Coccinelle à sept points
La coccinelle à sept points est l’un des coléoptères les plus familiers de France métropolitaine. Ses élytres rouges portent généralement sept taches noires, et ses larves consomment de nombreux pucerons dans les jardins, les prairies et les cultures.
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Coccinella septempunctata
- En France
- Préoccupation mineureLa coccinelle à sept points est classée en préoccupation mineure (LC) dans les évaluations nationales disponibles. Elle n’est pas une espèce protégée en France, n’est pas chassable et ne fait pas l’objet d’une réglementation particulière concernant sa capture ou sa détention. Les règles générales restent applicables dans les espaces protégés et pour les espèces réellement protégées.
- Taille
- Environ 5 à 8 mm de long. Les femelles sont souvent un peu plus grandes que les mâles, et la couleur rouge peut varier du jaune orangé au rouge vif. Les sept taches noires sont réparties sur les deux élytres, avec une tache commune près du haut du dos.
- Où le voir
- Dans toute la France métropolitaine, des plaines jusqu’à plusieurs étages montagnards. Elle fréquente les jardins, les haies, les prairies, les lisières, les friches, les cultures et les parcs. Elle peut aussi se trouver sur les balcons végétalisés, dès qu’il y a des plantes portant des pucerons et des endroits pour passer l’hiver.
- Quand
- De mars ou avril jusqu’à l’automne, surtout par temps doux, sec et ensoleillé. Les adultes se déplacent sur les feuilles et les tiges pendant la journée. En automne, ils recherchent un abri sous les feuilles mortes, dans l’écorce, les fissures de murs ou les herbes sèches, puis restent peu actifs durant l’hiver.
Sommaire7 parties
Reconnaître la coccinelle à sept points
Son corps bombé mesure généralement moins d’un centimètre. Les élytres, qui sont les ailes antérieures durcies des coléoptères, sont rouges ou orangés et portent trois taches noires sur chaque côté, plus une tache centrale située près de la jonction des deux élytres. La tête est noire, avec deux petites taches blanches derrière les yeux.
La larve ne ressemble pas à l’adulte : elle est allongée, sombre, couverte de petites excroissances et marquée de taches orangées. Elle se déplace sur les feuilles en recherchant des pucerons. Une larve peut en consommer plusieurs dizaines au cours de son développement, selon la température et la quantité de proies disponible.
Un insecte des plantes à pucerons
La présence de pucerons guide souvent la coccinelle vers une plante. On peut l’observer sur les rosiers, les fèves, les orties, les arbres fruitiers, les céréales et de nombreuses plantes sauvages. Elle utilise aussi les haies et les bandes herbeuses pour se déplacer entre deux zones riches en proies.
En hiver, les adultes se regroupent parfois dans un abri sec, sous des feuilles, dans une touffe d’herbe ou une fente protégée du vent. Un jardin très nettoyé jusqu’au sol réduit ces refuges. Laisser une partie des feuilles mortes et des tiges sèches favorise donc les sites d’hivernage.
Cycle de vie et alimentation
Après l’accouplement, la femelle pond de petits groupes d’œufs jaunes sur des feuilles proches d’une colonie de pucerons. Les larves éclosent en quelques jours lorsque les conditions sont favorables. Elles grandissent par plusieurs mues, puis se fixent à une feuille ou à une tige pour effectuer leur transformation en adulte.
Les adultes et les larves mangent surtout des pucerons, mais aussi d’autres petits insectes ou acariens selon les occasions. À la belle saison, plusieurs générations peuvent se succéder. Les adultes consomment également du nectar, du pollen et parfois des liquides sucrés produits par les pucerons, appelés miellat.
Indices d’observation
Une coccinelle adulte se repère facilement sur le dessus des feuilles, surtout lorsqu’elle se déplace lentement au soleil. Les larves se tiennent souvent au milieu des pucerons et laissent parfois derrière elles des exuvies, c’est-à-dire des enveloppes abandonnées après une mue. Une chrysalide jaune et noire fixée sur une feuille signale une transformation en cours.
Lorsqu’elle se sent menacée, elle peut rentrer ses pattes et rester immobile. Elle peut aussi libérer une petite goutte jaune orangé au goût désagréable, un moyen de défense appelé réflexe de saignement. Il vaut mieux l’observer sans la toucher, car ses pattes et ses ailes sont fragiles.
Menaces et rôle dans les jardins
La coccinelle à sept points reste commune, mais elle subit les effets de la disparition des haies, de la tonte répétée, de l’élimination des plantes sauvages et de l’emploi d’insecticides. Les traitements qui ciblent les pucerons peuvent tuer directement les larves et les adultes, tout en supprimant leur nourriture.
Elle peut être confondue avec la coccinelle asiatique, Harmonia axyridis, dont les formes et le nombre de taches varient beaucoup. Ces deux espèces peuvent vivre dans les mêmes milieux. Une coccinelle trouvée dans une maison n’a généralement pas besoin d’être éliminée : placez-la doucement dans un abri extérieur frais et sec si elle s’y est égarée.
Questions fréquentes
La coccinelle à sept points est-elle dangereuse pour les enfants ou les animaux domestiques ?
Non. Elle ne possède pas de dard et ne cherche pas à mordre. Sa sécrétion jaune peut avoir un goût désagréable, mais elle ne présente pas de risque habituel lors d’une observation avec les mains propres. Il faut éviter de la faire avaler à un animal de compagnie et se laver les mains après manipulation.
Comment distinguer sa larve de celle de la coccinelle asiatique ?
La distinction n’est pas toujours fiable sans photographie détaillée. La larve de la coccinelle à sept points est sombre, avec des marques orangées et des excroissances. La larve asiatique montre souvent des zones orangées plus marquées sur les côtés, mais ses dessins varient beaucoup. Le nombre de taches de l’adulte ne suffit pas toujours.
Faut-il acheter des coccinelles pour lutter contre les pucerons ?
Dans un jardin familial, il vaut mieux favoriser les populations locales en supprimant les insecticides et en gardant des refuges. Les lâchers commerciaux peuvent introduire une autre espèce ou des individus provenant d’élevage. Observez d’abord les feuilles : des larves déjà présentes indiquent que la lutte biologique naturelle est en cours.
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Dans l’encyclopédieLa fiche mondiale : Coccinelle à sept points
Sources
- MNHN, Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) inpn.mnhn.fr
- LPO, Biodiversité au jardin lpo.fr
Mis à jour le . Les statuts nationaux suivent la Liste rouge de la France (Comité français de l’UICN, MNHN, OFB)
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