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Que voir dans la nature en mai ?

En mai, la nature métropolitaine se remplit de chants, de fleurs et d’animaux occupés à se nourrir ou à élever leurs petits. Une promenade matinale permet d’observer des oiseaux migrateurs, des papillons, des amphibiens et parfois un chevreuil, à condition de rester discret et de garder ses distances.

Mis à jour le 5 min de lecture

Sommaire8 parties
  1. Les oiseaux chantent et nourrissent leurs petits
  2. Chevreuils, renards et chauves-souris restent discrets
  3. Dans les mares, la reproduction bat son plein
  4. Papillons, abeilles et libellules profitent des fleurs
  5. Une sortie familiale au fil d’un chemin et d’une mare
  6. Questions fréquentes
  7. Testez-vous
  8. Sources

Les oiseaux chantent et nourrissent leurs petits

En mai, de nombreux migrateurs sont revenus de leurs quartiers d’hiver africains ou méditerranéens. Hirondelles, martinets, coucous, fauvettes, pouillots et rossignols peuvent être présents selon la région et le milieu. Les haies, les lisières, les parcs arborés et les zones humides sont de bons endroits pour écouter. Le matin, les oiseaux chantent surtout pour défendre leur territoire et attirer un partenaire.

La reproduction est déjà commencée chez plusieurs espèces. Un adulte qui transporte une chenille ou un ver rejoint probablement un nid proche, même si celui-ci reste invisible. Observez depuis un chemin, sans vous approcher d’un nid et sans utiliser d’enregistrement pour faire réagir les oiseaux. Les jeunes récemment sortis du nid peuvent rester au sol ou dans les buissons tout en étant encore nourris.

  • Hirondelle rustique dans les villages et les prairies
  • Martinet noir au-dessus des villes et des bourgs
  • Coucou gris dans les bois et les bocages
  • Rossignol philomèle dans les fourrés, surtout à l’aube et au crépuscule
  • Guêpier d’Europe dans certaines régions méridionales

Chevreuils, renards et chauves-souris restent discrets

Les mammifères sont plus faciles à repérer aux premières heures du jour, lorsque la lumière est douce et la fréquentation humaine limitée. Le chevreuil fréquente les lisières et les prairies, tandis que le renard peut longer les chemins ou traverser une clairière. Si vous voyez un faon couché dans l’herbe, éloignez-vous calmement : sa mère se trouve souvent à proximité et revient lorsqu’elle ne perçoit plus de danger.

À la tombée de la nuit, les chauves-souris chassent les insectes au-dessus d’un étang, d’une haie ou d’une prairie. Elles sont protégées en France, comme de nombreux mammifères sauvages. Il ne faut ni les capturer ni les déplacer. Un animal sauvage blessé doit être signalé à un centre de soins pour la faune sauvage ou à l’OFB, sans tentative de traitement à domicile.

  • Chevreuil dans les lisières, prairies et bois clairs
  • Renard roux à la périphérie des villages et des cultures
  • Hérisson d’Europe dans les jardins, les haies et les parcs
  • Chauves-souris au-dessus des points d’eau après le coucher du soleil

Dans les mares, la reproduction bat son plein

Les mares, fossés en eau et petits étangs abritent encore des têtards, des pontes et parfois des tritons. Les grenouilles vertes se repèrent à leur chant sonore, tandis que les crapauds et les tritons restent souvent cachés dans la végétation ou sous l’eau. La période exacte varie avec l’altitude, la température et les pluies du printemps.

Une mare se découvre depuis la berge, avec des chaussures qui ne glissent pas et sans entrer dans l’eau. Ne déplacez ni ponte, ni têtard, ni triton vers une autre mare, car cela peut transmettre des maladies et perturber les populations locales. Les amphibiens sauvages sont protégés pour plusieurs espèces et leur capture est interdite lorsqu’elle concerne une espèce protégée.

  • Grenouille verte, reconnaissable à ses appels sonores près des mares
  • Crapaud commun, souvent actif au crépuscule et après la pluie
  • Triton palmé ou triton alpestre dans les mares favorables
  • Libellules émergentes près des roselières et des eaux calmes

Papillons, abeilles et libellules profitent des fleurs

En mai, les fleurs de prairie, les aubépines, les pissenlits et les plantes des jardins attirent de nombreux insectes. Vous pouvez observer des abeilles sauvages, des syrphes, des bourdons, des papillons de jour et les premiers coléoptères. Les syrphes ressemblent parfois à des guêpes, mais leurs adultes se nourrissent de nectar et ne possèdent pas de dard.

Les papillons se repèrent plus facilement lorsque le soleil réchauffe les végétaux, avec une activité souvent réduite par le vent ou la pluie. Regardez les fleurs, les feuilles et les lisières plutôt que de poursuivre un insecte. Une photo prise sans flash permet de garder une trace de l’observation. Les insectes ne doivent pas être capturés pour une collection familiale.

  • Aurore sur les prairies et les lisières fleuries
  • Citron sur les chemins, jardins et clairières
  • Bourdons sur les fleurs riches en nectar
  • Syrphes près des ombellifères et des massifs fleuris
  • Libellules autour des mares et des étangs

Une sortie familiale au fil d’un chemin et d’une mare

Choisissez une boucle courte d’environ deux kilomètres, dans un espace autorisé, avec une haie, une prairie et un point d’eau. Partez le matin avec des vêtements discrets, des chaussures adaptées, une paire de jumelles si vous en avez et un carnet. Fixez trois objectifs d’observation : repérer cinq chants, compter les insectes sur une fleur pendant une minute et chercher des traces de mammifères.

Restez sur les chemins balisés, tenez le chien en laisse lorsque la réglementation le demande et refermez les barrières après votre passage. Une famille peut noter la date, la météo, le lieu et l’espèce supposée, puis comparer ses observations avec un guide fiable ou un programme de sciences participatives. Ne cueillez aucune plante dans une réserve et ne dérangez jamais une colonie ou un site de reproduction.

  • Écouter cinq minutes sans parler, puis noter les chants entendus
  • Observer une même fleur pendant une minute sans la toucher
  • Chercher empreintes, crottes ou poils sur les passages boueux
  • Photographier à distance les animaux et les plantes
  • Emporter ses déchets et vérifier les règles du site visité

Questions fréquentes

Que faire si je trouve un jeune oiseau au sol en mai ?

Observez-le à distance avant d’intervenir. Un jeune déjà emplumé peut être au stade de l’envol et ses parents continuent de le nourrir. Éloignez les chiens et les chats. S’il est blessé, très faible ou peu emplumé, contactez rapidement un centre de soins pour la faune sauvage, sans lui donner à boire ou à manger.

Peut-on toucher un faon trouvé dans une prairie ?

Non. Le faon reste souvent immobile et sans odeur pour échapper aux prédateurs, tandis que sa mère se nourrit à proximité. Quittez la zone sans le photographier de près. Appelez un centre de soins uniquement s’il est manifestement blessé ou en danger immédiat, par exemple sur une route.

Comment observer les amphibiens sans leur nuire ?

Restez sur la berge, utilisez une lampe peu puissante et évitez de toucher les animaux ou les pontes. Ne transportez jamais d’eau, de têtards ou de tritons vers une autre mare. Les bottes et les épuisettes peuvent aussi transmettre des agents infectieux entre sites.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.À quel moment les chants d’oiseaux sont-ils souvent les plus nombreux en mai ?
  2. 2.Que faut-il faire devant un faon couché seul dans l’herbe ?
  3. 3.Quel insecte peut ressembler à une guêpe sans posséder de dard ?

Sources

  1. Office français de la biodiversité, La faune sauvage ofb.gouv.fr
  2. LPO, Découvrir la nature et les oiseaux lpo.fr
  3. SFEPM, Société française pour l’étude et la protection des mammifères sfepm.org
  4. Vigie-Nature, observatoires de la biodiversité vigienature.fr

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