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Faune de Francemammifère

Hérisson d’Europe

Le hérisson d’Europe fréquente les haies, les jardins, les lisières et certains parcs urbains de France métropolitaine. Actif surtout la nuit, il se reconnaît à son dos couvert de piquants, à son museau mobile et à sa démarche basse.

Mis à jour le

Hérisson d'Europe

Erinaceus europaeus

En France
Préoccupation mineureLe hérisson d’Europe est classé en préoccupation mineure (LC) sur la Liste rouge nationale des mammifères continentaux, selon l’évaluation UICN France, MNHN et OFB. Il est une espèce protégée en France métropolitaine par l’arrêté du 23 avril 2007 : sa capture, sa détention, sa destruction et celle de ses abris sont interdites. Il n’est pas une espèce chassable.
Taille
Longueur du corps : environ 20 à 30 cm. Poids : souvent 500 g à 1,2 kg avant l’hibernation, avec de fortes variations selon l’âge, la saison et l’état de santé. Les piquants mesurent généralement 2 à 3 cm.
Où le voir
Il est présent dans la plupart des régions de France métropolitaine, des plaines atlantiques aux vallées alpines et aux zones méditerranéennes. Cherchez-le dans les jardins reliés par des passages, les haies, les talus, les vergers, les lisières, les prairies et les cimetières végétalisés. Les grands espaces agricoles très ouverts lui conviennent moins.
Quand
Observez-le entre le crépuscule et le milieu de la nuit, surtout d’avril à octobre, lorsque les températures permettent son activité. Il ralentit fortement en hiver et hiberne dans un nid de feuilles, d’herbes sèches et de mousse. Une sortie en plein jour peut signaler un animal dérangé, affaibli ou en difficulté, surtout s’il reste immobile.
Sommaire7 parties
  1. Reconnaître le hérisson d’Europe
  2. Ses milieux de vie en France
  3. Alimentation, reproduction et hibernation
  4. Indices et observations
  5. Les menaces qui le concernent
  6. Questions fréquentes
  7. Sources

Reconnaître le hérisson d’Europe

Son dos et ses flancs portent plusieurs milliers de piquants brun clair et blancs, qui remplacent les poils sur cette partie du corps. Le ventre est couvert de poils souples, généralement gris brun. La tête se termine par un museau pointu, avec de petits yeux sombres, de petites oreilles arrondies et un nez très mobile.

Lorsqu’il se sent menacé, il contracte un anneau de muscles qui lui permet de se mettre en boule. Les piquants se dressent alors dans toutes les directions. Un jeune hérisson ressemble déjà à l’adulte, mais son corps est plus petit et ses piquants sont souvent plus clairs et plus souples.

Il se distingue du porc-épic, absent de la faune sauvage française métropolitaine, par sa petite taille et ses piquants courts. Le hérisson ne lance pas ses piquants. Il peut souffler, grogner ou effectuer de petits bonds brusques pour décourager un prédateur.

Ses milieux de vie en France

Le hérisson recherche une mosaïque de milieux : une haie pour se cacher, une pelouse ou une prairie pour chercher des proies, puis un tas de feuilles ou de branches pour dormir. Les jardins voisins peuvent former un territoire favorable si les clôtures laissent un passage au ras du sol.

Il utilise aussi les lisières forestières, les vergers, les friches, les parcs et les jardins urbains. Il évite les secteurs entièrement minéralisés et les parcelles traitées intensivement, où les abris et les invertébrés sont moins nombreux. Les routes, les tondeuses et les débroussailleuses fragmentent cependant ses déplacements.

Un jardin accueillant ne doit pas être complètement propre en hiver. Une zone de feuilles sèches, un tas de branches stable et une végétation variée fournissent des abris. Il faut éviter de déplacer un tas de bois ou de feuilles entre l’automne et le printemps sans vérifier la présence éventuelle d’un animal.

Alimentation, reproduction et hibernation

Le hérisson se nourrit principalement d’invertébrés : vers de terre, larves, chenilles, coléoptères, limaces et escargots. Il peut aussi consommer de petits vertébrés, des œufs ou des fruits tombés au sol. Son odorat et son ouïe l’aident à repérer ses proies dans la litière, car sa vue est moins performante.

Les accouplements ont lieu surtout au printemps et en été. Après environ cinq semaines de gestation, la femelle met généralement au monde quatre à six petits, parfois davantage selon les sources et les portées. Les jeunes naissent avec des piquants souples sous la peau, puis quittent progressivement le nid après quelques semaines.

L’hibernation commence lorsque le froid réduit les ressources disponibles, souvent entre novembre et mars, avec des variations selon la région et la météo. Le hérisson alterne parfois des périodes de sommeil et de réveil. Un nid déplacé peut exposer l’animal au froid, à la déshydratation ou à des prédateurs.

Indices et observations

Ses empreintes montrent généralement cinq doigts, mais elles sont difficiles à voir sur un sol sec. Dans la boue ou la terre meuble, elles mesurent souvent 2 à 3 cm de long et apparaissent près des haies, des passages sous les clôtures et des points d’eau. Les traces sont parfois accompagnées de petits sillons laissés par le ventre.

Les crottes sont cylindriques, sombres et souvent brillantes lorsqu’elles contiennent des fragments d’insectes. Elles mesurent habituellement quelques centimètres. Leur présence près d’une haie ou d’une pelouse indique un passage récent, sans permettre de connaître à elle seule le nombre de hérissons présents.

Un bruit de feuilles froissées, de petits reniflements ou de pas rapides peut révéler sa présence après la tombée de la nuit. Pour observer sans le déranger, restez à distance, utilisez une lumière faible et ne le poursuivez jamais. Les vidéos prises avec un appareil à détection de mouvement permettent un suivi plus discret.

Les menaces qui le concernent

La circulation routière tue de nombreux hérissons lorsqu’ils traversent pour rejoindre un jardin, une haie ou un point d’eau. Les débroussailleuses, les tondeuses et les feux de tas de feuilles peuvent aussi blesser ou tuer des individus cachés. Les clôtures infranchissables isolent les jardins et compliquent l’accès à la nourriture.

La disparition des haies, l’artificialisation des sols, la réduction des insectes et l’emploi de produits toxiques diminuent les ressources disponibles. Les granulés anti-limaces peuvent être dangereux s’ils contiennent des substances toxiques ou si l’animal consomme des limaces contaminées. Laisser une végétation diversifiée favorise les invertébrés dont il dépend.

En France, le statut LC indique que l’espèce n’est pas considérée comme menacée à l’échelle de l’évaluation nationale, mais cette catégorie ne signifie pas que chaque population locale se porte bien. Les dangers sont plus forts dans les secteurs très urbanisés, très routiers ou pauvres en haies.

Questions fréquentes

Peut-on garder un hérisson trouvé dans son jardin ?

Non. Le hérisson d’Europe est une espèce protégée en France métropolitaine. Sa détention par un particulier est interdite, même si l’animal paraît jeune ou habitué à la présence humaine. En cas de blessure ou de détresse, contactez un centre de soins pour la faune sauvage, qui pourra organiser sa prise en charge.

Faut-il donner à manger à un hérisson dans son jardin ?

Un hérisson sauvage en bonne santé trouve normalement ses proies seul. Évitez le lait, le pain, les aliments salés et les restes de table. Une coupelle d’eau peu profonde peut être utile par temps chaud, à condition de la nettoyer régulièrement et de la placer à l’abri des risques de noyade.

Pourquoi voit-on parfois un hérisson en plein jour ?

Une observation diurne isolée ne permet pas de conclure à une urgence : une femelle peut chercher de la nourriture et un animal peut changer d’abri. En revanche, un hérisson immobile, désorienté, blessé, très maigre ou couvert de mouches doit être signalé rapidement à un centre de soins pour la faune sauvage.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.À quel moment le hérisson d’Europe est-il généralement le plus actif ?
  2. 2.Quel aménagement aide le plus un hérisson à circuler entre deux jardins ?
  3. 3.Que faut-il faire face à un hérisson blessé ?

Dans l’encyclopédieLa fiche mondiale : Hérisson d’Europe

Sources

  1. UICN France, Liste rouge des espèces menacées en France uicn.fr
  2. MNHN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
  3. Office français de la biodiversité, faune sauvage et espèces protégées ofb.gouv.fr
  4. LPO, conseils pour aider la faune sauvage lpo.fr

Mis à jour le . Les statuts nationaux suivent la Liste rouge de la France (Comité français de l’UICN, MNHN, OFB)

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