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Abeille noire

L’abeille noire est une sous-espèce d’abeille domestique originaire d’une grande partie de l’Europe occidentale, dont la France métropolitaine. Elle se reconnaît souvent à son corps sombre, à ses bandes abdominales brunes et à son vol actif autour des fleurs par temps doux.

Mis à jour le

Apis mellifera mellifera

En France
La sous-espèce Apis mellifera mellifera n’a pas de catégorie de menace attribuée dans la Liste rouge nationale des espèces sauvages, qui ne fournit pas un statut de conservation simple pour les populations domestiques et leurs lignées locales. Elle n’est pas une espèce protégée au titre de la faune sauvage, ni une espèce chassable ou réglementée par la CITES ; l’apiculture reste soumise aux règles sanitaires et à la déclaration annuelle des ruches.
Taille
Une ouvrière mesure généralement 12 à 15 mm, un mâle autour de 14 à 16 mm et une reine environ 15 à 20 mm. Les dimensions varient selon la lignée et les conditions d’élevage. L’abeille noire paraît souvent plus trapue et plus sombre que certaines abeilles domestiques importées.
Où le voir
On la rencontre dans toutes les régions métropolitaines, près des ruchers, des vergers, des jardins, des prairies fleuries et des lisières forestières. Les populations dites locales subsistent notamment dans des secteurs ruraux, des îles et des espaces où des apiculteurs conservent des colonies adaptées au climat régional. Une abeille observée sur une fleur ne permet toutefois pas d’identifier sa sous-espèce avec certitude.
Quand
Observez-la d’avril à octobre, surtout entre 9 heures et 17 heures par temps sec, calme et doux. L’activité diminue sous environ 12 à 15 °C, par vent fort ou sous la pluie. Au printemps, les fruitiers et les pissenlits attirent de nombreuses ouvrières ; en été, cherchez-les sur les ronces, les lavandes, les trèfles et les plantes sauvages fleuries.
Sommaire7 parties
  1. Reconnaître l’abeille noire
  2. Un insecte lié aux fleurs et aux cavités
  3. La vie organisée d’une colonie
  4. Les indices à observer sans déranger
  5. Les pressions sur l’abeille noire
  6. Questions fréquentes
  7. Sources

Reconnaître l’abeille noire

L’abeille noire possède un thorax couvert de poils gris-bruns et un abdomen sombre, souvent marqué de bandes brunes peu contrastées. Son corps est plus trapu que celui d’une guêpe et porte des poils visibles. Les ouvrières ont des corbeilles à pollen sur les pattes arrière, de petites zones garnies de poils où elles transportent le pollen vers la ruche.

Une abeille seule sur une fleur ne suffit pas pour identifier Apis mellifera mellifera : plusieurs lignées d’abeilles domestiques se ressemblent et les croisements sont fréquents. La guêpe a généralement une taille plus fine, une séparation nette entre le thorax et l’abdomen, ainsi que des couleurs jaunes et noires plus vives. Évitez de capturer l’insecte pour l’examiner.

Un insecte lié aux fleurs et aux cavités

Dans la nature, une colonie peut occuper une cavité d’arbre, une fissure de mur ou un autre abri protégé de la pluie. En apiculture, elle vit dans une ruche composée de cadres où les ouvrières construisent des rayons de cire. Les butineuses visitent les fleurs dans un rayon souvent inférieur à quelques kilomètres, avec des distances qui augmentent lorsque les ressources proches manquent.

Les paysages favorables associent des floraisons échelonnées, des points d’eau peu profonds et des zones abritées du vent. Les haies, les prairies, les talus fleuris et les vergers apportent du nectar et du pollen à des périodes différentes. Une pelouse tondue très régulièrement fournit peu de nourriture, même lorsqu’elle paraît verte.

La vie organisée d’une colonie

Une colonie réunit une reine, des ouvrières et, à la belle saison, des mâles appelés faux-bourdons. La reine pond les œufs ; les ouvrières nourrissent les larves, construisent les rayons, nettoient la ruche, régulent la température et gardent l’entrée. Les mâles participent à la reproduction et disparaissent généralement avant l’hiver, quand les ressources deviennent rares.

Une ouvrière change de tâche avec l’âge : elle commence par s’occuper du couvain, puis travaille à l’intérieur avant de sortir butiner. Elle transporte du nectar, du pollen, de l’eau et parfois de la propolis. Le nectar est transformé en miel et stocké dans les rayons ; le pollen apporte surtout des protéines au développement des larves.

Les indices à observer sans déranger

Une abeille couverte de pollen, des allers-retours réguliers devant une ruche et des fleurs visitées par de nombreux insectes signalent une activité de butinage. Près d’un arbre creux ou d’un mur, un essaim suspendu en grappe peut apparaître au printemps ou au début de l’été, souvent après la division naturelle d’une colonie. Il ne faut pas le toucher ni le vaporiser.

Les rayons de cire, les opercules blancs qui ferment les réserves et l’odeur douce du miel sont des indices réservés aux ruches observées par un apiculteur équipé. À quelques mètres d’une colonie, restez calme, évitez les gestes brusques et ne bloquez pas la trajectoire des abeilles. Une abeille qui tourne autour de vous cherche souvent son chemin, mais une ruche proche demande davantage de distance.

Les pressions sur l’abeille noire

Les colonies subissent plusieurs facteurs qui se cumulent : le varroa, acarien parasite, les virus associés, la disette florale, certains pesticides, les épisodes de sécheresse et les hivers ou printemps très changeants. Le frelon asiatique peut capturer des ouvrières devant les ruches et affaiblir une colonie lorsque la pression de prédation devient forte.

La conservation de la lignée noire dépend aussi du maintien de colonies locales et de la limitation des croisements non suivis avec d’autres sous-espèces. Dans un jardin, la diversité des fleurs et l’absence de traitements insecticides réduisent les difficultés alimentaires. Une colonie sauvage installée dans un mur ne doit pas être détruite sans avis d’un apiculteur, car elle peut être déplacée lorsque la situation le permet.

Questions fréquentes

L’abeille noire est-elle dangereuse pour les enfants ?

Elle ne cherche généralement pas à piquer lorsqu’elle butine seule. Le risque augmente près d’une ruche, d’un essaim ou si l’insecte est écrasé. Apprenez aux enfants à observer à distance, sans agiter les bras, souffler dessus ni marcher pieds nus dans les fleurs.

Comment distinguer une abeille noire d’une guêpe ?

L’abeille noire est plus velue et son abdomen présente souvent des bandes brunes peu contrastées. La guêpe paraît plus lisse, plus fine à la taille et plus jaune. Les couleurs varient toutefois selon les espèces, les lignées et la lumière ; une photographie nette aide davantage qu’une observation rapide.

Puis-je installer une ruche dans mon jardin ?

Oui, sous réserve de respecter les règles locales d’implantation et les distances prévues par les textes et, parfois, par un arrêté préfectoral ou municipal. Toute personne détenant une ou plusieurs ruches doit déclarer son rucher chaque année. Informez-vous auprès de votre préfecture et du ministère de l’Agriculture avant l’installation.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quel rôle est principalement assuré par les ouvrières ?
  2. 2.À quelle période l’observation des abeilles est-elle généralement la plus facile ?
  3. 3.Quel geste aide les abeilles dans un jardin ?

Sources

  1. Muséum national d’Histoire naturelle, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
  2. UICN France, Liste rouge des espèces en France uicn.fr
  3. Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, Abeilles et apiculture agriculture.gouv.fr
  4. Office français de la biodiversité, biodiversité et espèces ofb.gouv.fr

Mis à jour le . Les statuts nationaux suivent la Liste rouge de la France (Comité français de l’UICN, MNHN, OFB)

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