
Vespère de Savi
Hypsugo savii
Aussi appelé Pipistrelle de Savi, Vespertilion de Savi
Le vespère de Savi est une petite chauve-souris insectivore qui chasse au-dessus des vallées, des falaises, des villages et des villes. En France, il est surtout présent dans les régions méridionales, les Alpes, les Pyrénées et la Corse, avec des observations possibles du printemps à l’automne. L’espèce est classée en préoccupation mineure au niveau mondial et protégée en France.
- Statut
- Préoccupation mineurepopulation stable
- Taille
- Corps de 4 à 5,5 cm, avant-bras de 3,1 à 3,7 cm et envergure d’environ 22 à 25 cm
- Poids
- Environ 5 à 10 g
- Longévité
- Jusqu’à environ 15 ans dans la nature ; les données en parc zoologique sont peu documentées
- Régime
- InsectivoreIl capture en vol des papillons de nuit, moustiques, mouches, petits coléoptères et autres insectes aériens.
- Mode de vie
- Nocturne, solitaire ou en petits groupes
- Famille
- Vespertilionidés (Vespertilionidae), ordre des Chiroptères (Chiroptera)
Fiche vérifiée le · 6 min de lecture
Où vit le vespère de Savi ?
Il fréquente les falaises, versants rocheux, lisières, villages et villes, du niveau de la mer jusqu’à plus de 2 000 m dans les montagnes.
Principales régions : France, Espagne, Italie, Grèce, Turquie, Maroc, Iran, Chine.
- Europe
- Afrique
- Asie
Sommaire11 parties
Comment reconnaître le vespère de Savi ?
Le vespère de Savi mesure environ 4 à 5,5 cm sans compter la tête et possède une envergure proche de 22 à 25 cm. Son dos varie du brun clair au brun très sombre, tandis que son ventre est généralement plus pâle. Son museau et ses oreilles paraissent foncés, ce qui donne à sa tête une silhouette compacte.
Ses oreilles sont courtes et arrondies, avec un tragus, le petit organe dressé dans l’ouverture de l’oreille, relativement large. En vol, ses ailes larges lui permettent de manœuvrer autour des rochers, des arbres et des bâtiments. L’identification certaine demande souvent l’écoute des ultrasons ou l’examen d’un spécialiste.
Il ressemble à plusieurs petites chauves-souris brunes, notamment à certaines pipistrelles. Sa présence près de parois rocheuses et son vol assez haut dans les espaces ouverts donnent des indices, mais une photographie prise de loin suffit rarement à confirmer l’espèce.
Où vit le vespère de Savi ?
En France, le vespère de Savi est surtout observé dans le Sud, les Alpes, les Pyrénées, le Massif central méridional, la Corse et plusieurs secteurs rocheux ou urbains. Il peut aussi fréquenter des régions plus au nord, où sa présence est plus localisée. On le rencontre depuis les plaines jusqu’à la montagne.
Il installe ses gîtes dans des fissures de falaises, des cavités de murs, des volets, des toitures, des joints de bâtiments et parfois des arbres creux. Une fente de quelques centimètres peut suffire à abriter un individu. Ces refuges sont difficiles à repérer sans déranger l’animal.
Le meilleur moment pour l’observer est le crépuscule, de mai à septembre, lorsque la température permet aux insectes de voler. Dans les régions méditerranéennes, certains individus peuvent être actifs pendant une partie de l’hiver. Gardez vos distances et évitez d’éclairer directement une fissure occupée.
Que mange le vespère de Savi ?
Le vespère de Savi mange des insectes qu’il capture en vol, notamment des papillons de nuit, des moustiques, des mouches, des petits coléoptères et des insectes liés aux cours d’eau. La composition de ses repas change selon la saison et les proies disponibles dans chaque région.
Il chasse souvent au-dessus des vallées, des pentes boisées, des prairies, des routes peu fréquentées et des plans d’eau. Les éclairages attirent de nombreux insectes, ce qui peut l’amener à tourner près des lampadaires, même si une lumière forte et permanente peut aussi perturber ses déplacements.
Pour localiser ses proies, il émet des ultrasons très aigus, imperceptibles pour la plupart des personnes. L’écho renvoyé par un insecte lui indique sa distance et sa direction. Cette écholocation fonctionne comme un sonar naturel, avec des sons adaptés à la chasse en espace ouvert.
Comment vit le vespère de Savi ?
Le vespère de Savi quitte son refuge après le coucher du soleil. Il vole souvent à plusieurs mètres du sol et peut parcourir une grande zone en une nuit pour trouver des insectes. Son vol rapide alterne accélérations, virages serrés et passages réguliers près des parois ou des arbres.
Il vit fréquemment seul ou en petits groupes, même si plusieurs individus peuvent utiliser la même façade ou la même falaise. En hiver, il se réfugie dans des fissures protégées du gel. Les déplacements saisonniers existent, mais l’espèce n’est généralement pas considérée comme une grande migratrice.
Les chauves-souris ont un rôle important dans les écosystèmes nocturnes en consommant de nombreux insectes. Il ne faut jamais les saisir à mains nues. Une chauve-souris trouvée au sol, coincée dans une pièce ou active en plein jour peut être affaiblie et doit être signalée à un centre de soins pour la faune sauvage.
Comment se reproduit le vespère de Savi ?
Les accouplements ont généralement lieu à la fin de l’été ou en automne. Chez les chauves-souris européennes, les spermatozoïdes peuvent rester stockés dans les voies génitales de la femelle pendant l’hiver, puis la fécondation a lieu au printemps lorsque les conditions deviennent favorables.
Les femelles se regroupent dans des gîtes chauds et tranquilles, souvent dans des fissures de bâtiments ou de falaises. Après une gestation influencée par le ralentissement hivernal, chacune met généralement au monde un petit, parfois deux, entre juin et juillet.
Le nouveau-né reste accroché à sa mère durant les premiers temps, puis apprend progressivement à voler et à chasser. Les colonies de mise bas doivent rester intactes, car des travaux ou un éclairage nocturne peuvent provoquer l’abandon d’un gîte.
Le saviez-vous ?
- 1.Le vespère de Savi peut chasser près des falaises, un milieu où les échos nombreux compliquent pourtant l’orientation par ultrasons.
- 2.Son ancien nom scientifique, Pipistrellus savii, explique l’emploi encore fréquent de l’expression « pipistrelle de Savi ».
- 3.Une fissure de mur ou de rocher de quelques centimètres peut servir de refuge à cette chauve-souris.
- 4.Comme d’autres chauves-souris, il perçoit les ultrasons grâce à une audition très spécialisée, inaccessible à l’oreille humaine.
Ce qui menace le vespère de Savi
Destruction des gîtes
La rénovation des façades, des toitures et des falaises peut boucher les fissures utilisées pour dormir ou se reproduire. Les travaux réalisés pendant la mise bas présentent un risque particulier.
Pollution lumineuse
Un éclairage intense ou installé devant un gîte peut retarder la sortie, réduire l’accès aux proies et couper les trajets entre les zones de repos et de chasse.
Diminution des insectes
Les pesticides, la disparition des haies et l’artificialisation des milieux peuvent réduire la quantité d’insectes disponibles. Les collisions avec des véhicules et les éoliennes constituent aussi des risques locaux.
Protéger le vespère de Savi
- Protection françaiseLe vespère de Savi et ses gîtes bénéficient d’une protection légale en France, comme les autres chauves-souris sauvages. La destruction, la capture, la perturbation intentionnelle et la détérioration des lieux de reproduction ou de repos sont interdites dans le cadre prévu par la réglementation.
- Réseaux européensL’espèce relève de la protection européenne des chauves-souris, notamment de la directive Habitats et de l’accord Eurobats issu de la convention de Bonn. Les sites Natura 2000 et les plans de gestion locaux peuvent préserver ses gîtes et ses territoires de chasse.
Questions fréquentes
Que mange le vespère de Savi ?
Le vespère de Savi mange surtout des insectes capturés en vol, notamment des papillons de nuit, des moustiques, des mouches et de petits coléoptères. Il chasse au crépuscule et pendant la nuit au-dessus des prairies, des vallées, des falaises, des villages et parfois près des lampadaires.
Combien de temps vit le vespère de Savi ?
Le vespère de Savi peut vivre environ 15 ans dans la nature, même si beaucoup d’individus meurent plus jeunes à cause des prédateurs, des collisions ou de la disparition des gîtes. Les données disponibles sur sa longévité en parc zoologique sont limitées, car cette espèce est rarement présentée au public.
Où vit le vespère de Savi ?
Le vespère de Savi vit dans les régions rocheuses, les montagnes, les lisières, les villages et les villes d’Europe méridionale, du pourtour méditerranéen et d’une partie de l’Asie. En France, il est surtout présent dans le Sud, les Alpes, les Pyrénées et la Corse.
Le vespère de Savi est-il dangereux ?
Le vespère de Savi évite les humains et ne cherche pas à les attaquer. Une morsure peut survenir si l’on tente de le saisir. Ne le touchez pas à mains nues ; après une morsure ou une griffure, lavez la zone et demandez rapidement un avis médical. En cas d’urgence, appelez le 15 ou le 112.
Quelle taille fait le vespère de Savi ?
Le vespère de Savi mesure environ 4 à 5,5 cm de long pour un poids de 5 à 10 g. Ses ailes déployées atteignent environ 22 à 25 cm. Son corps tient donc dans une petite main, tandis que son envergure approche la largeur d’une feuille A4.
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Sources
- UICN, Liste rouge mondiale des espèces menacées iucnredlist.org
- MNHN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
- SFEPM, Société française pour l’étude et la protection des mammifères sfepm.org
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





