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Des bras, pas des tentacules
Chez la pieuvre, les huit appendices sont des bras. Ils portent des ventouses sur toute leur longueur et ont à peu près la même forme. Les calamars et les seiches possèdent aussi huit bras, auxquels s’ajoutent deux tentacules plus longs, utilisés pour saisir rapidement une proie.
Un plan du corps transmis par l’évolution
Les pieuvres appartiennent au groupe des céphalopodes, comme les seiches, les calamars et les nautiles. Leur lointain ancêtre possédait déjà plusieurs appendices autour de la bouche. Au cours de l’évolution, la lignée des pieuvres a conservé huit bras, tandis que d’autres céphalopodes ont suivi d’autres transformations.
Les chercheurs connaissent de nombreux fossiles et comparent les gènes des céphalopodes, mais ils ne sont pas tous d’accord sur les étapes précises qui ont conduit au nombre de huit. La réponse la plus prudente est donc que ce nombre vient d’un héritage ancien, ensuite conservé parce qu’il permettait de se déplacer, de se nourrir et d’explorer efficacement.
Des bras capables d’explorer
Chaque bras peut se plier, s’allonger et se raccourcir grâce à des muscles, sans squelette rigide. Les ventouses adhèrent aux surfaces et détectent des informations chimiques et tactiles. La pieuvre peut ainsi reconnaître une texture ou repérer une substance intéressante en touchant un objet avec ses bras.
Une grande partie des neurones de la pieuvre se trouve dans ses bras. Ils peuvent donc effectuer certains mouvements et réagir localement, pendant que le cerveau coordonne l’ensemble. Les huit bras travaillent ensemble pour marcher sur le fond, ouvrir un abri, manipuler une coquille ou retenir une proie.
Pourquoi huit plutôt que six ou dix ?
Aucune expérience ne permet aujourd’hui d’affirmer que huit est le seul nombre possible pour une pieuvre. Ce nombre fournit plusieurs points d’appui autour du corps et permet de saisir dans différentes directions, tout en restant compatible avec un animal souple qui se glisse dans les fissures.
La forme du corps s’est donc construite sur un héritage évolutif, puis a été modifiée par la sélection naturelle au fil des générations. Les pieuvres actuelles sont très diverses, mais leurs huit bras restent un trait commun du groupe, avec des longueurs, des motifs et des ventouses qui varient selon les espèces.
Le saviez-vous ?
- 1.Les ventouses d’une pieuvre peuvent sentir le contact et certaines substances chimiques, comme si ses bras participaient directement à l’exploration de son environnement.
- 2.La pieuvre possède trois cœurs et un sang bleuté. Deux cœurs envoient le sang vers les branchies, tandis que le troisième le fait circuler dans le reste du corps.
Questions fréquentes
Est-ce que les bras d’une pieuvre peuvent repousser ?
Oui, une pieuvre peut parfois régénérer une partie de son bras après une blessure, si les tissus restants sont en bon état. La repousse demande du temps et ne garantit pas toujours un bras exactement identique. Une pieuvre blessée observée dans la nature doit être signalée à un centre de soins adapté.
La pieuvre a-t-elle huit cerveaux ?
Non. Elle possède un cerveau principal, situé entre ses yeux, et de nombreux neurones répartis dans ses bras. Cette organisation permet à chaque bras de gérer une partie des mouvements et des sensations, tout en échangeant des informations avec le cerveau central.
Tous les animaux de la famille de la pieuvre ont-ils huit bras ?
Les pieuvres ont huit bras. Les seiches et les calamars ont aussi huit bras, mais ils possèdent en plus deux tentacules longs. Les nautiles ont de nombreux tentacules fins. Ces différences viennent de l’évolution de lignées de céphalopodes séparées.
Sources
- Smithsonian Ocean, Octopus ocean.si.edu
- Monterey Bay Aquarium, Giant Pacific octopus montereybayaquarium.org
- Natural History Museum, What is an octopus? nhm.ac.uk
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