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Aure-et-Saint-Girons

L’Aure-et-Saint-Girons, appelée localement Casta, est une vache des Pyrénées centrales reconnaissable à sa robe châtain et à ses cornes en lyre basse. Rustique, agile et bonne marcheuse, elle a longtemps fourni du lait autour de Toulouse et participé aux travaux agricoles en montagne.

Mis à jour le 4 min de lecture

Aure-et-Saint-Girons
Sommaire9 parties
  1. Carte d’identité
  2. Une race des Pyrénées centrales
  3. Une vache châtain adaptée aux pentes
  4. Du lait, du travail et une viande secondaire
  5. Une race patrimoniale à préserver
  6. Où observer cette race
  7. Questions fréquentes
  8. Testez-vous
  9. Sources

Carte d’identité

Race française
Origine
France (Pyrénées centrales)
Taille
environ 135 cm au garrot
Poids
500 à 600 kg pour la vache, 800 à 900 kg pour le taureau
Poil
Poil court à bourru selon les conditions de vie, avec une apparence parfois épaisse en montagne
Robes
châtain, brun, gris brun
Usage d'origine
Production laitière, traction animale autrefois et élevage montagnard
Production
lait, viande, travail
Effectifs
Race bovine française à très faible effectif, faisant l’objet d’un programme de sauvegarde.

Une race des Pyrénées centrales

L’Aure-et-Saint-Girons était traditionnellement élevée dans les Pyrénées centrales, du Haut Couserans en Ariège jusqu’au col d’Aspin, dans les Hautes-Pyrénées. Son aire comprenait aussi le sud de la Haute-Garonne. Cette région montagneuse a favorisé plusieurs types locaux, dont la Saint-Gironnaise, surtout appréciée pour son lait, et l’Auroise, plus charpentée et davantage utilisée pour la traction.

La Saint-Gironnaise a été décrite en 1826. À partir d’environ 1860, Oscar de Bardies, maire d’Oust, a contribué à individualiser et à préserver son type. Un standard a finalement été établi en 1902, à une époque où plusieurs races françaises commençaient à être décrites et sélectionnées plus précisément.

Une vache châtain adaptée aux pentes

La robe est châtain, avec des nuances pouvant tirer vers le gris ou le brun. Les muqueuses sont dépigmentées et les cornes dessinent une lyre basse. La vache mesure environ 135 cm au garrot et pèse généralement de 500 à 600 kg. Le taureau atteint habituellement 800 à 900 kg.

Son corps compact et son poil parfois bourru correspondent à une vie dans des conditions montagnardes exigeantes. Elle possède des membres solides, des onglons durs et une bonne agilité. Ces qualités l’aidaient à marcher sur des terrains escarpés et rocailleux, à rejoindre les estives et à travailler sur des sols légers.

Du lait, du travail et une viande secondaire

La Saint-Gironnaise était réputée pour sa production laitière. Au XIXe siècle, des laitiers de Toulouse achetaient des vaches en début de lactation dans les foires de Tarascon. Ils recherchaient des animaux capables de produire du lait tout en restant sobres et résistants après une jeunesse passée dans les conditions difficiles de la montagne.

Le lait a aussi servi à fabriquer traditionnellement la tomme de Bethmale au lait cru. La race fournissait par ailleurs des bœufs de travail, surtout dans les zones où la traction animale restait nécessaire. La production de viande existe dans l’élevage bovin, mais l’histoire de cette race met surtout en avant le lait, la rusticité et le travail.

Une race patrimoniale à préserver

L’Aure-et-Saint-Girons compte parmi les races bovines françaises à très faible effectif. L’effectif actuel n’est pas connu de façon fiable, et les effectifs peuvent varier selon les années et les méthodes de comptage. La race fait l’objet d’un programme de sauvegarde, destiné à conserver ses caractéristiques et la diversité génétique de ce patrimoine d’élevage.

La conservation concerne aussi les appellations locales et les types historiques. Saint-Gironnaise désigne le type associé au Couserans et à une aptitude laitière reconnue, tandis qu’Auroise renvoie à des animaux plus charpentés, liés notamment à la traction. La dénomination Casta rappelle directement la robe châtain de la race.

Où observer cette race

Vous pouvez chercher l’Aure-et-Saint-Girons dans les présentations consacrées aux races bovines françaises, notamment lors de certains salons agricoles ou d’animations sur le patrimoine pastoral. Sa présence dépend des années et des animaux disponibles. Le Salon international de l’agriculture à Paris présente régulièrement des races françaises, sans garantir la présence de celle-ci à chaque édition.

Des écomusées pyrénéens, fermes pédagogiques et élevages participant à la conservation des races locales peuvent également en montrer. Avant une visite, vérifiez auprès de l’établissement ou de l’organisme de sélection si des animaux Aure-et-Saint-Girons sont visibles. L’observation se fait à distance, car un bovin reste un animal puissant, même lorsqu’il paraît calme.

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Questions fréquentes

Pourquoi l’Aure-et-Saint-Girons est-elle appelée Casta ?

Casta est une appellation locale liée à la robe châtain de la race. Cette couleur rappelle celle de la châtaigne, appelée castagne en occitan. Le nom Aure-et-Saint-Girons fait référence aux territoires pyrénéens où différents types de cette population bovine étaient traditionnellement élevés.

L’Aure-et-Saint-Girons est-elle une bonne vache laitière ?

La Saint-Gironnaise, l’un des types historiques de la race, était réputée pour ses qualités laitières. Son lait alimentait autrefois les laiteries de Toulouse et servait aussi à fabriquer la tomme de Bethmale au lait cru. Les quantités de lait ne sont pas précisées.

Peut-on garder une Aure-et-Saint-Girons dans un jardin familial ?

Non, un jardin familial ne convient pas à un bovin. Cette vache a besoin de pâtures adaptées, de clôtures solides, d’un abri, d’eau et de soins suivis par un professionnel de l’élevage. Même docile, elle pèse plusieurs centaines de kilogrammes et doit être manipulée avec des installations prévues pour les bovins.

Pourquoi cette race est-elle adaptée à la montagne ?

Elle possède des onglons durs, une bonne agilité et une aptitude à marcher sur des terrains rocailleux. Sa rusticité l’aide à supporter un hivernage long et la transhumance vers les estives. Ses facilités de vêlage et ses qualités maternelles étaient également utiles dans les élevages montagnards isolés.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quelle couleur caractérise la robe de l’Aure-et-Saint-Girons ?
  2. 2.Dans quelle région cette race était-elle traditionnellement élevée ?
  3. 3.Quelle aptitude est particulièrement associée à la Saint-Gironnaise ?

Sources

  1. Wikipédia, article « Aure-et-Saint-Girons » fr.wikipedia.org
  2. Races de France, présentation des races animales françaises racesdefrance.fr
  3. Institut de l’élevage, ressources sur les races et l’élevage idele.fr
  4. INRAE, recherches sur l’agriculture et les ressources génétiques animales inrae.fr

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