Chamois
Le chamois est un ongulé des montagnes reconnaissable à ses cornes noires, courtes et recourbées vers l’arrière. En France métropolitaine, il vit surtout dans les Alpes, le Jura et les Vosges, avec des populations présentes dans certains massifs où il a été réintroduit.
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Rupicapra rupicapra
- En France
- Préoccupation mineureLe chamois est classé en préoccupation mineure (LC) sur la Liste rouge nationale des mammifères de France métropolitaine. Il n’est pas une espèce protégée au niveau national et figure parmi les espèces chassables, avec des périodes et des conditions fixées par la réglementation et les arrêtés préfectoraux. Certaines populations peuvent bénéficier de mesures locales de gestion ou de protection.
- Taille
- Longueur du corps d’environ 110 à 135 cm, hauteur au garrot de 70 à 85 cm et poids généralement compris entre 25 et 50 kg. Les mâles sont souvent plus lourds que les femelles, mais le poids varie selon le sexe, l’âge, la saison et le massif.
- Où le voir
- Observez-le principalement dans les Alpes, le Jura et les Vosges, entre les forêts d’altitude, les pentes rocheuses, les éboulis et les pelouses alpines. Il est aussi présent dans certains secteurs du Massif central à la suite de réintroductions. Dans les Pyrénées, l’animal ressemblant au chamois est généralement l’isard, une autre espèce, Rupicapra pyrenaica.
- Quand
- La fin du printemps et l’été permettent de le repérer sur les pelouses et les pentes ouvertes, souvent tôt le matin ou en fin de journée. En hiver, il descend vers des secteurs boisés où il trouve davantage d’abris et de végétation. Les jumelles sont indispensables pour éviter de s’approcher.
Sommaire7 parties
Reconnaître le chamois
Le chamois possède un pelage brun, plus sombre en hiver et plus clair en été. Une bande foncée traverse sa face, du museau vers les yeux et les oreilles. Ses cornes, présentes chez les deux sexes, mesurent généralement 15 à 25 cm et se terminent par un crochet recourbé vers l’arrière.
Sa silhouette est adaptée aux pentes raides : les sabots ont des bords durs qui accrochent la roche et une partie centrale plus souple qui améliore l’adhérence. Le chevreau porte souvent un pelage plus contrasté et reste près de sa mère pendant ses premiers mois.
Des pentes rocheuses aux forêts d’altitude
Le chamois fréquente une mosaïque de milieux montagnards. Il se repose dans les zones rocheuses, se nourrit sur les pelouses et utilise les forêts d’altitude pour se mettre à l’abri du vent, de la neige ou des dérangements. En été, il peut monter au-delà de 2 000 mètres dans les Alpes, selon le relief et les conditions locales.
En hiver, la neige réduit l’accès aux plantes et augmente l’effort nécessaire pour se déplacer. L’animal recherche alors des pentes moins enneigées, des lisières et des versants exposés au soleil. Les secteurs calmes sont particulièrement importants lorsque les réserves alimentaires sont faibles.
Une vie en hardes et un jeune par an
Les femelles et les jeunes vivent souvent en hardes, tandis que les mâles adultes peuvent rester seuls une grande partie de l’année. Le rut a lieu principalement en octobre et novembre. Les mâles se poursuivent, se défient et surveillent les femelles, avec des affrontements qui peuvent provoquer des blessures.
Après une gestation d’environ 170 jours, la femelle met généralement bas un chevreau entre mai et juin. Le jeune se tient debout peu après la naissance et suit sa mère sur les pentes. Le chamois se nourrit d’herbes, de feuilles, de bourgeons et, en hiver, de végétaux plus ligneux, de mousses ou de lichens disponibles.
Indices à repérer sans le déranger
Les empreintes du chamois montrent deux doigts allongés et séparés, avec des bords nets adaptés aux sols rocheux. Dans la boue ou la neige, les deux pinces peuvent s’écarter, ce qui laisse une trace plus large. Les sabots arrière marquent parfois le sol derrière les empreintes avant.
Ses crottes se présentent sous forme de petites billes sombres, souvent regroupées dans les lieux de repos. Sur les troncs ou les branches basses, des poils peuvent rester accrochés. En automne, les frottements des mâles contre la végétation peuvent aussi laisser des traces de poils et d’écorce déplacée.
Préserver le calme des massifs
Le chamois supporte mal les dérangements répétés dans les zones de repos et pendant les périodes où la nourriture est rare. La randonnée hors sentier, le ski de randonnée, les chiens non tenus et la recherche d’images à courte distance peuvent provoquer des fuites coûteuses en énergie, surtout en hiver.
Les routes, les clôtures et l’urbanisation fragmentent certains habitats. La chasse est encadrée par des règles de gestion qui varient selon les territoires. Pour limiter la pression, restez sur les itinéraires autorisés, gardez votre chien près de vous, utilisez des jumelles et ne nourrissez jamais un animal sauvage.
Questions fréquentes
Le chamois et l’isard sont-ils le même animal ?
Non. Le chamois correspond à Rupicapra rupicapra, présent notamment dans les Alpes, le Jura et les Vosges. L’isard des Pyrénées appartient à Rupicapra pyrenaica. Les deux espèces se ressemblent, mais elles ont une histoire évolutive et une répartition différentes.
Peut-on approcher un chamois pour le photographier ?
Il faut rester à distance et utiliser des jumelles ou un téléobjectif. Un chamois qui cesse de brouter, relève la tête ou se déplace à cause de votre présence est déjà trop dérangé. Reculez calmement, gardez votre chien près de vous et laissez-lui une voie de fuite.
Que mange le chamois en hiver ?
Il consomme les végétaux encore accessibles, notamment des herbes sèches, des feuilles, des bourgeons, des rameaux, des mousses et des lichens. La neige l’oblige à choisir des versants moins recouverts et à réduire ses déplacements pour économiser son énergie.
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Dans l’encyclopédieLa fiche mondiale : Chamois
Sources
- MNHN, Inventaire national du patrimoine naturel, fiches espèces et répartition inpn.mnhn.fr
- UICN France, Liste rouge des espèces menacées en France uicn.fr
- Office français de la biodiversité, réglementation et connaissance de la faune sauvage ofb.gouv.fr
- Service-Public.fr, chasse et réglementation de la chasse service-public.fr
Mis à jour le . Les statuts nationaux suivent la Liste rouge de la France (Comité français de l’UICN, MNHN, OFB)
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