
Parasaurolophe
Parasaurolophus walkeri
Aussi appelé Parasaurolophus
Le parasaurolophe était un grand dinosaure herbivore dont la crête formait un long tube au-dessus de la tête. Parasaurolophus walkeri vivait dans l’actuel Canada, il y a environ 76 millions d’années. Ses fossiles révèlent l’anatomie de cette crête, tandis que son rôle dans les sons et la communication repose sur des modèles et des comparaisons.
- Époque
- Crétacé supérieur (Campanien), environ 77 à 73 millions d’années pour le genre ; autour de 76 millions d’années pour Parasaurolophus walkeri.
- Découverte
- Le squelette de référence a été découvert en 1920 dans le sud de l’Alberta, au Canada, puis nommé par William Parks en 1922 ; aucun fossile attribué avec certitude à ce genre n’est connu en France.
- Taille
- Environ 9 à 10 mètres de longueur pour un adulte de Parasaurolophus walkeri, selon les reconstitutions.
- Poids
- Environ 2 à 3 tonnes pour un adulte, une estimation qui varie selon les méthodes de reconstitution.
- Longévité
- Inconnue : aucune durée de vie fiable n’est établie pour cette espèce.
- Régime
- HerbivoreSon bec et ses batteries de dents indiquent une alimentation végétale ; les plantes précisément consommées par cette espèce restent mal connues.
- Mode de vie
- Une vie en groupe est plausible par comparaison avec d’autres hadrosaures, mais l’organisation sociale de Parasaurolophus walkeri reste inconnue.
- Famille
- Hadrosauridés (Hadrosauridae), ordre des Ornithischiens (Ornithischia)
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Où vivait le parasaurolophe ?
Il vivait dans des plaines parcourues de rivières, avec une végétation abondante, à proximité de la mer intérieure qui traversait alors l’Amérique du Nord.
Principales régions : Canada, États-Unis.
- Amérique du Nord et centrale
Sommaire10 parties
À quoi ressemblait le parasaurolophe ?
Son signe le plus reconnaissable était une crête osseuse allongée, dirigée vers l’arrière du crâne. Chez Parasaurolophus walkeri, elle dépassait largement derrière la tête. Les fossiles montrent qu’elle était creuse et traversée par des conduits nasaux. Sa forme extérieure et son organisation interne sont donc connues, même si les tissus mous ont presque entièrement disparu.
Le squelette révèle un corps volumineux, des pattes arrière plus longues que les pattes avant et une longue queue. Les reconstitutions d’adultes donnent généralement 9 à 10 mètres de longueur. Comme chez les autres hadrosaures, le museau se terminait par un large bec. La couleur de sa peau n’est pas connue : les teintes des illustrations sont des choix d’artistes.
Quand et où vivait le parasaurolophe ?
Parasaurolophus walkeri est connu dans la formation de Dinosaur Park, en Alberta. Une formation géologique est un ensemble de couches de roches qui conserve les traces d’anciens milieux. Ces dépôts datent du Campanien, une partie du Crétacé supérieur. L’espèce vivait autour de 76 millions d’années avant notre époque, bien avant la disparition des dinosaures non aviens, survenue il y a 66 millions d’années.
D’autres espèces du genre ont été découvertes dans la formation de Kaiparowits, en Utah, et dans celle de Kirtland, au Nouveau-Mexique. Les points de la carte indiquent ces régions fossilifères actuelles, sans délimiter toute son ancienne aire de vie. À cette époque, une mer intérieure divisait l’Amérique du Nord, et les parasaurolophes vivaient sur les terres situées à l’ouest.
Que mangeait-il avec son bec et ses dents ?
Le bec servait à saisir ou à couper les plantes. Plus loin dans la bouche, de nombreuses dents étaient regroupées en ensembles serrés appelés batteries dentaires. Quand une dent s’usait, une autre pouvait prendre sa place. Cette organisation, conservée dans les fossiles, permettait de traiter une grande quantité de végétaux et constitue un indice solide de son régime herbivore.
Les mouvements des mâchoires et l’usure des dents des hadrosaures montrent une préparation mécanique de la nourriture avant son passage dans le tube digestif. En revanche, nous ne disposons pas d’un menu précis pour Parasaurolophus walkeri. Des feuilles, des rameaux ou d’autres parties de plantes sont plausibles, mais attribuer une plante particulière à cette espèce demanderait des preuves supplémentaires.
Comment se déplaçait-il et communiquait-il ?
L’anatomie de ses membres indique qu’il pouvait se déplacer sur quatre pattes et probablement aussi sur ses deux pattes arrière. Des pistes fossiles d’autres hadrosaures confirment que ces deux façons de marcher existaient dans la famille. On ne connaît toutefois pas sa vitesse avec précision, et les films montrant une course rapide ne constituent pas une mesure scientifique.
Les conduits de la crête ont pu agir comme une caisse de résonance et modifier les sons produits par l’animal. Cette fonction est soutenue par des modèles anatomiques et acoustiques, sans qu’un cri original puisse être retrouvé. La crête pouvait aussi servir de signal visuel. Une vie en groupe est envisageable, mais la taille des groupes et leurs relations restent inconnues.
Ce que nous apprennent ses fossiles
Le spécimen qui a servi à décrire Parasaurolophus walkeri associe un crâne à une grande partie du squelette. Il est conservé au Musée royal de l’Ontario, à Toronto. Les os établissent la présence de la crête, les proportions du corps et la structure des dents. La masse, elle, doit être calculée en reconstituant le volume des muscles et des autres tissus disparus.
Un jeune Parasaurolophus découvert en Utah, surnommé « Joe », possédait déjà une petite crête arrondie. L’étude de ses os suggère qu’il avait moins d’un an lorsqu’il est mort ; il n’est pas attribué à l’espèce walkeri. Ce fossile éclaire la croissance du genre. Les rôles respectifs de la crête dans les sons, la reconnaissance et l’affichage restent discutés.
Le saviez-vous ?
- 1.Le nom Parasaurolophus signifie approximativement « près du lézard à crête » : il fait référence à une comparaison avec un autre dinosaure, Saurolophus.
- 2.La longue crête contenait une partie des voies nasales. L’air y suivait donc un trajet beaucoup plus compliqué que ne le laisse deviner le museau.
- 3.Les modèles acoustiques permettent de tester les résonances de la crête, mais les sons obtenus ne sont pas des enregistrements de ses véritables cris.
- 4.Le jeune fossile surnommé « Joe » montre que la crête commençait à se développer très tôt, bien avant que l’animal atteigne sa taille adulte.
Ce qu’il en reste aujourd’hui
- Le spécimen de référenceLe Musée royal de l’Ontario, à Toronto, conserve le spécimen de référence de Parasaurolophus walkeri. Ses collections de dinosaures permettent de comparer cet animal avec d’autres espèces du Crétacé ; vérifiez les espaces accessibles avant une visite.
Questions fréquentes
À quoi servait sa grande crête ?
Les fossiles montrent qu’elle contenait des conduits reliés au nez. Des modèles indiquent qu’elle pouvait modifier les sons, un peu comme un tube résonant. Elle pouvait aussi aider les animaux à se reconnaître. Ces fonctions sont des hypothèses scientifiques étayées ; leur importance exacte reste discutée.
Pouvait-il respirer sous l’eau avec sa crête ?
L’idée d’une crête utilisée comme un tuba a été proposée autrefois. L’anatomie fossile ne montre pas d’ouverture à son extrémité qui aurait permis ce fonctionnement. Le parasaurolophe était un herbivore terrestre. Sa capacité éventuelle à nager ne prouverait pas qu’il utilisait sa crête pour respirer sous l’eau.
Était-il dangereux pour les autres dinosaures ?
Il mangeait des végétaux, comme l’indiquent son bec et ses dents. Un adulte de plusieurs tonnes pouvait néanmoins être difficile à attaquer. Ses gestes de défense ne sont pas connus précisément : nous ne pouvons pas affirmer qu’il utilisait sa crête comme une arme ou qu’il adoptait une stratégie particulière.
A-t-il vécu en France ?
Aucun fossile attribué avec certitude à Parasaurolophus n’est connu en France. Les découvertes reconnues viennent d’Amérique du Nord. Parasaurolophus walkeri est documenté en Alberta, au Canada, tandis que d’autres espèces du genre ont été trouvées dans l’Utah et le Nouveau-Mexique, aux États-Unis.
Pourquoi ignore-t-on sa couleur et son âge maximal ?
Les os se fossilisent plus facilement que les pigments et les tissus mous. Aucun indice reconnu ne permet actuellement de restituer la couleur de cette espèce. Les lignes de croissance des os peuvent renseigner sur l’âge d’un individu, mais elles ne suffisent pas ici à établir la durée maximale de sa vie.
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Autour de cet animal
Sources
- Natural History Museum de Londres, Dino Directory : Parasaurolophus nhm.ac.uk
- Musée royal de l’Ontario, collections de paléontologie et dinosaures rom.on.ca
- PeerJ, Farke et collaborateurs (2013), Ontogeny in the tube-crested dinosaur Parasaurolophus (Hadrosauridae) and heterochrony in hadrosaurids peerj.com
- Wikipédia, Parasaurolophus fr.wikipedia.org
Mis à jour le . Datations et mensurations selon les publications scientifiques ; elles évoluent avec les nouvelles découvertes




