
Acarien de l’érinose de la vigne
Colomerus vitis
Aussi appelé colomère de la vigne, acarien de l’érinose, acarien de la vigne
L’acarien de l’érinose de la vigne est un minuscule acarien qui se nourrit sur les feuilles et les bourgeons des vignes. Présent dans les vignobles français, il provoque parfois des renflements colorés appelés érinoses. Il mesure moins d’un quart de millimètre et reste sans danger pour les personnes et les animaux domestiques. L’espèce n’a pas été évaluée par l’UICN.
- Statut
- Non évaluéepopulation inconnue
- Taille
- Environ 0,12 à 0,20 mm de longueur corporelle chez l’adulte
- Poids
- Inférieur à 1 mg, valeur rarement mesurée
- Longévité
- Quelques semaines pour les générations actives, avec des femelles pouvant survivre plusieurs mois sous les écailles des bourgeons
- Régime
- HerbivoreIl prélève la sève et le contenu des cellules de la vigne, surtout dans les feuilles et les bourgeons.
- Mode de vie
- Actif de jour comme de nuit, en colonies sur les feuilles
- Famille
- Ériophyidés (Eriophyidae), ordre des Trombidiformes
Fiche vérifiée le · 6 min de lecture
Où vit l’acarien de l’érinose de la vigne ?
Il vit sur les vignes cultivées et parfois sur la vigne sauvage, dans les feuilles, les bourgeons et les jeunes pousses, des plaines viticoles jusqu’aux coteaux.
Principales régions : France, Italie, Espagne, Portugal, Chine, États-Unis, Australie, Afrique du Sud.
- Europe
- Asie
- Afrique
- Amérique du Nord et centrale
- Amérique du Sud
- Océanie
Sommaire11 parties
- Comment reconnaître l’acarien de l’érinose de la vigne ?
- Où vit l’acarien de l’érinose de la vigne ?
- Que mange l’acarien de l’érinose de la vigne ?
- Comment vit l’acarien de l’érinose de la vigne ?
- Comment se reproduit l’acarien de l’érinose de la vigne ?
- Le saviez-vous ?
- Menaces
- Protéger l’espèce
- Questions fréquentes
- Testez-vous
- Sources
Comment reconnaître l’acarien de l’érinose de la vigne ?
À l’œil nu, il est impossible à distinguer : son corps allongé mesure généralement entre 0,12 et 0,20 millimètre. Comme les autres ériophyidés, il possède seulement deux paires de pattes à l’âge adulte, alors que les acariens les plus connus en ont habituellement quatre. Une loupe de fort grossissement ou un microscope permet d’observer sa forme vermiforme.
La présence de l’animal se repère surtout grâce aux réactions de la vigne. Sur la face supérieure des feuilles apparaissent des boursouflures vertes, jaunes, rouges ou brunes. Sous ces zones, un feutrage de poils très fins, blanc ou brunâtre, se développe. Ces symptômes portent le nom d’érinose et peuvent ressembler à de petites cloques.
Plusieurs formes biologiques sont décrites chez cette espèce. Certaines s’installent sur les feuilles, d’autres dans les bourgeons et peuvent déformer les jeunes pousses. La forme observée dépend notamment de la souche d’acarien, du cépage et des conditions de culture.
Où vit l’acarien de l’érinose de la vigne ?
Il vit sur les espèces et variétés de vigne, surtout la vigne cultivée, Vitis vinifera, ainsi que sur certains hybrides utilisés en viticulture. Son aire suit largement celle des vignobles, avec des populations signalées en Europe, en Asie, en Afrique, dans les Amériques et en Océanie. Les échanges de plants et de greffons peuvent faciliter sa dispersion.
En France, on peut le rencontrer dans les vignobles de nombreuses régions, notamment au printemps et en été, lorsque les feuilles produisent de nouvelles zones d’érinose. Pour l’observer, examinez la face inférieure des feuilles avec une loupe, sans détacher de plant dans une parcelle professionnelle. Dans un jardin, une vigne portant des boursouflures est le meilleur indice.
Il passe la mauvaise saison à l’abri, principalement sous les écailles des bourgeons et dans les creux de l’écorce. Au redémarrage de la vigne, les femelles gagnent les jeunes feuilles et les nouvelles générations se développent dans les tissus végétaux.
Que mange l’acarien de l’érinose de la vigne ?
Il mange les cellules et les liquides des tissus de la vigne. Ses pièces buccales percent les cellules superficielles des feuilles et des bourgeons, puis l’animal aspire une partie de leur contenu. Il ne ronge donc pas la feuille comme une chenille et ne découpe pas de trous visibles.
La réaction de la plante produit les renflements caractéristiques. La face supérieure se boursoufle, tandis que la face inférieure peut se couvrir d’un feutrage dense de poils végétaux. Ces poils constituent une structure fabriquée par la vigne sous l’effet des piqûres, et non un nid construit par l’acarien.
Une vigne vigoureuse supporte souvent quelques feuilles atteintes. Lorsque les colonies sont nombreuses, les jeunes pousses, les bourgeons et les feuilles peuvent être fortement déformés. L’effet dépend du cépage, de la souche présente et de la période d’infestation.
Comment vit l’acarien de l’érinose de la vigne ?
Il reste généralement sur la plante qui le nourrit et se déplace sur de très courtes distances. Le vent, les contacts entre feuilles, les outils, les vêtements et surtout le déplacement de matériel végétal peuvent contribuer à son transport. Sa petite taille explique pourquoi une colonie peut être déplacée sans être remarquée.
Les individus se regroupent dans les zones protégées de la feuille, sous les écailles des bourgeons ou dans les replis des jeunes tissus. Plusieurs générations peuvent se succéder pendant la saison de croissance, mais leur nombre varie selon la température, l’humidité, le cépage et les pratiques viticoles.
Il ne pique pas les humains et ne cherche pas à vivre dans les maisons. Les acariens observés sur une feuille de vigne ne constituent pas une infestation de l’habitat familial. Les symptômes concernent la plante, avec une intensité très variable d’une parcelle à l’autre.
Comment se reproduit l’acarien de l’érinose de la vigne ?
Les femelles hivernantes quittent les bourgeons au printemps et gagnent les jeunes feuilles. Elles pondent des œufs microscopiques sur les tissus végétaux, puis les jeunes acariens se développent en passant par plusieurs stades. Les détails du cycle peuvent varier selon la souche de Colomerus vitis et les conditions locales.
Les générations se succèdent pendant la période où la vigne produit des feuilles. Les individus issus des premières colonies peuvent coloniser d’autres feuilles ou d’autres bourgeons. En fin de saison, des femelles gagnent les endroits protégés qui leur permettront de survivre à l’hiver.
Les symptômes apparaissent parfois avant que les acariens soient repérables. Une feuille boursouflée ne permet donc pas de connaître à elle seule l’abondance exacte de la colonie. Une observation à la loupe ou une analyse spécialisée peut être nécessaire en cas de doute.
Le saviez-vous ?
- 1.Cet acarien est si petit qu’une feuille de vigne peut en porter une colonie sans qu’un observateur remarque directement un seul individu.
- 2.Les poils visibles sous les feuilles sont produits par la vigne elle-même en réaction aux piqûres, et non tissés par l’acarien.
- 3.Les adultes possèdent deux paires de pattes, un caractère qui distingue les ériophyidés de nombreux autres acariens.
- 4.Une même espèce peut provoquer des symptômes différents selon la souche, le cépage et l’organe de la vigne colonisé.
Ce qui menace l’acarien de l’érinose de la vigne
Dégâts sur les feuilles
Les colonies importantes peuvent déformer les jeunes feuilles, réduire leur surface active et gêner la croissance des pousses. Les dégâts économiques sont surtout possibles en pépinière et dans les jeunes plantations.
Déplacement du matériel végétal
Les plants, greffons et boutures infestés peuvent transporter l’acarien vers une nouvelle parcelle. Les échanges de matériel végétal doivent donc respecter les règles sanitaires applicables.
Confusion avec une maladie
Les boursouflures et le feutrage sous les feuilles peuvent être confondus avec une maladie de la vigne. Un diagnostic trop rapide peut conduire à des traitements inutiles.
Protéger l’acarien de l’érinose de la vigne
- Surveillance viticoleL’espèce n’est pas protégée et ne fait pas l’objet d’un programme de conservation. En viticulture, sa présence est suivie par l’observation des feuilles et des bourgeons, avec des interventions raisonnées lorsque les dégâts le justifient.
- Lutte intégréeLes pratiques de protection intégrée cherchent à préserver les acariens prédateurs et les autres auxiliaires de la vigne, tout en limitant les traitements visant les populations réellement dommageables.
Questions fréquentes
Que mange l’acarien de l’érinose de la vigne ?
L’acarien de l’érinose de la vigne se nourrit des cellules et des liquides des feuilles, des bourgeons et des jeunes pousses de vigne. Il perce les tissus avec ses pièces buccales et aspire leur contenu. Les boursouflures et le feutrage sous les feuilles sont des réactions de la plante à ces piqûres.
Combien de temps vit l’acarien de l’érinose de la vigne ?
L’acarien de l’érinose de la vigne vit généralement quelques semaines pendant sa phase active. Les femelles qui passent l’hiver dans les bourgeons peuvent survivre plusieurs mois. La durée exacte varie selon la température, le cépage, la saison et la forme biologique présente.
Où vit l’acarien de l’érinose de la vigne ?
L’acarien de l’érinose de la vigne vit sur les vignes cultivées et parfois sur la vigne sauvage. Il est présent dans de nombreuses régions viticoles du monde, notamment en France. Au printemps et en été, cherchez ses symptômes sur la face inférieure des feuilles et près des bourgeons.
L’acarien de l’érinose de la vigne est-il dangereux ?
L’acarien de l’érinose de la vigne est sans danger pour les humains, les chiens, les chats et les autres animaux domestiques. Il peut toutefois affaiblir ou déformer une vigne lorsque sa population est importante. Une morsure ou une réaction cutanée humaine n’est pas un effet attendu de cette espèce.
Quelle taille fait l’acarien de l’érinose de la vigne ?
L’acarien de l’érinose de la vigne mesure environ 0,12 à 0,20 millimètre de long à l’âge adulte. Il est donc invisible à l’œil nu. Une loupe de fort grossissement permet parfois de voir son corps allongé et ses deux paires de pattes.
Testez-vous
3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.
Sources
- Liste rouge mondiale de l’UICN, Colomerus vitis iucnredlist.org
- INRAE e-phytia, Érinose de la vigne ephytia.inra.fr
- EPPO, Global Database, Colomerus vitis gd.eppo.int
- CABI, Invasive Species Compendium, Colomerus vitis cabi.org
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





