentionnait environ 150 vaches et un seul taureau utilisé pour recueillir de la semence. Le suivi repose sur un livre généalogique, des visites d’élevages et la conservation de semences afin de maintenir une diversité génétique sur le long terme.
La documentation consultée indique une remontée à environ 1 400 animaux, dont 848 femelles de tout âge, avec une progression annoncée de 10 % par an depuis 2020. Ces nombres doivent être datés, car les recensements évoluent. La viande de Mirandaise et les bœufs gascons font aussi l’objet d’actions de valorisation locales, notamment autour du Gers et de la filière Lou Bedet pour des veaux âgés de 4 à 5 mois.
Où observer une Mirandaise
Vous pouvez chercher la Mirandaise dans le Gers, son berceau historique, auprès d’élevages qui participent à sa conservation. L’accès à une ferme n’est pas automatique : il faut vérifier au préalable si une visite est proposée et si les animaux sont visibles à la période souhaitée. Les établissements d’enseignement agricole du secteur peuvent également participer à sa présentation.
Des races locales conservées sont parfois présentées dans les salons agricoles, notamment au Salon international de l’agriculture à Paris, où un organisme commun à plusieurs races de conservation a présenté ces animaux en 2010. Les dates et les races exposées changent selon les éditions. Les fédérations d’éleveurs et les organismes de sélection sont les interlocuteurs les plus sûrs pour connaître les lieux ouverts au public.
D’autres races de vaches
SalersFrance (Auvergne, monts du Cantal)Race française
CharolaiseFrance (Charolais et Brionnais, en Bourgogne)Race française
AubracFrance (plateau de l’Aubrac, dans le sud du Massif central)Race française
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Questions fréquentes
La Mirandaise est-elle la même race que la Gasconne des Pyrénées ?
Non. Elles sont proches et partagent une origine régionale dans le Sud-Ouest, mais la Mirandaise vient du Gers et la Gasconne des Pyrénées est associée à l’Ariège. La Mirandaise se distingue notamment par le contour rosé de ses yeux et de certaines muqueuses, alors que la Gasconne possède des muqueuses noires.
Peut-on avoir une Mirandaise comme animal de compagnie ?
Cette race est un bovin d’élevage qui a besoin de pâturages, de clôtures adaptées, d’un abri, d’eau et de soins professionnels. Son calme ne suffit pas à en faire un animal domestique familial. La détention d’un bovin demande des compétences, du matériel et le respect des règles sanitaires et administratives applicables aux animaux d’élevage.
Pourquoi la Mirandaise est-elle protégée ?
Ses effectifs ont fortement diminué au XXe siècle, jusqu’à environ 150 vaches et un taureau recensés au début du programme de conservation. Un suivi généalogique, la gestion de la consanguinité et la conservation de semences ont ensuite aidé à soutenir la population. Les chiffres actuels varient selon l’année et la méthode de comptage.
Que signifie le mot « aréolée » dans son nom ?
Le terme fait référence aux zones colorées qui entourent certains orifices ou parties anatomiques. Chez la Mirandaise, le contour des yeux est rosé, comme celui de la vulve et des testicules, alors que les muqueuses restent sombres. Le bord blanc des oreilles constitue une autre marque distinctive de la race.
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Sources
- Wikipédia, « Mirandaise » fr.wikipedia.org
- Races de France, races animales françaises racesdefrance.fr
- Institut de l’élevage, ressources sur les races bovines et la conservation idele.fr
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