Blaireau européen
Le blaireau européen vit dans les bois, les haies et les campagnes de France métropolitaine. Surtout actif la nuit, il se reconnaît à son masque noir et blanc, à son corps trapu et à ses longues griffes qui lui servent à creuser.
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- En France
- Préoccupation mineureLe blaireau européen est classé « préoccupation mineure » (LC) sur la Liste rouge nationale des mammifères de France métropolitaine. Il n’est pas une espèce protégée, mais il figure parmi les espèces de gibier chassables. Les périodes, les méthodes et les conditions de chasse sont encadrées par la réglementation nationale et par des arrêtés préfectoraux.
- Taille
- Son corps mesure généralement 60 à 90 cm, avec une queue de 12 à 19 cm. Le poids varie souvent de 8 à 20 kg selon la saison, le sexe, l’âge et les ressources disponibles. Il prend davantage de réserves à l’automne.
- Où le voir
- On le trouve dans la plupart des régions de France métropolitaine, des plaines atlantiques aux reliefs boisés des Vosges, du Jura, du Massif central, des Alpes et des Pyrénées. Il fréquente les forêts, les bocages, les talus, les lisières, les vergers et les coteaux, à condition que le sol permette de creuser.
- Quand
- Observez-le surtout de la tombée de la nuit aux premières heures du matin, principalement de mars à octobre. Les soirées douces et peu ventées sont favorables. Restez immobile à distance d’un terrier ou d’un passage, sans éclairer directement l’animal ni vous approcher de son gîte.
Sommaire7 parties
Reconnaître le blaireau européen
Le blaireau possède un corps bas et puissant, des pattes courtes et une tête allongée. Deux bandes noires partent du museau, traversent les yeux et remontent vers les oreilles, tandis que le dessus de la tête et le dos sont gris. Le ventre est sombre. Les doigts portent de longues griffes adaptées au creusement.
Un adulte mesure souvent la longueur d’un grand chien, mais sa silhouette reste plus basse et plus compacte. Sa démarche paraît lourde lorsqu’il marche, puis il peut trotter rapidement. Le masque facial permet de le distinguer du chien viverrin, absent de nombreuses régions et doté d’une allure plus ronde.
Un terrier dans un sol facile à creuser
Le blaireau installe son terrier dans un talus, une pente boisée, une haie épaisse ou une lisière. Il recherche un sol meuble, souvent sablonneux ou limoneux, qui permet de creuser plusieurs galeries. Un même terrier peut comporter de nombreuses entrées et être utilisé pendant des décennies, avec des périodes d’entretien variables.
Les sorties sont souvent entourées de petits monticules de terre, de feuilles ou de litière fraîche. Le terrier peut se trouver près d’un verger, d’une prairie ou d’un champ, car ces milieux fournissent des vers de terre et d’autres aliments. La présence d’un terrier ne prouve pas qu’un blaireau est dehors en journée.
Une vie familiale surtout nocturne
Le blaireau vit souvent en groupe familial, avec un couple et de jeunes individus, même si certains adultes restent solitaires. Son régime alimentaire varie selon la saison : vers de terre, insectes, petits rongeurs, amphibiens, fruits, graines et charognes peuvent compléter les ressources disponibles.
Les accouplements peuvent avoir lieu à plusieurs périodes, mais le développement de l’embryon est retardé. Les naissances surviennent généralement en hiver ou au début du printemps, avec souvent deux à cinq petits. Les jeunes restent plusieurs semaines au terrier avant de suivre progressivement les adultes lors des sorties nocturnes.
Repérer ses traces sans le déranger
Les empreintes montrent cinq doigts disposés en éventail, avec des griffes souvent visibles devant les coussinets. La patte avant laisse une marque large, tandis que la patte arrière peut se poser en partie sur l’empreinte précédente. Dans la boue, les traces mesurent généralement quelques centimètres et forment une piste assez droite.
D’autres indices sont utiles : des trous de recherche dans la pelouse, des touffes d’herbe retournées, des latrines creusées en petites fosses et des coulées régulières dans la végétation. Pour observer, utilisez des jumelles depuis un chemin public et ne touchez ni les petits ni l’entrée du terrier.
Des dangers liés aux routes et aux terriers
Les collisions routières constituent un danger fréquent, surtout au printemps et en automne, lorsque les déplacements augmentent. La disparition des haies, l’urbanisation des lisières et le dérangement des terriers réduisent aussi les possibilités d’abri. Les travaux de terrassement peuvent obstruer une galerie ou séparer un terrier de ses zones d’alimentation.
Même sans statut d’espèce protégée, un terrier occupé ne doit pas être bouché, dégradé ou fouillé par curiosité. Dans un jardin, laissez une haie ou une bande de végétation tranquille, évitez les éclairages dirigés vers les sorties et signalez les passages réguliers près d’une route à la commune ou aux services compétents.
Questions fréquentes
Le blaireau est-il dangereux pour une famille ?
Il cherche généralement à fuir et n’attaque pas les promeneurs. Un animal acculé, blessé ou manipulé peut toutefois mordre. Gardez au moins plusieurs mètres de distance, retenez votre chien et ne tentez jamais de capturer un blaireau à mains nues.
Que mange le blaireau européen ?
Les vers de terre occupent une place importante dans son alimentation, surtout lorsque le sol est humide. Il consomme aussi des insectes, des larves, des petits vertébrés, des fruits, des graines et parfois des animaux morts. La part de chaque aliment change selon la saison et le milieu.
Peut-on attirer un blaireau dans son jardin ?
Il vaut mieux éviter de le nourrir. La nourriture déposée près des maisons peut modifier ses déplacements, attirer des chiens ou des sangliers et favoriser les conflits de voisinage. Un jardin calme, une haie et un sol non traité lui sont plus utiles qu’un point de nourrissage.
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Dans l’encyclopédieLa fiche mondiale : Blaireau européen
Sources
- UICN France, La Liste rouge nationale des espèces menacées en France uicn.fr
- MNHN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
- Office français de la biodiversité, Les espèces chassables ofb.gouv.fr
- Légifrance, Code de l’environnement legifrance.gouv.fr
Mis à jour le . Les statuts nationaux suivent la Liste rouge de la France (Comité français de l’UICN, MNHN, OFB)
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