Pipistrelle commune
Avec ses 3 à 8 grammes, la pipistrelle commune est une des plus petites chauves-souris de France. Elle chasse au crépuscule au-dessus des jardins, des rues, des haies et des étangs, souvent près des habitations.
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Pipistrellus pipistrellus
- En France
- Préoccupation mineureLa pipistrelle commune est classée en préoccupation mineure (LC) sur la Liste rouge des mammifères continentaux de France métropolitaine. Comme toutes les chauves-souris présentes en France, elle est protégée par la réglementation française : sa capture, sa destruction et la dégradation de ses sites de reproduction ou de repos sont interdites. Elle n’est pas une espèce chassable.
- Taille
- Corps de 3,5 à 5 cm, envergure d’environ 18 à 24 cm, poids généralement compris entre 3 et 8 g. Les mesures varient selon le sexe, la saison et les individus.
- Où le voir
- Elle est présente dans presque toute la France métropolitaine, des plaines aux secteurs de moyenne montagne. Elle fréquente les villages, les villes, les lisières, les haies, les boisements, les parcs, les prairies et les abords des rivières ou des étangs. Elle peut loger dans les fissures des murs, sous les toitures ou derrière des volets.
- Quand
- Observez-la surtout de mars à octobre, lorsque les insectes volent en abondance, entre le coucher du soleil et les premières heures de la nuit. En hiver, elle ralentit fortement son activité et se réfugie dans des endroits frais, calmes et à l’abri du gel.
Sommaire7 parties
Reconnaître la pipistrelle commune
Cette petite chauve-souris possède un pelage brun à brun foncé sur le dos, plus clair dessous, de petites oreilles triangulaires et un museau court. Ses ailes, étroites et souples, lui permettent de changer rapidement de direction entre les arbres et les bâtiments. En vol, sa silhouette paraît souvent plus petite que celle d’un moineau.
La pipistrelle commune ressemble à la pipistrelle de Kuhl, très répandue elle aussi. La forme de la bordure claire de l’aile peut aider les spécialistes, mais l’identification fiable demande souvent l’examen en main ou l’analyse des ultrasons. Pour une observation familiale, retenez surtout sa très petite taille et son vol vif à quelques mètres du sol.
Un animal des villes et des campagnes
Elle s’installe dans des cavités étroites : fentes d’un mur, espace sous une tuile, coffrage de volet, joint de dilatation ou derrière un bardage. Une ouverture de quelques centimètres peut suffire. Les colonies de mise bas regroupent généralement des femelles, qui se rassemblent dans un abri chaud au printemps et en été.
Pour se nourrir, elle recherche les zones où les insectes se concentrent : bordures d’étangs, rivières, haies, lisières, éclairages publics et jardins. Les lampes attirent certains insectes, mais un éclairage permanent peut aussi perturber les déplacements et l’accès aux gîtes. Une mosaïque de végétation et d’eau lui convient mieux qu’un espace entièrement éclairé et minéralisé.
Une chasse au sonar
La pipistrelle commune émet des ultrasons, inaudibles pour la plupart des personnes, puis interprète leur écho pour repérer les insectes. Ses cris de chasse se situent généralement autour de 45 kHz, avec des variations selon la situation. Un détecteur à ultrasons peut rendre ces sons audibles sous forme de cliquetis ou de crépitements.
Elle mange surtout de petits insectes volants, notamment des moustiques, des moucherons, des petits papillons de nuit et des insectes aquatiques émergents. L’accouplement a lieu en automne, tandis que la gestation est décalée par l’hivernage des spermatozoïdes. Les femelles mettent généralement bas un seul jeune, parfois deux, au début de l’été.
Indices de présence
Le signe le plus facile à observer est un vol rapide et irrégulier au crépuscule, souvent répété au même endroit. Une pipistrelle peut tourner autour d’un arbre, d’un lampadaire ou d’un point d’eau en capturant de minuscules insectes. Elle ne s’accroche pas aux cheveux et ne cherche pas à toucher les personnes.
Des crottes friables peuvent s’accumuler sous un gîte. Elles ressemblent à de petits grains noirs et contiennent souvent des fragments brillants d’insectes. Contrairement aux déjections de rongeurs, elles s’émiettent facilement entre deux doigts, mais il vaut mieux éviter de les manipuler et se laver les mains après tout contact avec un abri animal.
Les menaces et les moyens de la protéger
La disparition des gîtes, les travaux réalisés pendant la période de mise bas, la fermeture des fissures et l’éclairage nocturne réduisent les possibilités d’abri et de chasse. Les collisions routières, les chats et la baisse du nombre d’insectes ajoutent des risques locaux. Les chauves-souris se reproduisent lentement, avec peu de jeunes chaque année, ce qui ralentit le rétablissement d’une colonie.
Avant de rénover une toiture, un mur ou un volet, recherchez des indices de présence entre le printemps et la fin de l’été et demandez conseil à une association naturaliste ou à un service compétent. Conservez une petite ouverture si elle ne met pas le bâtiment en danger, évitez les travaux dans un gîte occupé et éteignez les lumières inutiles près des haies, arbres et points d’eau.
Questions fréquentes
La pipistrelle commune peut-elle s’installer dans une maison ?
Oui. Elle peut utiliser une fente sous une tuile, un coffre de volet, un mur creux ou un bardage. Une colonie présente en été ne signifie pas que le bâtiment est dégradé. Avant de boucher l’ouverture, demandez conseil, car la destruction d’un gîte occupé est interdite.
Peut-on installer un nichoir pour cette chauve-souris ?
Oui, un gîte artificiel peut compléter les abris naturels, surtout sur un mur ou un arbre dégagé, à plusieurs mètres du sol et à l’abri des pluies dominantes. Il doit rester accessible et ne doit pas être traité avec un produit toxique. La présence d’un nichoir ne garantit pas une occupation.
La pipistrelle commune est-elle dangereuse pour les enfants ?
Elle évite les personnes et ne cherche pas le contact. Comme tout mammifère sauvage, elle peut toutefois mordre si on la saisit. Ne la prenez jamais à mains nues. Après une morsure ou une griffure, lavez immédiatement la zone et appelez le 15 ou le 112 pour connaître la conduite à tenir.
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Dans l’encyclopédieLa fiche mondiale : Pipistrelle commune
Sources
- UICN France, La Liste rouge des espèces menacées en France uicn.fr
- MNHN, Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) inpn.mnhn.fr
- Office français de la biodiversité, Les espèces protégées ofb.gouv.fr
- Légifrance, Arrêté du 23 avril 2007 fixant la liste des mammifères terrestres protégés sur l’ensemble du territoire et les modalités de leur protection legifrance.gouv.fr
Mis à jour le . Les statuts nationaux suivent la Liste rouge de la France (Comité français de l’UICN, MNHN, OFB)
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