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La tête-de-boule (Pimephales promelas)
LC
Pimephales promelas

Tête-de-boule

Pimephales promelas

Aussi appelé vairon américain, fathead minnow, vairon à grosse tête

La tête-de-boule est un petit poisson d’eau douce originaire d’Amérique du Nord. Elle vit dans les eaux calmes et supporte des conditions difficiles, notamment un manque temporaire d’oxygène. Son mâle construit et défend un nid où plusieurs femelles déposent leurs œufs. L’espèce est classée en préoccupation mineure par l’UICN.

Statut
Préoccupation mineurepopulation stable
Taille
Environ 5 à 8 cm, avec des individus pouvant atteindre près de 10 cm de longueur totale.
Poids
Environ 2 à 15 g chez l’adulte, selon l’âge, le sexe et les conditions de vie.
Longévité
En général 2 à 3 ans dans la nature ; parfois 4 à 5 ans en captivité.
Régime
OmnivoreElle mange des algues, du plancton, des petits crustacés, des larves d’insectes, des graines et des débris organiques.
Mode de vie
Actif de jour comme de nuit, en petits groupes, avec des mâles territoriaux
Famille
Leuciscidés (Leuciscidae), ordre des Cypriniformes

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Centre et est de l’Amérique du Nord, avec des populations introduites dans plusieurs autres régions

Où vit la tête-de-boule ?

Elle fréquente les mares, étangs, fossés, marais et cours d’eau lents, généralement dans les plaines et les plateaux, jusqu’à environ 1 500 m d’altitude.

Principales régions : Canada, États-Unis, Mexique.

  • Amérique du Nord et centrale
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître la tête-de-boule ?
  2. Où vit la tête-de-boule ?
  3. Que mange la tête-de-boule ?
  4. Comment se comporte la tête-de-boule ?
  5. Comment se reproduit la tête-de-boule ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître la tête-de-boule ?

La tête-de-boule possède un corps trapu, brun grisâtre à olive, avec une ligne sombre qui longe souvent ses flancs. Ses écailles sont petites et sa bouche est située à l’extrémité de la tête. La nageoire dorsale porte généralement une tache sombre, surtout chez les individus vivant dans des eaux peu profondes.

Pendant la période de reproduction, le mâle change nettement d’aspect. Sa tête devient presque noire, une bande sombre apparaît sur son corps et de petites excroissances rugueuses se développent sur sa tête. Ces tubercules nuptiaux l’aident à maintenir sa position et à déplacer les œufs dans le nid.

Les jeunes ressemblent déjà aux adultes, mais leur corps est plus fin et leur coloration moins contrastée. Pour l’identifier dans un aquarium ou une mare, observez surtout sa silhouette courte, sa tête arrondie et la tache sombre de sa nageoire dorsale.

Où vit la tête-de-boule ?

Dans son aire naturelle, la tête-de-boule vit au Canada, aux États-Unis et dans le nord du Mexique. Elle occupe des mares, des étangs, des marais, des fossés et des petits cours d’eau lents. Elle apprécie les fonds vaseux ou sableux, les plantes aquatiques et les endroits où des racines ou des pierres peuvent servir d’abri.

Cette espèce tolère une eau chaude, trouble et momentanément pauvre en oxygène. Cette résistance lui permet de survivre dans des mares qui deviennent difficiles pour d’autres poissons en été. Elle a aussi été déplacée par l’être humain pour servir d’appât ou de poisson d’élevage, ce qui explique sa présence introduite dans plusieurs régions du monde.

En France, la tête-de-boule n’est pas considérée comme une espèce indigène établie. Des relâchers ou des échappées isolés restent possibles, notamment depuis des aquariums ou des réserves d’appâts. Un poisson inhabituel capturé dans une mare ou un cours d’eau peut être signalé à l’Office français de la biodiversité.

Que mange la tête-de-boule ?

La tête-de-boule est omnivore et opportuniste. Elle picore les algues et les petits organismes présents sur les plantes, le fond ou les objets immergés. Elle capture aussi des larves d’insectes, de minuscules crustacés et d’autres animaux assez petits pour être avalés.

Son alimentation change selon la saison et le milieu. Dans une mare riche en végétation, elle consomme davantage d’algues et de débris organiques. Dans une eau où les insectes sont nombreux, les larves et les petits invertébrés prennent une place plus importante.

En captivité, elle ne doit pas recevoir de nourriture destinée à d’autres espèces sans vérifier sa composition et ses quantités. Les restes qui se décomposent polluent rapidement un petit aquarium et peuvent faire baisser l’oxygène de l’eau.

Comment se comporte la tête-de-boule ?

La tête-de-boule se déplace souvent en petit groupe, surtout lorsqu’elle cherche sa nourriture ou fuit un prédateur. Elle se tient près des plantes, des racines et des objets immergés, où sa couleur la rend difficile à repérer sur un fond sombre.

Durant la reproduction, le mâle choisit un emplacement abrité sous une pierre, une branche ou une végétation dense. Il nettoie la surface, attire les femelles et défend le territoire contre les autres mâles. Plusieurs femelles peuvent pondre dans le même nid.

Cette espèce supporte un manque d’oxygène plus longtemps que beaucoup de poissons d’eau douce. Elle peut remonter près de la surface lorsque l’eau devient pauvre en oxygène, mais cette tolérance ne dispense jamais d’une bonne filtration et d’une aération en aquarium.

Comment se reproduit la tête-de-boule ?

La reproduction a généralement lieu de la fin du printemps à la fin de l’été, lorsque l’eau est suffisamment chaude. Le mâle prépare un nid sous un abri et attire une femelle par des mouvements et des changements de couleur. Les œufs collants se fixent à la surface nettoyée.

Après la ponte, le mâle reste près du nid. Il ventile les œufs avec ses nageoires et chasse les intrus, y compris d’autres mâles. Une même femelle peut pondre plusieurs dizaines à quelques centaines d’œufs selon sa taille, et un mâle peut garder les pontes de plusieurs femelles.

Les œufs éclosent en quelques jours lorsque la température est favorable. Les alevins restent d’abord près du fond, puis rejoignent les zones végétalisées. Ils grandissent rapidement durant la saison chaude et peuvent se reproduire dès l’année suivante dans certaines conditions.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le mâle garde parfois dans un même nid les œufs de plusieurs femelles.
  • 2.Pendant la reproduction, sa tête devient sombre et porte de petites excroissances appelées tubercules nuptiaux.
  • 3.La tête-de-boule peut survivre à une baisse temporaire de l’oxygène, fréquente dans les mares chaudes et riches en matière organique.
  • 4.Elle est utilisée en recherche scientifique, notamment pour étudier la reproduction des poissons et les effets de la pollution de l’eau.

Ce qui menace la tête-de-boule

  • Dégradation des mares

    Le drainage des zones humides, l’envasement et la pollution peuvent supprimer les petits milieux calmes qui lui servent d’habitat. Dans son aire naturelle, ces changements touchent aussi les plantes et les invertébrés dont elle se nourrit.

  • Introductions hors aire

    Les relâchers d’individus destinés à l’aquarium ou à l’appât peuvent créer des populations introduites. Elles peuvent modifier les relations alimentaires locales et transmettre des agents pathogènes aux poissons indigènes.

  • Sécheresses estivales

    Les sécheresses prolongées assèchent les mares et concentrent les polluants. Sa tolérance au manque d’oxygène ne lui permet pas de survivre lorsque le milieu disparaît ou devient durablement toxique.

Protéger la tête-de-boule

  • Statut mondialLa tête-de-boule est classée en préoccupation mineure, LC, sur la Liste rouge mondiale de l’UICN. Aucun programme international d’élevage ou de réintroduction dédié n’est connu pour cette espèce.
  • Prévention des relâchersEn France, ne relâchez jamais un poisson d’aquarium ou un poisson utilisé comme appât dans la nature. Les introductions d’espèces aquatiques sont encadrées par le droit français et peuvent nuire aux poissons indigènes.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange la tête-de-boule ?

La tête-de-boule mange des algues, du plancton, des larves d’insectes, de petits crustacés, des graines et des débris organiques. Elle adapte son régime à ce que la mare ou le cours d’eau lui procure. En aquarium, les restes de nourriture doivent être retirés pour éviter une pollution rapide de l’eau.

Combien de temps vit la tête-de-boule ?

La tête-de-boule vit généralement 2 à 3 ans dans la nature. Certains individus atteignent 4 à 5 ans en captivité lorsque la température, l’oxygénation, la qualité de l’eau et l’alimentation restent adaptées. La durée varie selon le milieu et les conditions de vie.

Où vit la tête-de-boule ?

La tête-de-boule vit naturellement au Canada, aux États-Unis et dans le nord du Mexique. Elle fréquente les mares, étangs, marais, fossés et cours d’eau lents. Elle n’est pas considérée comme une espèce indigène établie en France, même que des relâchers isolés soient possibles.

La tête-de-boule est-elle dangereuse ?

La tête-de-boule est sans danger pour les personnes. Elle ne possède ni venin ni dents capables de blesser gravement. Il faut toutefois se laver les mains après avoir touché un poisson ou l’eau d’un aquarium, puis ne jamais relâcher l’animal dans le milieu naturel.

Quelle taille fait la tête-de-boule ?

La tête-de-boule mesure généralement 5 à 8 cm de longueur totale. Les plus grands individus peuvent approcher 10 cm. Sa silhouette est courte et trapue, avec une tête arrondie, ce qui la distingue de nombreux petits poissons plus élancés.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Que fait principalement le mâle tête-de-boule après la ponte ?
  2. 2.Dans quel type de milieu la tête-de-boule vit-elle le plus souvent ?
  3. 3.Quel est le régime alimentaire de la tête-de-boule ?

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
  2. FishBase, Pimephales promelas, Fathead minnow fishbase.se
  3. USGS, Nonindigenous Aquatic Species Database nas.er.usgs.gov

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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