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Le wallaby de Grey (Notamacropus greyi)
EX
Notamacropus greyi

Wallaby de Grey

Notamacropus greyi

Aussi appelé Wallaby de Gray

Le wallaby de Grey était un marsupial herbivore des plaines du sud de l’Australie. Son pelage gris finement marqué, ses longues pattes arrière et sa course rapide le distinguaient des autres wallabies de sa région. La chasse et la transformation de son habitat ont accompagné son déclin : le dernier individu connu est mort en captivité en 1939.

Statut
ÉteinteDernier individu connu mort en captivité en 1939 ; disparition à l’état sauvage dans les années 1920.
Taille
Environ 70 à 85 cm pour la tête et le corps, avec une queue d’environ 60 à 75 cm ; les mesures historiques varient selon les spécimens.
Poids
Environ 6 à 9 kg selon les descriptions historiques, les mâles étant généralement plus lourds.
Longévité
Mal connue dans la nature ; le dernier individu connu aurait vécu environ douze ans en captivité.
Régime
HerbivoreIl mangeait surtout des herbes et d’autres plantes basses des plaines du sud de l’Australie.
Mode de vie
Crépusculaire, en groupes, parfois nombreux selon les récits anciens
Famille
Macropodidés (Macropodidae), ordre des Diprotodontes (Diprotodontia)

Fiche vérifiée le · 5 min de lecture

sud-est de l’Australie-Méridionale et ouest du Victoria

Où vivait le wallaby de Grey ?

Il fréquentait des plaines herbeuses, des boisements ouverts et les abords de zones humides, à basse altitude.

Principales régions : Australie.

  • Océanie

Aucun individu vivant connu ; l’espèce est classée éteinte par l’UICN.

Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaissait-on le wallaby de Grey ?
  2. Où vivait le wallaby de Grey ?
  3. Que mangeait-il ?
  4. Comment se déplaçait-il et vivait-il en groupe ?
  5. Comment élevait-il ses petits ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Disparition
  8. Ce qu’il en reste
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaissait-on le wallaby de Grey ?

Il avait un pelage gris à gris brun, avec de fines marques donnant au dos un aspect légèrement strié. Le ventre était plus clair. Une ligne sombre traversait la face, de la région du museau vers l’œil. Ces détails étaient décrits dans les observations anciennes et restaient visibles sur les peaux conservées.

Ses pattes arrière étaient longues et ses membres avant beaucoup plus courts, comme chez les autres wallabies. Sa queue, presque aussi longue que son corps, participait à l’équilibre pendant les déplacements. Les descriptions historiques soulignaient sa silhouette élancée, mais les dimensions variaient entre les individus et les spécimens mesurés.

Où vivait le wallaby de Grey ?

Son aire naturelle se trouvait dans le sud-est de l’Australie-Méridionale et se prolongeait dans l’ouest du Victoria. Elle comprenait notamment les environs de Robe et de Mount Gambier. Il n’avait jamais vécu naturellement en France. Cette répartition limitée rendait l’espèce vulnérable aux transformations rapides d’une seule région.

Il fréquentait une mosaïque de plaines herbeuses, de boisements peu denses et de secteurs proches des marais. Les espaces ouverts lui permettaient de brouter et de courir. Au cours de la colonisation agricole, le drainage des zones humides et la conversion des terres avaient modifié ces paysages et réduit les habitats disponibles.

Que mangeait-il ?

Son alimentation était principalement composée d’herbes et d’autres végétaux bas. Il broutait dans les espaces ouverts de son territoire. Les documents disponibles ne permettaient toutefois pas d’établir une liste complète des plantes consommées, ni de mesurer précisément les changements de régime entre les saisons.

Comme les autres macropodidés herbivores, il possédait un appareil digestif adapté aux végétaux fibreux. Des micro-organismes participaient à leur dégradation dans l’estomac. L’installation de troupeaux domestiques avait modifié les pâturages qu’il utilisait ; l’importance exacte de la concurrence alimentaire dans sa disparition restait cependant difficile à distinguer des autres pressions.

Comment se déplaçait-il et vivait-il en groupe ?

Les récits anciens décrivaient un animal rapide, capable de longues courses par bonds. Ses pattes arrière fournissaient la propulsion, tandis que sa queue contribuait à maintenir son équilibre. Cette aptitude lui permettait de traverser les plaines ouvertes, mais ne l’avait pas protégé des poursuites organisées avec des chiens.

Il était observé en groupes, parfois importants d’après les témoignages historiques. Son activité était surtout rapportée aux heures fraîches, notamment autour du crépuscule. La taille habituelle des groupes et leurs relations internes avaient été peu étudiées : l’espèce avait disparu avant que des suivis modernes de son comportement puissent être réalisés.

Comment élevait-il ses petits ?

La femelle possédait une poche ventrale où le petit poursuivait son développement après une naissance à un stade très précoce. Le jeune s’attachait à une mamelle et dépendait du lait maternel. Ce mode de reproduction était celui des wallabies, dont les nouveau-nés étaient minuscules et encore très peu développés.

Les connaissances propres à cette espèce étaient fragmentaires. Les durées exactes de gestation, de séjour dans la poche et d’allaitement n’avaient pas été établies avec la précision disponible pour certains wallabies actuels. Les tentatives tardives de maintien en captivité n’avaient pas permis de constituer une population reproductrice durable.

Le saviez-vous ?

  • 1.Les récits historiques mentionnaient des chasses avec des chiens : la vitesse de ce wallaby faisait partie de sa réputation auprès des chasseurs.
  • 2.Le nom scientifique avait aussi été écrit Macropus greyi. Ce changement de genre expliquait pourquoi les catalogues et les ouvrages n’utilisaient pas tous le même binôme.
  • 3.Un individu avait encore survécu en captivité jusqu’en 1939, alors que les dernières populations sauvages avaient déjà disparu.
  • 4.Les peaux conservées permettaient de vérifier les marques du pelage, même après la disparition de tous les animaux vivants.

Pourquoi le wallaby de Grey a disparu

  • Chasse avec des chiens

    Il avait été chassé pour sa peau et lors de poursuites avec des chiens. Ces prélèvements avaient réduit des populations déjà limitées à une petite région.

  • Transformation des plaines

    L’agriculture, le drainage des zones humides et l’installation de pâturages avaient transformé son habitat. Les derniers groupes avaient disposé de moins de refuges et de secteurs favorables.

  • Prédateurs introduits

    Le renard roux introduit en Australie avait ajouté une pression de prédation. Son rôle exact était difficile à quantifier, mais il était cité parmi les facteurs ayant contribué au déclin.

  • Sauvetage trop tardif

    Les tentatives de capture des derniers survivants avaient été engagées alors que l’espèce était déjà très rare. Des animaux étaient morts pendant ces opérations, et aucun élevage durable n’avait été établi.

Ce qu’il en reste aujourd’hui

  • Spécimens de muséeDes spécimens avaient été conservés notamment au South Australian Museum, à Adélaïde, et dans les collections de Museums Victoria. Ces collections restent des références pour étudier sa morphologie et documenter son extinction.
  • Archives du déclinLes observations anciennes et les documents de collection avaient conservé des informations sur ses derniers lieux de présence. Leur étude permet aujourd’hui de reconstituer son déclin, avec des incertitudes sur certaines dates et circonstances.
  • Aucune population survivanteLes derniers animaux captifs n’avaient pas laissé de population reproductrice. Aucune réintroduction n’est donc possible à partir d’individus vivants, et aucun programme abouti de recréation de cette espèce n’est connu.

Questions fréquentes

Pourquoi s’appelle-t-il wallaby de Grey ?

Son nom rend hommage à George Grey, qui avait notamment été gouverneur de l’Australie-Méridionale. L’épithète scientifique greyi reprend ce nom. Le mot « Grey » ne décrit donc pas simplement la couleur de son pelage, même si celui-ci était effectivement gris à gris brun.

A-t-il disparu en 1924 ou en 1939 ?

Ces dates renvoient à des étapes différentes de sa disparition. Les dernières observations et captures sauvages rapportées se situaient dans les années 1920, avec des différences entre les sources historiques. L’année 1939 correspondait à la mort du dernier individu connu en captivité, et reste le repère généralement retenu pour son extinction.

Peut-on encore en voir dans un zoo ?

Aucun wallaby de Grey vivant n’est connu, ni dans la nature ni en captivité. Les wallabies que vous pouvez observer dans les parcs zoologiques appartiennent à d’autres espèces. Des spécimens de musée subsistent, mais leur présentation au public dépend des expositions et des prêts en cours.

Était-il un kangourou ?

Il appartenait à la famille des macropodidés, comme les kangourous. Le mot « wallaby » désigne généralement des membres de cette famille de taille petite ou moyenne, sans constituer un groupe scientifique distinct. Il partageait avec les kangourous les déplacements par bonds, une longue queue et une poche chez la femelle.

Pourrait-on le faire revivre grâce à son ADN ?

Des restes conservés peuvent contenir de l’ADN, mais disposer de fragments génétiques ne suffit pas à recréer un animal et une population viable. Aucun programme abouti n’a fait revivre cette espèce. Protéger les marsupiaux encore vivants et leurs habitats reste une action concrète pour éviter d’autres extinctions.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quelle région le wallaby de Grey vivait-il naturellement ?
  2. 2.Que signifie son classement EX sur la Liste rouge de l’UICN ?
  3. 3.De quoi se nourrissait-il principalement ?

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species, fiche Macropus greyi iucnredlist.org
  2. Australian Museum, Toolache Wallaby australian.museum
  3. Museums Victoria, collections en ligne, spécimens de wallaby de Grey collections.museumsvictoria.com.au

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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