Lapin de garenne
Le lapin de garenne vit dans les paysages où alternent herbes basses, broussailles et sols meubles pour creuser son terrier. En France métropolitaine, ses populations ont fortement diminué dans de nombreux secteurs, même si l’espèce reste visible localement.
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Oryctolagus cuniculus
- En France
- Quasi menacéeLe lapin de garenne est classé quasi menacé (NT) sur la Liste rouge nationale des mammifères continentaux de France. Il n’est pas une espèce protégée et figure parmi les espèces de gibier chassables, avec des périodes et des règles fixées par la réglementation nationale et les arrêtés préfectoraux. Sa chasse peut donc être encadrée localement.
- Taille
- Corps de 35 à 45 cm, oreilles de 7 à 9 cm, poids généralement compris entre 1,2 et 2 kg. Les femelles et les individus des différentes régions peuvent présenter des différences de taille.
- Où le voir
- On le rencontre dans une grande partie de la France métropolitaine, notamment dans les plaines agricoles, les coteaux, les landes, les lisières, les dunes et certains espaces périurbains. Il recherche les terrains bien drainés où les herbes rases voisinent avec des haies, des ronciers ou des buissons. Il manque dans les zones très boisées, les secteurs fortement urbanisés et les terres cultivées sans abri.
- Quand
- Observez-le surtout à l’aube et au crépuscule, lorsque la lumière baisse et que la température est plus douce. Le printemps et l’été facilitent les rencontres, car les jeunes sortent davantage et la végétation fournit une nourriture abondante. En journée, il reste souvent immobile près d’un terrier ou sous un couvert végétal.
Sommaire7 parties
Reconnaître le lapin de garenne
Le lapin de garenne possède un corps trapu, une fourrure brun gris mêlée de noir et un ventre plus clair. Sa petite queue blanche se voit lorsqu’il fuit. Ses oreilles sont plus courtes que celles d’un lièvre et restent souvent dressées quand il surveille son environnement.
Lorsqu’il court, il avance par bonds rapides et peut changer brusquement de direction. Le lièvre est généralement plus grand, avec des oreilles aux extrémités noires et des pattes arrière plus longues. Le lapin de garenne se distingue aussi par sa tendance à vivre en groupe autour d’un réseau de terriers.
Un terrier dans un paysage en mosaïque
Le terrier est creusé dans un sol meuble, souvent sur un talus, une pente sableuse ou une bordure de haie. Plusieurs entrées peuvent être reliées par des galeries, mais toutes les cavités ne sont pas forcément occupées au même moment. Les zones proches sont entretenues par le pâturage et le grignotage des herbes.
L’espèce a besoin de secteurs ouverts pour se nourrir et de végétation dense pour se cacher. Les friches, les talus herbeux, les bandes enherbées et les lisières lui sont favorables lorsqu’ils restent reliés entre eux. Le débroussaillage complet, le labour répété et la disparition des haies réduisent ces possibilités.
Une vie sociale autour des terriers
Le lapin de garenne vit en groupes sociaux organisés autour d’un territoire et de terriers communs. Il communique par des odeurs, des postures et des frappements des pattes arrière. En cas de danger, un individu peut taper le sol pour alerter les autres.
La reproduction peut avoir lieu pendant une grande partie de l’année lorsque les conditions sont favorables, avec un maximum d’activité au printemps. Après environ un mois de gestation, la femelle met au monde plusieurs lapereaux dans une chambre tapissée de poils. Les jeunes naissent nus et les yeux fermés, puis sortent progressivement du nid.
Son alimentation repose surtout sur des herbes, des feuilles et des plantes basses. Comme d’autres lagomorphes, il réingère une partie de ses premières crottes, les cæcotrophes, afin de récupérer des nutriments produits lors de la digestion.
Les indices à chercher
Les crottes du lapin de garenne sont de petites billes rondes, sèches et brunâtres, souvent regroupées près des terriers, des passages ou des zones de repos. Elles sont généralement plus petites que celles du lièvre, mais la taille seule ne suffit pas toujours pour identifier l’animal.
Sur un sol meuble, cherchez les entrées de terrier, les coulées entre les buissons et les zones où l’herbe est coupée très court. Des tiges sectionnées net, des feuilles grignotées et des touffes de poils près d’une ouverture peuvent compléter les indices.
Approchez-vous lentement et restez à distance des terriers. Un lapin qui se plaque au sol ou qui tape du pied vous a repéré, même si vous ne le voyez pas encore clairement.
Pourquoi ses effectifs diminuent
La disparition des haies, des friches et des talus réduit les abris et fragmente les groupes. Les cultures intensives, le broyage fréquent de la végétation et la circulation routière peuvent aussi supprimer des zones de repos ou interrompre les déplacements entre terriers.
La maladie hémorragique virale du lapin et la myxomatose provoquent des mortalités parfois importantes. Ces maladies circulent entre lapins, notamment par contact indirect ou par des insectes vecteurs pour la myxomatose. Les variations de sécheresse, de froid ou de disponibilité de l’herbe peuvent aggraver les périodes difficiles.
La protection des bandes enherbées, des haies basses et des coteaux peu entretenus aide à maintenir des refuges. Les aménagements doivent conserver des passages entre les secteurs favorables, car une petite parcelle isolée accueille rarement une population durable.
Questions fréquentes
Le lapin de garenne est-il le même animal que le lapin domestique ?
Ils appartiennent à la même espèce, Oryctolagus cuniculus. Les lapins domestiques descendent de populations de lapins de garenne sélectionnées par l’élevage. Un lapin abandonné ne sait pas forcément trouver sa nourriture ni éviter les dangers, et doit être confié à une association ou à un refuge, jamais relâché dans la nature.
Comment distinguer un lapin de garenne d’un lièvre ?
Le lapin de garenne est plus petit et plus trapu, avec des oreilles relativement courtes sans pointe noire nette. Il vit près de terriers et se déplace souvent dans une végétation basse. Le lièvre est plus grand, possède de longues oreilles aux extrémités noires et se repose généralement dans une dépression peu profonde appelée gîte.
Peut-on toucher un lapereau trouvé seul ?
Il vaut mieux ne pas le toucher. Un jeune lapin peut rester caché pendant que sa mère se nourrit, et son absence apparente ne signifie pas qu’il est abandonné. Éloignez les animaux domestiques et observez à distance. Contactez un centre de soins si le jeune est froid, blessé, couvert de mouches ou exposé à un danger.
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Dans l’encyclopédieLa fiche mondiale : Lapin de garenne
Sources
- UICN France, La Liste rouge des espèces menacées en France uicn.fr
- MNHN et OFB, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
- Office français de la biodiversité, Les espèces et les milieux ofb.gouv.fr
- Service-Public.fr, Chasse et réglementation de la chasse service-public.fr
Mis à jour le . Les statuts nationaux suivent la Liste rouge de la France (Comité français de l’UICN, MNHN, OFB)
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