
Tétranyque tisserand
Tetranychus urticae
Aussi appelé araignée rouge, acarien rouge, tétranyque à deux points
Le tétranyque tisserand est un minuscule acarien qui pique les cellules des feuilles pour en aspirer le contenu. Très répandu en France dans les jardins, les serres et les cultures, il forme parfois de fines toiles visibles à l’œil nu. Il n’est pas évalué par la Liste rouge mondiale de l’UICN et n’est pas une espèce protégée.
- Statut
- Non évaluéepopulation inconnue
- Taille
- 0,3 à 0,5 mm de long chez les femelles, 0,3 à 0,4 mm chez les mâles
- Poids
- inférieur à 1 mg
- Longévité
- En général 2 à 5 semaines dans des conditions favorables. Les femelles qui hivernent peuvent survivre plusieurs mois.
- Régime
- HerbivoreIl aspire le contenu des cellules des feuilles, surtout chez les plantes cultivées, les légumes, les arbres fruitiers et les plantes ornementales.
- Mode de vie
- Actif de jour comme de nuit, en colonies sur les plantes
- Famille
- Tétranychidés (Tetranychidae), ordre des Trombidiformes
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit le tétranyque tisserand ?
Il vit sur la face inférieure des feuilles, dans les serres, les jardins, les cultures et les espaces végétalisés, du niveau de la mer à la moyenne montagne.
Principales régions : France, Espagne, Italie, États-Unis, Mexique, Chine, Inde, Australie.
- Europe
- Afrique
- Asie
- Amérique du Nord et centrale
- Amérique du Sud
- Océanie
Sommaire11 parties
Comment reconnaître le tétranyque tisserand
À l’œil nu, il ressemble à un point mobile jaune, verdâtre, orangé ou rougeâtre, selon son âge, sa plante hôte et la saison. Les femelles mesurent environ 0,3 à 0,5 millimètre, tandis que les mâles sont un peu plus petits et possèdent un abdomen plus effilé.
Une loupe permet parfois de distinguer deux taches sombres sur le dos des formes claires, d’où le nom de tétranyque à deux points. Cette coloration n’est toutefois pas constante et ne suffit pas à identifier l’espèce avec certitude.
Les premiers dégâts sont de minuscules points pâles sur la face supérieure des feuilles. Quand l’infestation progresse, les feuilles jaunissent, se dessèchent et peuvent être réunies par des fils très fins, surtout près des nervures et des extrémités des pousses.
Où vit le tétranyque tisserand ?
Cette espèce est presque cosmopolite. Elle vit sur de très nombreuses plantes sauvages et cultivées dans les régions tempérées, méditerranéennes et tropicales. En France, on peut la trouver dans les potagers, les vergers, les serres, les balcons et les jardins, notamment pendant les périodes chaudes et sèches.
Elle s’installe principalement sur la face inférieure des feuilles, où l’humidité locale est un peu plus élevée et où elle est moins exposée aux intempéries. Les plantes affaiblies par un manque d’eau ou placées derrière une vitre chaude peuvent être particulièrement touchées.
Dans les régions froides, les femelles fécondées peuvent passer l’hiver à l’abri dans les débris végétaux, les fissures ou la végétation basse. En serre chauffée, plusieurs générations peuvent se succéder pendant toute l’année.
Que mange le tétranyque tisserand ?
Le tétranyque tisserand se nourrit de sève cellulaire. Il perce les cellules de la feuille avec ses pièces buccales et en aspire le contenu. Chaque individu consomme très peu, mais une colonie nombreuse peut affaiblir rapidement une plante.
Il attaque notamment les haricots, les concombres, les tomates, les fraisiers, les rosiers, les arbres fruitiers et de nombreuses plantes d’intérieur. Les traces les plus faciles à voir sont les petites décolorations en forme de ponctuation, qui donnent ensuite aux feuilles un aspect grisâtre ou bronze.
Le tétranyque ne mange pas les feuilles comme une chenille. Il les endommage de l’intérieur, en retirant le contenu de cellules qui ne peuvent plus fonctionner correctement pour la photosynthèse.
Comment se comporte le tétranyque tisserand ?
Les individus vivent en colonies sur une même plante. Ils se déplacent lentement sur les feuilles et peuvent gagner d’autres plantes par contact entre feuillages, par les outils, les vêtements ou les jeunes plants déplacés par les humains.
La colonie produit des fils de soie très fins. Ils servent à relier les feuilles, à maintenir les individus sur la plante et à les protéger en partie de la pluie et de certains prédateurs. Une forte toile indique généralement que la population est déjà importante.
La chaleur accélère son développement, tandis que des pluies régulières et une humidité plus élevée à la surface des feuilles peuvent le gêner. Les acariens prédateurs, les larves de certains insectes et d’autres petits auxiliaires contribuent à limiter ses effectifs.
Comment se reproduit le tétranyque tisserand ?
La femelle pond des œufs ronds, très petits, généralement sur la face inférieure des feuilles et près des fils de soie. À une température d’environ 25 degrés Celsius, le développement de l’œuf à l’adulte peut prendre approximativement une semaine, mais la durée varie selon la température et la plante.
Le cycle comprend un œuf, une larve à six pattes, puis deux stades nymphaux à huit pattes avant l’adulte. Une femelle peut pondre plusieurs dizaines d’œufs au cours de sa vie dans des conditions favorables.
La reproduction est souvent sexuée, mais des œufs non fécondés donnent généralement des mâles. À l’automne, les femelles prennent fréquemment une teinte orange ou rouge et peuvent entrer en dormance pour attendre la saison froide.
Le saviez-vous ?
- 1.Le tétranyque tisserand possède huit pattes à l’âge adulte, comme les autres acariens, alors que les larves n’en ont que six.
- 2.Une colonie peut se déplacer d’une plante à l’autre en utilisant ses fils, qui servent parfois de support lorsqu’ils sont emportés par un courant d’air.
- 3.La couleur rouge des femelles hivernantes explique en partie le nom courant d’araignée rouge, même si cet animal n’est pas une araignée.
- 4.Une feuille fortement infestée peut perdre une grande partie de sa capacité à fabriquer de la matière grâce à la photosynthèse.
Ce qui menace le tétranyque tisserand
Lutte chimique
Les traitements insecticides répétés peuvent éliminer des prédateurs naturels et favoriser les populations résistantes. L’espèce a développé des résistances à plusieurs matières actives dans différentes régions agricoles.
Conditions chaudes
Les épisodes chauds et secs favorisent sa multiplication et accélèrent son développement. Les serres et les intérieurs chauffés lui offrent aussi des conditions favorables.
Protéger le tétranyque tisserand
- Lutte biologiqueCette espèce n’est pas protégée en France et ne fait pas l’objet d’un programme de conservation. En agriculture et sous serre, des auxiliaires comme l’acarien prédateur Phytoseiulus persimilis sont utilisés dans le cadre de la lutte biologique intégrée.
Questions fréquentes
Que mange le tétranyque tisserand ?
Le tétranyque tisserand aspire le contenu des cellules des feuilles. Il s’attaque à de nombreuses plantes, notamment les légumes, les rosiers, les fraisiers, les arbres fruitiers et les plantes d’intérieur. Les feuilles prennent alors un aspect ponctué, jaunâtre ou grisâtre.
Combien de temps vit le tétranyque tisserand ?
Le tétranyque tisserand vit généralement 2 à 5 semaines lorsque la température est favorable. La durée dépend de la chaleur, de l’humidité et de la plante. Les femelles qui passent l’hiver en dormance peuvent survivre plusieurs mois.
Où vit le tétranyque tisserand ?
Le tétranyque tisserand vit sur la face inférieure des feuilles, dans les jardins, les cultures, les serres et les maisons. Il est présent dans de nombreuses régions du monde et peut être observé en France surtout pendant les périodes chaudes et sèches.
Le tétranyque tisserand est-il dangereux ?
Le tétranyque tisserand n’est généralement pas dangereux pour les personnes ni pour les animaux domestiques. Il peut en revanche abîmer les plantes en grand nombre. Il ne pique pas les humains comme un moustique et ne doit pas être confondu avec une araignée.
Quelle taille fait le tétranyque tisserand ?
Le tétranyque tisserand mesure environ 0,3 à 0,5 millimètre chez la femelle et 0,3 à 0,4 millimètre chez le mâle. Il est donc plus petit que la pointe d’une aiguille et se repère souvent grâce aux dégâts sur les feuilles.
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Autour de cet animal
Sources
- Liste rouge mondiale de l’UICN, Tetranychus urticae iucnredlist.org
- INRAE e-phytia, fiches de protection intégrée des cultures ephytia.inrae.fr
- Organisation européenne et méditerranéenne pour la protection des plantes, EPPO Global Database gd.eppo.int
- Inventaire national du patrimoine naturel, Muséum national d’histoire naturelle inpn.mnhn.fr
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





