Lézard des murailles
Le lézard des murailles est un petit reptile très répandu en France métropolitaine. Il aime les pierres, les vieux murs et les talus ensoleillés, où il chasse de petits insectes en profitant de la chaleur.
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Podarcis muralis
- En France
- Préoccupation mineureL’espèce est classée en préoccupation mineure (LC) sur la Liste rouge nationale des reptiles de France métropolitaine. Elle est protégée en France par la réglementation concernant les reptiles protégés : la capture, la mutilation, la destruction et la détention des individus sont interdites, sauf dérogation. Elle n’est pas une espèce chassable.
- Taille
- En général 15 à 20 cm de longueur totale, queue comprise, avec des individus pouvant approcher 22 cm. La queue représente souvent environ les deux tiers du corps.
- Où le voir
- On le trouve dans la plupart des régions de France métropolitaine, notamment dans les zones rocheuses, les murets, les jardins, les cimetières, les carrières, les talus ferroviaires et les lisières bien exposées. Il manque ou devient plus local dans les secteurs très froids et les milieux intensivement cultivés. Il est fréquent dans le Sud, l’Ouest, le Centre et les reliefs bien ensoleillés, jusqu’à des altitudes variables selon le climat.
- Quand
- Observez-le surtout de mars à octobre, avec un maximum d’activité d’avril à septembre. Il sort souvent en fin de matinée et dans l’après-midi, lorsque les pierres sont chaudes, puis réduit son activité par temps froid, couvert ou pluvieux.
Sommaire7 parties
Reconnaître le lézard des murailles
Son corps mesure souvent 6 à 8 cm sans la queue, avec une tête assez large, des pattes fines et une longue queue qui peut repousser après une perte. Le dos varie du brun au gris ou au beige. Les flancs portent fréquemment une bande sombre irrégulière et le ventre peut être blanc, jaune, orange ou rosé selon les individus.
Le mâle présente souvent des couleurs plus contrastées au printemps, avec des flancs verdâtres ou bruns et des taches noires. La femelle et les jeunes sont généralement plus discrets. Pour le distinguer d’un lézard vivipare, observez le milieu : le lézard des murailles préfère les surfaces minérales sèches et très ensoleillées, tandis que le lézard vivipare fréquente davantage les herbes fraîches et les landes humides.
Des pierres chauffées par le soleil
Les murs de pierres sèches, les tas de rochers, les fissures de façades anciennes et les bordures de chemins lui servent à la fois de poste de chauffe et d’abri. Une fissure étroite peut le protéger d’un oiseau, d’un chat ou d’une température trop basse.
Il recherche une mosaïque de lieux : une surface exposée au soleil, des creux où se cacher et une végétation basse abritant des insectes. Les rénovations qui bouchent toutes les fissures, le rejointoiement complet des vieux murs et la disparition des pierres peuvent réduire les refuges disponibles.
Une vie réglée par la température
Comme tous les reptiles, il dépend de la chaleur extérieure pour réchauffer son corps. Après quelques minutes au soleil, il peut partir chasser des araignées, des mouches, des chenilles, des coléoptères et d’autres petits invertébrés. En cas de danger, il se glisse dans une fente ou abandonne sa queue, qui peut repousser, souvent avec une forme et une couleur différentes.
La reproduction a lieu au printemps. La femelle pond généralement quelques œufs, souvent deux à dix par ponte, dans une fissure, sous une pierre ou dans un sol meuble. Selon la température et la région, les jeunes apparaissent après plusieurs semaines d’incubation. Dans les secteurs les plus chauds, une seconde ponte peut exister.
Indices de présence
Le signe le plus facile à repérer reste l’animal lui-même, immobile sur une pierre ou un mur puis disparu en une fraction de seconde. Une petite fente orientée vers le soleil, régulièrement utilisée, peut présenter des traces de passage ou de poussière déplacée.
Ses crottes sont de petits cylindres foncés, souvent terminés par une pointe blanche correspondant à l’acide urique. Elles mesurent généralement quelques millimètres. Une mue translucide, une peau fine abandonnée dans une fissure, peut aussi révéler sa présence, même lorsque le lézard reste caché.
Les menaces dans les villages et les jardins
La destruction des murets, le rebouchage des cavités et l’artificialisation des talus diminuent les abris. Les pesticides réduisent les insectes dont il se nourrit et peuvent l’exposer à des substances dangereuses. Les chats domestiques capturent aussi des lézards, surtout les jeunes, même lorsqu’ils disposent d’un jardin riche en végétation.
Les travaux sur les murs et les toitures doivent être menés avec attention pendant la période d’activité, de mars à octobre. Conserver quelques fissures, des pierres empilées sans mortier et une végétation basse permet de maintenir des zones de chauffe et des cachettes. Un mur colonisé ne doit pas être démoli ou modifié sans vérifier les enjeux liés aux espèces protégées.
Questions fréquentes
Le lézard des murailles est-il dangereux pour les enfants ?
Non. Il ne possède pas de venin et cherche généralement à fuir. Il peut mordre si on le saisit, mais cette situation est rare. Apprenez aux enfants à l’observer sans le toucher, car sa capture et sa détention sont interdites pour une espèce protégée.
Peut-on installer un lézard des murailles dans son jardin ?
Non. Il ne faut pas capturer un individu ni le déplacer depuis un autre endroit. Pour rendre un jardin accueillant, gardez des pierres au soleil, des fissures, une végétation basse et une zone sans pesticides. Les lézards présents s’installent ensuite seuls si le milieu leur convient.
À quelle période faut-il éviter de refaire un vieux mur ?
La prudence est nécessaire de mars à octobre, lorsque les lézards sont actifs et peuvent utiliser les fissures pour se chauffer, se cacher ou pondre. Avant un rejointoiement ou une démolition, demandez un avis à l’OFB ou à une structure naturaliste, car l’espèce est protégée.
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Dans l’encyclopédieLa fiche mondiale : Lézard des murailles
Sources
- MNHN et OFB, Inventaire national du patrimoine naturel, espèces et réglementation inpn.mnhn.fr
- UICN France, Liste rouge des espèces menacées en France uicn.fr
- OFB, Les espèces protégées ofb.gouv.fr
- Légifrance, textes réglementaires relatifs à la protection des reptiles en France métropolitaine legifrance.gouv.fr
Mis à jour le . Les statuts nationaux suivent la Liste rouge de la France (Comité français de l’UICN, MNHN, OFB)
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