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La coccinelle à sept points (Coccinella septempunctata)
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Coccinella septempunctata

Coccinelle à sept points

Coccinella septempunctata

Aussi appelé Coccinelle à sept taches

Avec ses élytres rouges marqués de sept taches noires, la coccinelle à sept points fréquente les jardins, les prairies et les cultures de France. Ses larves dévorent elles aussi les pucerons, ce qui en fait une alliée des jardiniers. Cette espèce largement répartie n’a pas été évaluée à l’échelle mondiale par la Liste rouge de l’UICN.

Statut
Non évaluéepopulation inconnue
Taille
5 à 8 mm de longueur du corps chez l’adulte
Poids
De l’ordre de quelques dizaines de milligrammes chez l’adulte, variable selon l’individu et son alimentation
Longévité
Généralement autour d’un an dans la nature, parfois jusqu’à deux ans
Régime
InsectivoreLes larves et les adultes mangent surtout des pucerons, avec parfois d’autres petits arthropodes ; les adultes consomment aussi du pollen et du nectar.
Mode de vie
Diurne, généralement solitaire, regroupée pendant l’hivernage
Famille
Coccinellidés (Coccinellidae), ordre des Coléoptères (Coleoptera)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Europe, Afrique du Nord et grande partie de l’Asie ; introduite en Amérique du Nord

Où vit la coccinelle à sept points ?

Milieux ouverts riches en végétation et en pucerons : prairies, jardins, cultures, haies et lisières, de la plaine à la montagne.

Principales régions : France, Royaume-Uni, Allemagne, Maroc, Turquie, Inde, Chine, États-Unis (introduite).

  • Europe
  • Afrique
  • Asie
  • Amérique du Nord et centrale
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître la coccinelle à sept points ?
  2. Où vit la coccinelle à sept points ?
  3. Que mange-t-elle au jardin ?
  4. Comment passe-t-elle l’hiver ?
  5. Comment grandissent les jeunes coccinelles ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître la coccinelle à sept points ?

L’adulte possède un corps bombé de 5 à 8 mm, avec deux élytres rouges ou rouge orangé. Ces pièces rigides protègent les ailes utilisées pour voler. Chaque élytre porte trois taches noires ; la septième, près de la tête, chevauche leur jonction. La tête et le pronotum, la plaque située derrière elle, sont noirs avec des marques blanches.

La larve ressemble à un petit animal allongé, gris sombre, avec six pattes et des marques orangées. Elle ne possède ni coque rouge ni ailes. Pour identifier un adulte, regardez l’ensemble du dessin : d’autres coccinelles peuvent avoir sept taches. Chez cette espèce, leur disposition caractéristique compte davantage que le seul nombre.

Où vit la coccinelle à sept points ?

Son aire naturelle couvre l’Europe, l’Afrique du Nord et une grande partie de l’Asie. Elle a aussi été introduite en Amérique du Nord pour lutter contre les pucerons et s’y est établie. Elle fréquente surtout les milieux ouverts, notamment les prairies, les champs, les talus et les jardins, ainsi que les haies et les lisières.

En France métropolitaine, elle est largement présente, y compris en Corse. Cherchez-la du printemps à l’automne sur les tiges portant des colonies de pucerons, par exemple celles des rosiers, des fèves ou des orties. Une journée douce et ensoleillée facilite l’observation. En hiver, les adultes se cachent dans la végétation sèche, la litière ou des fissures abritées.

Que mange-t-elle au jardin ?

Les pucerons constituent l’essentiel de son alimentation. La larve les saisit avec ses mandibules, les pièces qui lui servent à mordre, puis les mange. L’adulte chasse également sur les feuilles et les tiges. Selon sa taille, la température et la disponibilité des proies, une coccinelle peut consommer plusieurs dizaines de pucerons dans une journée.

Lorsque les pucerons deviennent rares, les adultes peuvent compléter leur nourriture avec du pollen ou du nectar. Ils capturent aussi occasionnellement d’autres petits arthropodes. Leur présence aide à limiter certaines colonies de pucerons, sans garantir leur disparition : l’efficacité dépend du nombre de prédateurs, de la croissance des proies et des conditions du jardin.

Comment passe-t-elle l’hiver ?

Pendant la belle saison, elle marche sur les plantes et vole pour rejoindre de nouvelles zones de nourriture. Au décollage, ses élytres se soulèvent et libèrent deux ailes membraneuses repliées dessous. Elle est surtout active le jour ; lorsque la température baisse, ses déplacements ralentissent, comme chez beaucoup d’insectes dont l’activité dépend de la chaleur extérieure.

À l’approche de l’hiver, les adultes gagnent des abris où ils peuvent se regrouper. Ils entrent en diapause, une période de repos qui réduit fortement leur activité et retarde la reproduction. Si vous trouvez un groupe dans des feuilles sèches, laissez son abri en place : le transporter dans une maison chauffée peut interrompre ce repos.

Comment grandissent les jeunes coccinelles ?

Après l’accouplement, la femelle dépose des œufs jaunes, souvent groupés sous une feuille près d’une colonie de pucerons. Elle peut en pondre plusieurs centaines au cours de sa période de reproduction, avec de fortes variations selon la nourriture et les conditions. Les œufs éclosent après quelques jours, généralement autour d’une semaine lorsque la température est favorable.

La larve traverse quatre stades de croissance et change de peau entre eux. Après environ deux à quatre semaines, elle se fixe à un support et devient une nymphe, un stade immobile où se forme l’adulte. Le cycle de l’œuf à l’adulte prend souvent quatre à six semaines, mais le froid ou le manque de nourriture le prolongent.

Le saviez-vous ?

  • 1.Les sept points apparaissent dès le stade adulte et n’augmentent pas avec les anniversaires : ils ne donnent aucune indication sur l’âge.
  • 2.Lorsqu’elle est dérangée, elle peut libérer un liquide jaunâtre aux articulations des pattes. Ce liquide contient des substances qui découragent certains prédateurs.
  • 3.À sa sortie de la nymphe, l’adulte est pâle et sa cuticule est encore souple. La couleur et les taches se précisent en quelques heures.
  • 4.Introduite en Amérique du Nord comme auxiliaire agricole, elle peut y entrer en compétition avec des coccinelles indigènes pour la nourriture.

Ce qui menace la coccinelle à sept points

  • Insecticides au jardin

    Certains insecticides tuent directement les larves et les adultes, ou réduisent leurs proies. Traiter une plante couverte de pucerons peut donc aussi éliminer les coccinelles qui s’y nourrissent.

  • Disparition des refuges

    La suppression des haies, des bandes herbeuses et de la végétation sèche réduit les lieux de chasse et d’hivernage. Le nettoyage complet d’un jardin en automne peut retirer des abris occupés.

  • Concurrence entre coccinelles

    La coccinelle asiatique peut partager ses proies et consommer des œufs ou des larves d’autres coccinelles. L’effet sur la coccinelle à sept points varie selon les régions et ne permet pas d’affirmer un déclin mondial.

Protéger la coccinelle à sept points

  • Statut en FranceCette espèce n’est pas protégée au niveau national en France et ne dispose pas d’une catégorie de menace dans une liste rouge nationale française. L’absence d’évaluation ne signifie pas qu’une population locale est à l’abri des changements de son habitat.
  • Statut internationalElle n’a pas été évaluée dans la Liste rouge mondiale de l’UICN et n’est pas inscrite aux annexes de la CITES. Son statut mondial est donc « non évaluée », et non « préoccupation mineure ».
  • Préserver les auxiliairesLa conservation des haies, des bordures herbeuses et des refuges hivernaux favorise sa présence. La réduction des traitements insecticides préserve aussi les autres prédateurs de pucerons, comme les larves de syrphes et de chrysopes.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Le nombre de points indique-t-il son âge ?

Non. Les sept taches font partie du dessin de l’adulte et restent présentes au cours de sa vie. Elles apparaissent lorsque sa coloration se met en place après la sortie de la nymphe. D’autres espèces portent deux, dix ou davantage de points, avec parfois des variations entre individus.

La coccinelle à sept points peut-elle mordre ?

Elle possède des mandibules pour manger ses proies et peut exceptionnellement pincer la peau lorsqu’on la manipule. Cela reste généralement bénin. Laissez-la monter seule sur une feuille pour la déplacer sans la serrer. Son liquide défensif jaunâtre peut tacher : évitez de vous frotter les yeux après l’avoir touchée et lavez-vous les mains.

Comment reconnaître sa larve sur un rosier ?

Cherchez un petit insecte allongé, gris sombre, avec six pattes près de la tête et des marques orangées. Il marche parmi les pucerons et les capture. Plusieurs coccinelles ont des larves ressemblantes : une photographie nette aide à l’identification. Évitez de l’enlever simplement parce qu’elle n’a pas l’apparence ronde et rouge d’un adulte.

Faut-il rentrer une coccinelle trouvée en hiver ?

Si elle repose dans un abri extérieur, laissez-la sur place et protégez son refuge des travaux. La chaleur d’une pièce peut la réveiller alors que la nourriture manque dehors. Si elle a été déplacée accidentellement, remettez-la près de son lieu de découverte, dans un abri extérieur sec et protégé, sans la déposer à découvert.

Est-elle menacée en France ?

Elle reste largement présente en France métropolitaine, mais sa tendance nationale n’est pas établie ici par une évaluation de liste rouge. Elle n’est pas protégée au niveau national. Les insecticides et la perte de refuges peuvent néanmoins affecter les populations locales ; conserver des haies et une végétation variée constitue un geste utile.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Que vous apprennent les sept points de cette coccinelle ?
  2. 2.Quel est le principal aliment de ses larves ?
  3. 3.Quel geste aide les adultes à passer l’hiver au jardin ?

Autour de cet animal

Pour aller plus loin

Sources

  1. Inventaire national du patrimoine naturel (MNHN), fiche de Coccinella septempunctata et données françaises inpn.mnhn.fr
  2. The Wildlife Trusts, Seven-spot ladybird wildlifetrusts.org
  3. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species, recherche des évaluations mondiales iucnredlist.org
  4. Wikipédia, Coccinella septempunctata fr.wikipedia.org

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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