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Le varan du Nil (Varanus niloticus)
LC
Varanus niloticus

Varan du Nil

Varanus niloticus

Le varan du Nil est un grand lézard africain qui chasse sur les berges et nage avec une longue queue aplatie sur les côtés. Sa langue fourchue l’aide à repérer les odeurs, jusque dans les cachettes de ses proies. L’UICN le classe en préoccupation mineure à l’échelle mondiale, même si la chasse et la transformation des zones humides peuvent affecter certaines populations.

Statut
Préoccupation mineurepopulation inconnue
Taille
Environ 1,2 à 2 m de longueur totale à l’âge adulte, queue comprise ; certains grands individus dépassent 2 m.
Poids
Environ 3 à 10 kg chez les adultes, avec des variations importantes selon la taille, le sexe et les populations ; les mâles sont généralement plus lourds.
Longévité
Mal connue dans la nature ; environ 15 à 20 ans en captivité selon les individus et les conditions de maintien.
Régime
CarnivoreIl mange des insectes, des mollusques, des crustacés, des poissons, des amphibiens, des reptiles, des oiseaux, des petits mammifères, des œufs et des charognes.
Mode de vie
Diurne, principalement solitaire
Famille
Varanidés (Varanidae), ordre des Squamates (Squamata)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

une grande partie de l’Afrique subsaharienne et la vallée du Nil jusqu’en Égypte

Où vit le varan du Nil ?

Il fréquente les berges des cours d’eau, les marais et les rives des lacs, dans des paysages de savane ou boisés, avec des refuges et des endroits où se chauffer.

Principales régions : Égypte, Soudan, Éthiopie, Kenya, Tanzanie, République démocratique du Congo, Zambie, Afrique du Sud.

  • Afrique
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le varan du Nil ?
  2. Où vit le varan du Nil ?
  3. Que mange ce grand lézard ?
  4. Comment se déplace-t-il et se défend-il ?
  5. Comment naissent les petits ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le varan du Nil ?

Vous pouvez le reconnaître à son corps allongé, son cou développé et sa petite tête pointue. Sa peau sombre, brunâtre à gris olive, porte des taches et des bandes jaunâtres. Les jeunes présentent souvent des dessins plus contrastés que les adultes. Ses quatre pattes sont munies de longues griffes, utiles pour creuser, grimper et retenir une proie.

La queue constitue une grande partie de sa longueur totale. Elle est comprimée sur les côtés, une forme qui facilite la propulsion dans l’eau. Sur terre, elle participe aussi à la défense. Les mâles deviennent généralement plus grands et plus massifs que les femelles, mais la taille seule ne permet pas de déterminer sûrement le sexe d’un individu.

Où vit le varan du Nil ?

Son aire naturelle couvre une grande partie de l’Afrique subsaharienne et remonte le long du Nil jusqu’en Égypte. Malgré son nom, il ne dépend donc pas de ce seul fleuve. Il fréquente notamment les rivières, les lacs, les marais et les canaux, à condition de trouver des proies, des refuges et des surfaces ensoleillées à proximité.

Les berges lui permettent de passer rapidement de la chasse terrestre à la nage. Il se réfugie dans des terriers, des cavités ou parmi les rochers et les racines. En France métropolitaine, aucune population sauvage établie n’est connue. Des populations introduites existent en Floride, aux États-Unis, où sa présence suscite des mesures de gestion en raison des risques pour la faune locale.

Que mange ce grand lézard ?

Ce prédateur adapte ses repas aux proies disponibles et à sa propre taille. Les jeunes capturent beaucoup d’insectes et d’autres petits animaux. En grandissant, ils peuvent consommer des crabes, des mollusques, des poissons, des grenouilles, des reptiles, des oiseaux et de petits mammifères. Les œufs, y compris ceux des crocodiles lorsqu’ils sont accessibles, font également partie de son menu.

Sa langue fourchue prélève des particules odorantes dans l’air et sur les surfaces. Elles sont ensuite analysées par un organe sensoriel situé dans le palais, appelé organe voméronasal. Ce système l’aide à suivre une piste et à localiser une nourriture cachée. Il consomme aussi des animaux morts, ce qui contribue au recyclage de la matière organique.

Comment se déplace-t-il et se défend-il ?

Actif surtout le jour, il se chauffe au soleil avant de partir chercher sa nourriture. Comme chez les autres reptiles, sa température corporelle dépend largement du milieu extérieur. Il alterne donc entre soleil, ombre et refuges. Sur les berges, il marche, court et grimpe ; dans l’eau, les mouvements latéraux de sa queue assurent l’essentiel de sa propulsion.

Il vit principalement seul, même si plusieurs individus peuvent exploiter un même site riche en nourriture. Lorsqu’il est dérangé, il cherche souvent à fuir vers l’eau ou un abri. Acculé, il peut souffler, frapper avec sa queue, griffer et mordre. En observation, gardez vos distances et laissez toujours libre son chemin vers un refuge.

Comment naissent les petits ?

La femelle pond des œufs, souvent plusieurs dizaines chez les grands individus. Les pontes comptent fréquemment autour de 20 à 60 œufs, mais leur taille varie avec celle de la femelle et les populations étudiées. Selon les régions et les sites disponibles, les œufs sont déposés dans un terrier ou une termitière, où ils restent protégés pendant leur développement.

L’incubation dure plusieurs mois et dépend fortement de la température du nid ; les observations disponibles donnent souvent environ 6 à 9 mois. Les petits mesurent autour de 25 à 30 cm à l’éclosion, queue comprise. Ils commencent rapidement à chercher leur nourriture seuls. Oiseaux, serpents et autres prédateurs peuvent les capturer, particulièrement pendant leurs premiers mois.

Le saviez-vous ?

  • 1.Sa langue fourchue sert à recueillir des informations chimiques. Elle ne pique pas : les morsures sont produites par les mâchoires et les dents.
  • 2.Les termitières utilisées pour certaines pontes fournissent un environnement relativement stable. La chaleur et l’humidité du nid influencent le développement des embryons.
  • 3.Les dents changent de forme avec la croissance : les dents postérieures des adultes deviennent plus émoussées et peuvent aider à broyer des proies à enveloppe dure.
  • 4.Il peut chercher sa nourriture dans l’eau, sur les berges et dans les arbres. Cette variété de déplacements lui donne accès à des proies très différentes.

Ce qui menace le varan du Nil

  • Chasse et commerce

    Il est capturé dans certaines régions pour sa viande et sa peau. Des individus sont aussi prélevés pour le commerce des animaux vivants ; l’importance de ces prélèvements varie selon les pays.

  • Transformation des berges

    Le drainage des zones humides et l’aménagement des rives peuvent supprimer des refuges et des sites de ponte. Leurs effets sont locaux et ne permettent pas de chiffrer une baisse mondiale de l’espèce.

  • Conflits avec les humains

    Il peut être tué lorsqu’il s’approche des habitations ou prélève des œufs et de petits animaux d’élevage. Le fait de le poursuivre ou de le coincer augmente aussi le risque de blessure pour les personnes.

Protéger le varan du Nil

  • Commerce international encadréVaranus niloticus figure à l’annexe II de la CITES. Le commerce international de spécimens et de produits concernés, notamment les peaux, nécessite les documents prévus par cette convention.
  • Présence en aires protégéesL’espèce vit notamment dans le parc national Kruger, en Afrique du Sud. La protection de ses cours d’eau et de leurs berges conserve une partie de ses habitats et de ses ressources alimentaires.
  • Statut mondialLa Liste rouge mondiale de l’UICN le classe en préoccupation mineure (LC). Ce classement n’exclut ni des pressions locales ni la nécessité de surveiller les prélèvements.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Le varan du Nil est-il dangereux pour l’humain ?

Il évite généralement les personnes, mais un individu acculé ou manipulé peut infliger une morsure profonde, des griffures ou un coup de queue. Ne cherchez jamais à le saisir. En cas de morsure, demandez rapidement un avis médical ; appelez le 15 ou le 112 si la plaie est importante, si le saignement persiste ou si la personne se sent mal.

Peut-on en avoir un à la maison ?

C’est un animal sauvage non domestique qui devient grand, puissant et difficile à manipuler. Son maintien exige des installations spécialisées, avec chauffage, espace terrestre et bassin. En France, la détention d’animaux non domestiques est réglementée et leur origine doit être légale. Renseignez-vous auprès de la préfecture avant toute démarche ; cette espèce ne convient pas à un premier reptile familial.

Vit-il en France dans la nature ?

Aucune population sauvage établie n’est connue en France métropolitaine. Son aire naturelle est africaine, et il n’a pas de statut de menace sur la liste rouge nationale des reptiles indigènes de métropole. Un animal aperçu dehors peut être échappé ou abandonné : gardez vos distances et prévenez l’OFB sans essayer de l’attraper.

Pourquoi sort-il si souvent sa langue ?

Chaque mouvement de langue lui permet de recueillir des particules odorantes. Il les transmet ensuite à un organe sensoriel du palais, qui l’aide à explorer son environnement et à repérer sa nourriture. Les deux pointes peuvent fournir des informations différentes, utiles pour préciser la direction d’une piste chimique.

Hiberne-t-il comme certains reptiles européens ?

Son rythme dépend du climat local. Dans les régions les plus fraîches de son aire, notamment en Afrique australe, il peut rester longtemps au refuge pendant la saison froide. Dans les régions plus chaudes, son activité varie aussi avec les pluies et la disponibilité de nourriture. Il n’existe donc pas un calendrier unique pour toute l’espèce.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quelle partie de son corps assure l’essentiel de sa propulsion dans l’eau ?
  2. 2.À quoi sert surtout sa langue fourchue ?
  3. 3.Quelle est son aire naturelle ?

Autour de cet animal

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species : Varanus niloticus iucnredlist.org
  2. University of Michigan, Animal Diversity Web : Varanus niloticus animaldiversity.org
  3. Florida Fish and Wildlife Conservation Commission, Nile Monitor myfwc.com

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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