
Potoroo à face large
Potorous platyops
Le potoroo à face large était un petit marsupial terrestre du sud-ouest de l’Australie. Son museau large et ses pattes postérieures courtes le distinguaient des autres potoroos. Il vivait dans des fourrés côtiers et avait disparu vers 1875, probablement sous l’effet de plusieurs changements causés par les activités humaines.
- Statut
- ÉteinteDisparu vers 1875, le dernier spécimen connu ayant été collecté dans la région d’Albany, en Australie-Occidentale.
- Taille
- 24 à 26 cm pour le corps, avec une queue d’environ 22 à 24 cm
- Poids
- environ 1,5 kg
- Longévité
- Inconnue, car l’espèce avait disparu avant que sa longévité soit étudiée.
- Régime
- HerbivoreIl mangeait probablement des feuilles, des tiges, des racines, des tubercules et des champignons trouvés au sol.
- Mode de vie
- Nocturne, solitaire
- Famille
- Potoroidés (Potoroidae), ordre des Diprotodontes (Diprotodontia)
Fiche vérifiée le · 4 min de lecture
Où vivait le potoroo à face large ?
Il fréquentait les fourrés côtiers et les végétations denses du sud-ouest de l’Australie, près du niveau de la mer.
Principales régions : Australie-Occidentale.
- Océanie
Sommaire11 parties
Comment reconnaître le potoroo à face large ?
Le potoroo à face large était un petit marsupial dont le corps mesurait environ 25 centimètres. Sa silhouette rappelait celle d’un rat-kangourou ou d’un petit wallaby, avec des pattes arrière développées, une queue assez longue et un corps couvert de poils brun grisâtre.
Son caractère le plus distinctif était son museau large, associé à des pieds postérieurs plus courts que ceux de plusieurs espèces proches. Les descriptions disponibles reposaient surtout sur des spécimens naturalisés et des os, car aucun dessin détaillé de l’animal vivant n’avait permis d’étudier précisément toutes ses couleurs.
Où vivait le potoroo à face large ?
Il vivait dans le sud-ouest de l’Australie-Occidentale, autour d’Albany et de King George Sound. Cette région comprenait des fourrés denses, des landes et des zones de végétation basse où il pouvait se déplacer à couvert.
Les informations sur son habitat restaient limitées, car les naturalistes avaient recueilli peu d’observations directes. Les spécimens connus provenaient de zones côtières ou proches du littoral, probablement à faible altitude.
Que mangeait le potoroo à face large ?
Son régime exact n’avait pas été observé en détail. Comme les autres potoroos et rats-kangourous, il devait rechercher au sol des végétaux tendres, des racines, des tubercules, des graines et des champignons.
Son museau large et ses habitudes de fouille laissaient penser qu’il retournait la litière et la terre meuble avec son nez et ses pattes. Cette recherche nocturne pouvait aussi l’amener à consommer de petits invertébrés, mais cette possibilité n’était pas suffisamment documentée pour classer son régime comme omnivore.
Comment vivait le potoroo à face large ?
Il était probablement surtout actif la nuit, comme la majorité des potoroos. La végétation dense lui servait de refuge pendant la journée et limitait les risques liés aux prédateurs.
Les indices disponibles faisaient penser à un animal discret et plutôt solitaire. Les scientifiques ne connaissaient ni la taille de son domaine vital ni la construction précise de son abri, car les observations de terrain avaient été très rares.
Comment se reproduisait le potoroo à face large ?
Aucune observation directe de sa reproduction n’avait été conservée. Comme les autres marsupiaux de sa famille, la femelle devait probablement donner naissance à un très petit nouveau-né qui terminait son développement dans une poche ventrale.
Les potoroos actuels peuvent avoir une reproduction souple, avec un embryon maintenu en pause pendant que le jeune grandit dans la poche. Ce mécanisme est connu chez des espèces proches, mais il n’avait pas été démontré directement chez le potoroo à face large.
Le saviez-vous ?
- 1.John Gould décrivit l’espèce en 1844, à une époque où plusieurs petits marsupiaux australiens étaient encore inconnus des zoologistes européens.
- 2.Son nom scientifique, Potorous platyops, fait référence à l’aspect large de sa face.
- 3.L’espèce ne fut connue que dans une petite partie du sud-ouest de l’Australie-Occidentale, autour de l’actuelle ville d’Albany.
- 4.Les scientifiques doivent reconstruire son mode de vie à partir de spécimens de musée et de comparaisons avec les potoroos encore vivants.
Pourquoi le potoroo à face large a disparu
Destruction des fourrés
La transformation des végétations côtières en terres agricoles et en zones habitées réduisit probablement les refuges disponibles dans son aire limitée.
Prédateurs introduits
Les chats et les renards introduits en Australie ont fortement touché de nombreux petits marsupiaux. Leur rôle précis dans la disparition de cette espèce restait difficile à mesurer.
Aire très réduite
Une répartition limitée autour d’Albany rendait la population vulnérable aux changements rapides du milieu, aux incendies et aux perturbations humaines.
Ce qu’il en reste aujourd’hui
- Spécimens de muséeDes spécimens attribués à l’espèce sont conservés dans des collections scientifiques, notamment au Natural History Museum de Londres et au Western Australian Museum. Ils servent encore aux études taxonomiques et historiques.
- Aucun retour possibleAucun programme de réintroduction ou d’élevage du potoroo à face large n’était documenté. Les recherches actuelles sur les collections et l’ADN ancien peuvent surtout aider à comprendre sa disparition et celle d’autres marsupiaux.
Questions fréquentes
Le potoroo à face large existe-t-il encore dans un zoo ?
Non. Aucun individu vivant n’était conservé en captivité et aucun élevage n’avait permis de maintenir l’espèce. Les seules traces actuellement accessibles sont des spécimens, des os, des descriptions anciennes et les données conservées dans les collections des musées.
Pourquoi le potoroo à face large a-t-il disparu ?
La cause unique n’était pas établie. La disparition résultait probablement d’un ensemble de facteurs, notamment la réduction des fourrés, les prédateurs introduits comme les renards et les chats, les incendies et la très petite taille de son aire connue.
Était-il un kangourou ?
Il appartenait à la même grande branche de marsupiaux que les kangourous, les wallabies et les wombats, l’ordre des Diprotodontes. Il était cependant beaucoup plus petit et faisait partie de la famille des Potoroidés, avec les potoroos et les rats-kangourous.
Quelle différence avait-il avec un rat ?
Son corps pouvait rappeler celui d’un gros rat, mais il s’agissait d’un marsupial. La femelle portait son petit dans une poche, ses pattes arrière étaient adaptées aux bonds et son crâne possédait les caractéristiques des potoroos.
Peut-on recréer cette espèce grâce à l’ADN ?
Les fragments d’ADN conservés dans certains spécimens peuvent aider à étudier ses liens de parenté et son histoire. Ils ne suffisent pas actuellement à recréer un animal vivant, car il faudrait aussi un génome exploitable, une femelle porteuse et une méthode sûre de développement.
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Sources
- UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
- Australian Museum, mammifères d’Australie australian.museum
- Western Australian Museum, collections et biodiversité d’Australie-Occidentale museum.wa.gov.au
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





