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La tortue grecque (Testudo graeca)
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Testudo graeca

Tortue grecque

Testudo graeca

Aussi appelé Tortue mauresque

La tortue grecque est une tortue terrestre herbivore présente dans une vaste région allant de l’Afrique du Nord au Moyen-Orient, avec des populations dans le sud de l’Europe. Deux petits éperons sur ses cuisses aident à la reconnaître. Classée vulnérable à l’échelle mondiale, elle subit notamment la disparition de ses habitats et les prélèvements pour le commerce.

Statut
Vulnérablepopulation inconnue
Taille
Environ 15 à 30 cm de longueur de carapace chez l’adulte, parfois davantage selon les populations ; les femelles sont généralement plus grandes.
Poids
Environ 0,5 à 3 kg chez l’adulte, avec des individus plus lourds dans certaines populations.
Longévité
Plusieurs dizaines d’années ; environ 40 à 60 ans sont souvent rapportés en captivité, parfois davantage. La longévité dans la nature est moins bien documentée.
Régime
HerbivoreElle mange surtout des feuilles, des fleurs et des pousses de plantes sauvages, avec une alimentation qui varie selon les saisons.
Mode de vie
Diurne, solitaire, avec des rencontres lors de la reproduction
Famille
Testudinidés (Testudinidae), ordre des Tortues (Testudines)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Afrique du Nord, sud de l’Europe, Anatolie, Caucase et certaines régions du Moyen-Orient

Où vit la tortue grecque ?

Elle fréquente les broussailles, les prairies sèches, les boisements ouverts et les milieux semi-arides, de la plaine aux reliefs selon les populations.

Principales régions : Maroc, Algérie, Tunisie, Espagne, Grèce, Turquie, Géorgie, Iran.

  • Europe
  • Afrique
  • Asie
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître la tortue grecque ?
  2. Où vit la tortue grecque ?
  3. Que mange la tortue grecque ?
  4. Comment organise-t-elle ses journées ?
  5. Comment naissent les petites tortues ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître la tortue grecque ?

Sa carapace bombée porte des écailles jaunâtres, brunâtres ou olive, souvent marquées de zones sombres. Les dessins varient beaucoup entre les populations et changent aussi avec l’âge. Les pattes épaisses, couvertes d’écailles, se terminent par des griffes adaptées à la marche et au creusement. Les femelles adultes sont généralement plus grandes que les mâles.

Un petit éperon corné se trouve habituellement à l’arrière de chaque cuisse. Ce détail aide à la distinguer de la tortue d’Hermann, dont la queue porte une pointe cornée terminale. L’écaille située au-dessus de la queue est généralement entière chez la tortue grecque. Aucun de ces caractères ne suffit toujours seul : pour identifier un animal trouvé, faites examiner des photographies par une personne compétente.

Où vit la tortue grecque ?

Malgré son nom, cette espèce ne se limite pas à la Grèce. Son aire comprend des populations nord-africaines, européennes et asiatiques, réparties dans des climats différents. Elle utilise des milieux ouverts où les plantes basses côtoient des buissons et des abris. Dans les régions sèches, l’ombre d’un arbuste ou une cavité lui permet d’échapper aux températures excessives.

En France métropolitaine, elle n’est pas considérée comme une espèce indigène : des animaux échappés ou relâchés peuvent être observés, notamment dans le Midi. Une rencontre est plus probable aux heures douces du printemps, puis en début ou en fin de journée en été. Ces observations dispersées ne constituent pas une aire naturelle française et ne justifient jamais de relâcher une tortue captive.

Que mange la tortue grecque ?

Elle broute surtout des plantes sauvages : feuilles, fleurs et jeunes pousses accessibles près du sol. Selon la région et la saison, elle consomme notamment des pissenlits, des plantains ou diverses plantes herbacées. Son bec corné coupe les végétaux sans dents. Lorsque la végétation se dessèche, elle peut réduire son activité et modifier les plantes qu’elle recherche.

Pour une tortue détenue légalement, une alimentation variée de végétaux adaptés apporte davantage de fibres qu’une ration de laitue seule. Les fruits doivent rester très occasionnels, et les aliments pour chiens ou chats ne conviennent pas. L’accès à l’eau, au calcium et à un éclairage adapté fait partie des besoins à établir avec un vétérinaire connaissant les reptiles.

Comment organise-t-elle ses journées ?

Comme les autres reptiles, elle dépend largement de la température extérieure pour réchauffer son corps. Elle s’expose au soleil, puis gagne un abri lorsque la chaleur devient excessive. Son activité quotidienne change donc avec la météo : dans un milieu chaud, vous pouvez la voir marcher tôt le matin, puis rester cachée pendant plusieurs heures.

Les populations des régions froides connaissent un repos hivernal, tandis que celles de régions plus chaudes peuvent avoir un repos différent ou réduire leur activité pendant les fortes chaleurs. Une même consigne d’hibernation ne convient donc pas à toutes les tortues grecques. En captivité, l’origine de l’animal et son état de santé doivent être vérifiés avant de préparer cette période.

Comment naissent les petites tortues ?

Lors de la parade, le mâle poursuit la femelle et peut heurter sa carapace ou mordiller ses pattes. La femelle creuse ensuite un trou dans un sol où elle dépose généralement quelques œufs, souvent entre 3 et 7 par ponte. Plusieurs pontes sont possibles au cours d’une saison, mais leur nombre dépend notamment du climat et de la taille de la femelle.

Les œufs restent enfouis pendant environ deux à quatre mois, avec une durée variable selon la température et les conditions du sol. Celle-ci influence aussi le sexe des jeunes pendant leur développement. À l’éclosion, les petites tortues sont autonomes et ne reçoivent pas de soins parentaux. Leur carapace encore peu résistante les rend vulnérables à différents prédateurs.

Le saviez-vous ?

  • 1.Les éperons des cuisses sont faits de kératine, la matière qui compose aussi vos ongles. Leur présence explique le nom anglais évoquant une tortue à cuisses munies d’éperons.
  • 2.Les anneaux visibles sur les écailles ne donnent pas un âge fiable : leur formation dépend des périodes de croissance et ralentit chez les adultes.
  • 3.Une femelle peut conserver des spermatozoïdes après un accouplement et produire plus tard des œufs fécondés sans rencontrer de nouveau mâle.
  • 4.La carapace est une partie vivante du squelette, liée aux côtes et à la colonne vertébrale. Une tortue ne peut pas en sortir.

Ce qui menace la tortue grecque

  • Disparition des habitats

    L’urbanisation, certaines transformations agricoles et les infrastructures réduisent ou fragmentent ses milieux. Les routes exposent aussi les tortues aux collisions.

  • Prélèvements pour le commerce

    La capture d’animaux sauvages pour la vente ou la détention retire des reproducteurs aux populations. Leur renouvellement est lent, car les tortues mettent plusieurs années à atteindre la maturité.

  • Incendies et sécheresses

    Les incendies peuvent tuer directement les individus et supprimer leurs abris. Les sécheresses prolongées réduisent les ressources végétales et les périodes pendant lesquelles elles peuvent s’alimenter.

  • Relâchers de tortues captives

    Les relâchers peuvent transporter des agents infectieux et mélanger des populations d’origines différentes. Ils présentent également des risques sanitaires pour d’autres tortues sauvages, notamment la tortue d’Hermann.

Protéger la tortue grecque

  • Commerce international réglementéTestudo graeca figure à l’annexe II de la CITES et à l’annexe A du règlement européen sur le commerce des espèces sauvages. Dans l’Union européenne, les transactions commerciales sont soumises à des conditions strictes, avec un certificat lorsque celui-ci est requis.
  • Protection des populations naturellesL’espèce figure aux annexes II et IV de la directive européenne Habitats. Dans les pays européens concernés, cette inscription prévoit notamment la protection stricte des populations naturelles et la conservation de leurs habitats.
  • Situation en FranceLa Liste rouge des reptiles de France métropolitaine ne lui attribue pas de catégorie de menace nationale comme à une espèce indigène. Sa détention et son commerce restent encadrés : l’origine légale, les documents et les obligations d’identification doivent être vérifiés auprès des services compétents.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

La tortue grecque est-elle un animal domestique ?

Elle reste une espèce sauvage, même lorsqu’elle est née en captivité. Son acquisition engage souvent une famille pour plusieurs dizaines d’années. Avant tout achat ou toute adoption, vérifiez les documents d’origine, les formalités de détention et d’identification ainsi que les éventuelles conditions commerciales auprès de la DREAL et des services départementaux compétents.

Comment la distinguer de la tortue d’Hermann ?

Regardez les petits éperons situés à l’arrière des cuisses, généralement présents chez la tortue grecque. La tortue d’Hermann possède une pointe cornée au bout de la queue. Les couleurs seules sont peu fiables. Pour une tortue trouvée, des photos de la carapace, de la queue et des cuisses permettent de demander une identification sans multiplier les manipulations.

Doit-elle hiberner chaque hiver ?

Cela dépend de son origine géographique : toutes les populations ne connaissent pas les mêmes hivers. Une tortue malade ou amaigrie ne doit pas être mise au repos sans avis vétérinaire. Faites organiser un bilan avant la mauvaise saison, avec un vétérinaire connaissant les reptiles, afin de définir les conditions adaptées à votre animal.

Que faire si j’en trouve une blessée ?

Pour une tortue sauvage ou d’origine inconnue, appelez un centre de soins pour la faune sauvage ou l’OFB sans attendre. Si c’est votre animal, contactez un vétérinaire le jour même ; en cas de carapace écrasée, de saignement ou de difficulté respiratoire, appelez immédiatement, y compris le service de garde la nuit. Ne donnez aucun médicament.

Peut-on relâcher une tortue grecque dans le sud de la France ?

Ne relâchez jamais une tortue captive, même dans un lieu ensoleillé. Elle peut souffrir d’un climat inadapté, transmettre des infections ou perturber les populations locales de tortues. Si vous ne pouvez plus la garder, contactez les services compétents ou une structure d’accueil spécialisée pour organiser une cession conforme à la réglementation.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quel détail aide à reconnaître une tortue grecque ?
  2. 2.Que mange-t-elle principalement ?
  3. 3.Que faire d’une tortue captive que l’on ne peut plus garder ?

Autour de cet animal

Sources

  1. UICN, Liste rouge mondiale : Testudo graeca iucnredlist.org
  2. MNHN et OFB, Inventaire national du patrimoine naturel : Testudo graeca inpn.mnhn.fr
  3. CITES, annexes de la Convention cites.org

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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