Camargue
Avec sa robe noire et ses cornes relevées en lyre, la Camargue, officiellement appelée Raço di biòu, vit en troupeaux dans les paysages humides du delta du Rhône. Élevée en semi-liberté, cette race bovine est liée aux courses camarguaises, où l’animal n’est pas mis à mort.
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Sommaire9 parties
Carte d’identité
Race française- Origine
- France (Camargue, en Provence et en Languedoc)
- Reconnaissance
- Race bovine française répertoriée par l’Institut de l’élevage et Races de France sous le nom « Raço di biòu ».
- Taille
- Environ 1,20 à 1,40 m au garrot, avec une moyenne de 1,20 m chez les femelles et de 1,40 m chez les mâles
- Poids
- Environ 250 à 400 kg, selon le sexe et l’individu
- Poil
- Poil court, avec une robe noire souvent luisante.
- Robes
- Noire
- Usage d'origine
- Élevage extensif et course camarguaise
- Production
- viande, loisir
- Effectifs
- 10 000 à 12 000 bovins étaient présents dans une centaine de manades sur l’ensemble de la zone Camargue en 2015 ; ce repère territorial ancien ne constitue pas un effectif actuel vérifié de la seule race.
Une race liée aux paysages du delta du Rhône
La Camargue est le berceau de cette race bovine française, dont l’élevage accompagne les zones humides du delta du Rhône. L’article Wikipédia fourni rapporte des mentions de bovins locaux dès l’époque gallo-romaine. Cette ancienneté ne permet toutefois pas d’affirmer que les animaux actuels sont restés génétiquement inchangés pendant deux millénaires. Les hypothèses détaillées sur leur ascendance asiatique ou leur parenté avec des aurochs restent à traiter avec prudence.
Dans la nomenclature des races bovines, le nom retenu est Raço di biòu. L’appellation courante « Camargue » demeure utilisée pour parler de ces bovins noirs aux cornes relevées. Leur histoire est étroitement liée à la bouvine, l’ensemble des pratiques et traditions locales autour des taureaux. Les manades, qui désignent les élevages, et les courses camarguaises ont façonné leur sélection, notamment pour leurs aptitudes à la course.
Une robe noire et des cornes dressées en lyre
La robe est noire, souvent luisante, et les muqueuses sont sombres. Les cornes remontent fortement, avec une forme décrite comme une lyre ou un gobelet. Les femelles portent elles aussi des cornes : leur présence ne suffit donc pas à reconnaître un mâle. Pour observer ces détails, utilisez des jumelles depuis un point autorisé, sans vous approcher des clôtures ni chercher à attirer les animaux.
Les femelles mesurent environ 1,20 m au garrot et les mâles 1,40 m. Le garrot correspond au sommet des épaules. Le poids indiqué se situe autour de 250 à 400 kg, avec des variations selon le sexe et l’individu. Ce format relativement léger pour un bovin contribue à son agilité, recherchée chez les animaux destinés aux courses camarguaises.
Des cocardiers et une production de viande
La course camarguaise met en présence un bovin et des raseteurs, qui tentent de saisir des attributs fixés près de ses cornes, notamment une cocarde. L’animal n’est pas mis à mort pendant cette épreuve. Les cocardiers sont des mâles castrés, sélectionnés pour leurs qualités en piste. Cette activité demande des professionnels formés : la rapidité de l’animal et ses cornes rendent toute proximité dangereuse pour une personne non encadrée.
La race participe aussi à une production de viande, notamment dans la filière AOP Taureau de Camargue. Cette appellation concerne également la race Brava et s’appuie sur un élevage extensif dans une aire géographique définie. La viande est décrite comme rouge sombre et maigre. La Raço di biòu n’est pas une race laitière spécialisée : les vaches allaitent leurs veaux, et aucun rendement laitier fiable n’est documenté.
Des effectifs anciens à distinguer du cheptel actuel
L’article cité donne deux repères historiques : 2 000 vaches et 100 taureaux utilisés en monte naturelle en 2004, puis 10 000 à 12 000 bovins dans une centaine de manades sur l’ensemble de la zone Camargue en 2015. Ces chiffres ne décrivent pas nécessairement le même périmètre. Ils ne permettent donc ni de calculer une évolution précise de la race, ni d’annoncer son effectif en 2026.
Le maintien de la race dépend de la poursuite des élevages et de l’accès aux pâturages qui les accueillent. Les traditions de la bouvine et la filière AOP Taureau de Camargue soutiennent des usages distincts de ces animaux. L’appellation protège un produit répondant à un cahier des charges ; elle ne constitue pas, à elle seule, un statut de conservation de la race. Aucun programme précis de sauvegarde n’est documenté.
Observer les manades sans entrer dans les pâtures
Vous pouvez observer ces bovins lors de visites encadrées proposées par des manades de Camargue, ou depuis certains chemins publics longeant les pâturages. Vérifiez auprès de l’éleveur ou de l’office de tourisme que la visite concerne bien la Raço di biòu, car d’autres bovins sont présents dans la région. Une visite avec un gardian permet de comprendre le rassemblement des troupeaux à cheval et les contraintes des terrains humides.
Une course camarguaise permet de voir des cocardiers dans une arène, depuis les emplacements réservés au public. Pour une sortie familiale, expliquez aux enfants qu’un bovin élevé en semi-liberté reste un animal domestique susceptible de charger. Ne franchissez jamais une clôture, ne nourrissez pas les animaux et gardez vos distances, même avec un veau. Une vache peut défendre son petit, et un animal apparemment calme peut réagir brusquement.
D’autres races de vaches
SalersFrance (Auvergne, monts du Cantal)Race française
CharolaiseFrance (Charolais et Brionnais, en Bourgogne)Race française
AubracFrance (plateau de l’Aubrac, dans le sud du Massif central)Race française
LimousineFrance (Limousin)Race française
MontbéliardeFrance (Franche-Comté)Race française
NormandeFrance (Normandie)Race française
Questions fréquentes
Le taureau de Camargue est-il un animal sauvage ?
Il appartient à une race bovine domestique, élevée en semi-liberté dans des manades. Le mot « sauvage » décrit parfois son comportement et son mode de vie, mais ne change pas son statut domestique. Les contacts rapprochés sont réservés aux professionnels. En famille, restez dans les espaces autorisés et ne pénétrez jamais dans une pâture occupée.
Les femelles ont-elles aussi des cornes ?
Oui, les vaches de cette race portent aussi des cornes, généralement relevées. Pour distinguer les sexes, les cornes seules ne suffisent pas. La taille moyenne est d’environ 1,20 m au garrot chez les femelles, contre 1,40 m chez les mâles, mais elle varie entre individus et ne permet pas toujours une identification certaine à distance.
L’animal est-il tué pendant une course camarguaise ?
Non, la course camarguaise ne comporte pas de mise à mort de l’animal. Les raseteurs cherchent à saisir des attributs, dont une cocarde, fixés près des cornes. Le cocardier est un mâle castré. Cette pratique reste dangereuse pour les participants : vous devez la regarder depuis les places du public, sans entrer en piste.
Comment les vaches élèvent-elles leurs veaux dans les manades ?
Dans cet élevage extensif, les vaches mettent généralement bas au pâturage et allaitent leurs veaux avec peu d’interventions humaines. Les éleveurs assurent néanmoins une surveillance sanitaire et peuvent apporter un complément alimentaire lorsque les ressources manquent. Si vous voyez un veau couché, ne le touchez pas : prévenez l’éleveur s’il semble blessé ou en difficulté.
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Sources
- Wikipédia, Camargue (race bovine) fr.wikipedia.org
- Races de France, portail des races et organismes de sélection racesdefrance.fr
- Institut de l’élevage, ressources sur les races bovines et les systèmes d’élevage idele.fr
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