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Une réserve pour toute la colonie
Une colonie d’abeilles domestiques rassemble du nectar quand les fleurs produisent beaucoup de sucre. Cette nourriture devient une réserve utilisable par les ouvrières, surtout pendant les périodes froides ou pluvieuses, lorsque les sorties sont difficiles et que les fleurs manquent. Une colonie peut alors vivre sur les provisions placées dans les rayons.
Le miel fournit principalement de l’énergie grâce à ses sucres. Le pollen apporte surtout des protéines, des lipides, des vitamines et des minéraux nécessaires à l’élevage des larves. Les abeilles ne remplacent donc pas tous leurs aliments par du miel : la colonie conserve plusieurs types de provisions.
Comment le nectar devient-il du miel ?
Une ouvrière aspire le nectar avec sa langue et le garde dans un organe appelé jabot social. De retour à la ruche, elle le transmet à une autre abeille. Des enzymes commencent à transformer certains sucres, puis les abeilles déposent le liquide dans une alvéole de cire.
Le nectar contient souvent autour de 70 à 80 % d’eau. Les abeilles le brassent et ventilent la ruche avec leurs ailes pour en faire évaporer une partie. Quand le liquide est assez concentré, souvent autour de 17 à 18 % d’eau, elles ferment l’alvéole avec une fine opercule de cire. Cette protection limite la fermentation.
Quand les abeilles mangent-elles le miel ?
Les abeilles consomment du miel toute l’année, mais la colonie en dépend davantage lorsque les fleurs sont absentes. En hiver, les ouvrières restent regroupées autour de la reine et produisent de la chaleur en faisant travailler leurs muscles. Elles puisent alors l’énergie nécessaire dans le miel stocké à proximité.
La quantité de réserve nécessaire varie selon la taille de la colonie, le climat, la durée de l’hiver et les fleurs disponibles. Les apiculteurs surveillent ces réserves et laissent aux abeilles une quantité suffisante avant toute récolte. Une colonie affaiblie ou installée dans un secteur pauvre en fleurs peut manquer de nourriture plus rapidement.
Toutes les abeilles font-elles du miel ?
Non. L’abeille domestique, élevée ou sauvage selon les populations, est connue pour fabriquer et stocker de grandes quantités de miel. De nombreuses autres espèces d’abeilles vivent seules : chaque femelle construit quelques cellules, y dépose du pollen et du nectar, puis pond un œuf avant de mourir ou de quitter le nid.
Certaines abeilles sociales, comme les bourdons, entreposent du nectar dans de petites réserves. Leur organisation et leurs provisions diffèrent de celles d’une colonie d’abeilles domestiques. Les chercheurs décrivent donc le miel comme une réserve très spécialisée chez les abeilles mellifères, avec des différences selon les espèces et les milieux.
Le saviez-vous ?
- 1.Une abeille ouvrière peut visiter plusieurs centaines de fleurs au cours d’une journée, selon la distance entre la ruche et les plantes disponibles.
- 2.La cire qui ferme les alvéoles est produite par de jeunes ouvrières grâce à des glandes situées sous leur abdomen. La colonie la réutilise pour construire et réparer les rayons.
Questions fréquentes
Pourquoi le miel ne se gâte-t-il pas rapidement ?
Le miel contient peu d’eau et beaucoup de sucres. Son acidité et sa forte concentration gênent la multiplication de nombreux microbes. Il peut toutefois absorber l’humidité de l’air et fermenter s’il est mal conservé. Gardez-le dans un pot fermé, à température ambiante.
Les abeilles fabriquent-elles du miel avec toutes les fleurs ?
Elles récoltent le nectar de nombreuses plantes, mais toutes les fleurs ne produisent pas du nectar accessible aux abeilles. La couleur, l’odeur et le goût du miel varient selon les fleurs visitées. Un miel peut venir principalement d’une plante ou de plusieurs espèces.
Une abeille peut-elle fabriquer du miel toute seule ?
Une ouvrière seule peut récolter du nectar et le transformer en partie, mais le miel résulte du travail de la colonie. Plusieurs abeilles se transmettent le nectar, le ventilent, le stockent et ferment les alvéoles. La reine et les autres ouvrières dépendent ensuite de ces réserves.
Sources
- Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, Abeilles et pollinisateurs agriculture.gouv.fr
- Office français de la biodiversité, Pollinisateurs ofb.gouv.fr
- Muséum national d’Histoire naturelle, Abeilles et insectes pollinisateurs mnhn.fr
- INRAE, Abeilles, apiculture et pollinisation inrae.fr
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