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Le potoroo à long nez (Potorous tridactylus)
NT
Potorous tridactylus

Potoroo à long nez

Potorous tridactylus

Aussi appelé rat-kangourou à long nez, potoroo commun

Le potoroo à long nez est un petit marsupial australien proche des kangourous, reconnaissable à son museau allongé et à ses bonds rapides. Il vit dans les sous-bois du sud-est de l’Australie et en Tasmanie, souvent la nuit. L’UICN le classe dans la catégorie « quasi menacé », car ses habitats subissent plusieurs pressions.

Statut
Quasi menacéepopulation inconnue
Taille
34 à 38 cm pour le corps, avec une queue de 24 à 26 cm
Poids
0,7 à 1,6 kg, les mâles étant généralement plus lourds
Longévité
Environ 5 à 6 ans dans la nature ; des individus peuvent atteindre environ 8 ans en captivité
Régime
OmnivoreIl mange surtout des champignons souterrains, des racines, des tubercules, des fruits et des graines, avec aussi des insectes et d’autres petits invertébrés.
Mode de vie
Nocturne, plutôt solitaire
Famille
Potoroidés (Potoroidae), ordre des Diprotodontes (Diprotodontia)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

sud-est de l’Australie et Tasmanie

Où vit le potoroo à long nez ?

Il fréquente les sous-bois denses, les landes côtières, les fourrés et les forêts humides, du niveau de la mer jusqu’à des altitudes modérées.

Principales régions : Australie, Nouvelle-Galles-du-Sud, Victoria, Tasmanie.

  • Océanie
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le potoroo à long nez ?
  2. Où vit le potoroo à long nez ?
  3. Que mange le potoroo à long nez ?
  4. Comment vit le potoroo à long nez ?
  5. Comment se reproduit le potoroo à long nez ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le potoroo à long nez ?

Le potoroo à long nez a un corps trapu couvert d’un pelage brun grisâtre, parfois plus roux sur les flancs. Son museau pointu, ses petits yeux et ses oreilles arrondies lui donnent une silhouette différente de celle d’un rat. Sa queue, presque aussi longue que son corps, aide à garder l’équilibre lorsqu’il se déplace par bonds.

Ses pattes arrière sont plus grandes que ses pattes avant, comme chez les kangourous. Il marche parfois à quatre pattes pour fouiller la litière de feuilles, puis bondit lorsqu’il est surpris. Les doigts de ses pattes avant l’aident à gratter la terre et à déterrer les aliments.

La taille et la couleur changent selon le sexe, l’âge et la région. Les mâles sont souvent plus lourds que les femelles, tandis que les jeunes restent longtemps associés aux zones de végétation dense où ils peuvent se cacher.

Où vit le potoroo à long nez ?

L’espèce vit dans le sud-est de l’Australie, notamment dans certaines régions de Nouvelle-Galles-du-Sud et du Victoria, ainsi qu’en Tasmanie. Elle occupe aussi bien des forêts tempérées humides que des landes et des fourrés proches du littoral, à condition que le couvert végétal reste suffisamment épais.

Le sol de son habitat doit contenir une litière de feuilles, des racines et des champignons souterrains. Les buissons bas lui servent à la fois d’abri et de couloir de déplacement. Après une coupe forestière ou un incendie, la présence de refuges végétaux peut donc déterminer la vitesse à laquelle une population revient.

Le potoroo à long nez peut vivre dans des parcs nationaux et des réserves naturelles, mais la protection d’une zone isolée ne suffit pas toujours. Les routes, les prédateurs introduits et la disparition des liaisons entre les parcelles de végétation compliquent ses déplacements.

Que mange le potoroo à long nez ?

Il recherche surtout des champignons qui poussent sous la surface du sol, notamment les fructifications souterraines appelées truffes au sens large. Pour les trouver, il renifle la terre puis la gratte avec ses pattes avant. Son odorat joue donc un rôle majeur dans son alimentation nocturne.

Il consomme aussi des racines, des tubercules, des graines, des fruits tombés et des parties tendres de plantes. Des insectes, des vers et d’autres petits invertébrés complètent parfois ses repas, surtout lorsque les ressources végétales ou les champignons sont moins disponibles.

En creusant, il retourne de petites portions de sol et peut disperser des spores de champignons. Ces champignons s’associent aux racines des arbres et des plantes, ce qui donne à l’animal un rôle dans le fonctionnement de la forêt.

Comment vit le potoroo à long nez ?

Le potoroo à long nez sort principalement après le coucher du soleil et reste actif pendant la nuit. Il se déplace en suivant des passages discrets entre les herbes, les buissons et les troncs tombés. Il peut parcourir plusieurs centaines de mètres pour chercher sa nourriture, selon la qualité de son territoire.

Il vit plutôt seul, même si les territoires de plusieurs individus peuvent se chevaucher. Les rencontres sont plus fréquentes autour de ressources abondantes ou pendant la période de reproduction. L’animal communique surtout par les odeurs et par des marques laissées dans son environnement.

Le renard roux et le chat domestique retourné à l’état sauvage représentent des dangers importants. En cas d’alerte, le potoroo peut se figer dans la végétation ou partir rapidement par bonds courts, en profitant de son corps compact et de sa bonne capacité à se faufiler.

Comment se reproduit le potoroo à long nez ?

La femelle donne généralement naissance à un seul petit après une gestation courte, d’environ 38 jours. À la naissance, le jeune est minuscule et incomplètement développé. Il rejoint seul la poche ventrale, guidé par son odorat et ses pattes avant, puis s’accroche à une mamelle.

Le petit reste plusieurs mois dans la poche, où il poursuit sa croissance. Il commence ensuite à sortir brièvement tout en revenant téter et dormir dans cet abri. Après la sortie de la poche, il peut encore dépendre de sa mère pendant plusieurs semaines.

Comme chez d’autres marsupiaux, une nouvelle gestation peut être retardée par une diapause embryonnaire. L’embryon reste alors en attente avant de poursuivre son développement, ce qui aide la femelle à adapter les naissances aux départs successifs de ses jeunes.

Le saviez-vous ?

  • 1.Il peut détecter des champignons cachés sous la terre grâce à son odorat, puis les déterrer avec ses petites pattes griffues.
  • 2.Son nom scientifique tridactylus signifie « à trois doigts », en référence à la forme de ses pattes postérieures.
  • 3.Un seul jeune naît habituellement à la fois, mais la femelle peut déjà porter un embryon en attente pendant qu’un autre petit grandit.
  • 4.En retournant le sol, il contribue à disperser des spores de champignons associés aux racines des plantes.

Ce qui menace le potoroo à long nez

  • Perte des fourrés

    Le défrichement, l’urbanisation et certaines modifications des forêts réduisent les zones de végétation dense dont il a besoin pour se nourrir et se cacher.

  • Prédateurs introduits

    Les renards roux et les chats retournés à l’état sauvage peuvent tuer des potoroos, surtout dans les secteurs où les abris végétaux ont été dégradés.

  • Feux et fragmentation

    Les incendies très étendus ou trop fréquents peuvent supprimer les champignons et les refuges. Les routes isolent ensuite les petits groupes et provoquent parfois des collisions.

Protéger le potoroo à long nez

  • Réserves protégéesDes populations vivent dans des parcs nationaux et des réserves australiennes, notamment dans le parc national de Wilsons Promontory, dans le Victoria, et le parc national de Booderee, en Nouvelle-Galles-du-Sud.
  • Protection régionaleL’espèce est protégée par les réglementations de la faune sauvage des États et territoires australiens. La conservation de la végétation basse, des sous-bois et des continuités entre habitats fait partie des mesures utiles.
  • Suivi des populationsLes gestionnaires suivent sa présence par des pièges photographiques, des relevés de terrain et l’étude des habitats. Ces suivis servent à repérer les secteurs où les renards, les chats et les incendies posent le plus de problèmes.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange le potoroo à long nez ?

Le potoroo à long nez mange surtout des champignons souterrains, qu’il déterre avec ses pattes. Il consomme aussi des racines, des tubercules, des fruits, des graines, des insectes et d’autres petits invertébrés. Sa nourriture varie selon la saison et les ressources disponibles dans son habitat.

Combien de temps vit le potoroo à long nez ?

Le potoroo à long nez vit généralement environ 5 à 6 ans dans la nature. Des individus maintenus dans de bonnes conditions en captivité peuvent atteindre environ 8 ans, mais la longévité varie selon la santé, l’alimentation et les conditions de vie.

Où vit le potoroo à long nez ?

Le potoroo à long nez vit dans le sud-est de l’Australie et en Tasmanie. Il recherche les forêts tempérées humides, les landes et les fourrés, souvent près du littoral. Il a besoin d’un sous-bois dense et d’un sol riche en champignons, racines et petits invertébrés.

Le potoroo à long nez est-il dangereux ?

Le potoroo à long nez n’est pas dangereux pour les personnes. C’est un petit animal discret qui cherche généralement à fuir. Il ne faut toutefois pas tenter de le saisir, car tout animal sauvage peut mordre ou se blesser lorsqu’il est capturé.

Quelle taille fait le potoroo à long nez ?

Le potoroo à long nez mesure environ 34 à 38 cm pour le corps, auxquels s’ajoutent 24 à 26 cm de queue. Il pèse généralement entre 0,7 et 1,6 kg, les mâles étant souvent plus lourds que les femelles.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quel aliment le potoroo à long nez recherche-t-il souvent sous la terre ?
  2. 2.Sur quel continent vit naturellement le potoroo à long nez ?
  3. 3.Combien de petits la femelle met-elle généralement au monde à la fois ?

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
  2. Australian Government, Species Profile and Threats Database environment.gov.au
  3. Australian Museum, Long-nosed potoroos australian.museum

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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