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La mygale de Martinique (Caribena versicolor)
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Caribena versicolor

Mygale de Martinique

Caribena versicolor

Aussi appelé Mygale à pattes roses des Antilles, Caribena versicolor

La mygale de Martinique, Caribena versicolor, est une araignée arboricole endémique de cette île des Petites Antilles. Ses jeunes sont souvent bleu métallique, tandis que les adultes portent des teintes vertes, bleues et roses. L’espèce n’a pas fait l’objet d’une évaluation mondiale complète permettant de connaître précisément l’état de ses populations.

Statut
Données insuffisantespopulation inconnue
Taille
corps d’environ 4 à 6 cm, avec une envergure des pattes pouvant atteindre 15 à 18 cm
Poids
environ 10 à 20 g chez l’adulte, avec des variations selon le sexe et l’état de la mygale
Longévité
femelles souvent 10 à 15 ans en captivité, mâles généralement 2 à 4 ans après leur maturité sexuelle ; la durée de vie sauvage est moins bien connue
Régime
InsectivoreElle capture surtout des insectes et autres petits arthropodes, et peut parfois saisir de petites proies vertébrées.
Mode de vie
Nocturne, solitaire
Famille
Théraphosidés (Theraphosidae), ordre des Araignées (Araneae)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

forêts tropicales humides de la Martinique

Où vit la mygale de Martinique ?

Elle vit dans les arbres et les arbustes des forêts tropicales humides de Martinique, généralement à basse ou moyenne altitude.

Principales régions : Martinique, France.

  • Amérique du Nord et centrale
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître la mygale de Martinique ?
  2. Où vit la mygale de Martinique ?
  3. Que mange la mygale de Martinique ?
  4. Comment se comporte la mygale de Martinique ?
  5. Comment se reproduit la mygale de Martinique ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître la mygale de Martinique ?

Cette mygale possède un corps velu et huit longues pattes adaptées à la vie dans les arbres. Les jeunes individus sont souvent d’un bleu métallique très marqué. En grandissant, ils prennent des reflets verts et bleus, avec des nuances roses ou violettes sur les extrémités des pattes et l’abdomen.

La femelle adulte est généralement plus grande et plus massive que le mâle. Comme toutes les araignées, elle possède huit pattes et deux chélicères, les pièces qui servent à saisir les proies et à injecter le venin. Sa taille varie selon l’âge, le sexe et les conditions de croissance.

Le nom scientifique a changé : l’espèce a longtemps été appelée Avicularia versicolor. Les spécialistes la placent aujourd’hui dans le genre Caribena, qui ne comprend que quelques espèces proches des Antilles.

Où vit la mygale de Martinique ?

Caribena versicolor vit naturellement en Martinique, dans les zones où subsistent des arbres, une forte humidité et des abris végétaux. Elle se rencontre surtout dans les forêts tropicales, où les troncs, les branches creuses et les feuilles enroulées lui permettent de construire une retraite.

C’est une espèce arboricole. Elle installe souvent une toile en forme de tube ou de nappe entre des branches, dans une cavité ou derrière une touffe de feuilles. Cette toile sert de refuge et l’aide à détecter les vibrations d’un insecte qui s’approche.

La répartition exacte à l’intérieur de l’île reste moins bien documentée que celle d’animaux étudiés depuis longtemps. Les forêts humides martiniquaises sont toutefois les milieux les plus favorables à son maintien.

Que mange la mygale de Martinique ?

Elle chasse principalement des insectes comme les grillons, les blattes, les criquets et divers coléoptères. Elle peut aussi capturer d’autres arthropodes lorsque ceux-ci passent près de sa toile ou de son abri.

Cette mygale ne tisse pas une grande toile destinée à piéger les insectes en plein vol. Elle attend plutôt à proximité de sa retraite, puis se précipite sur une proie détectée par les vibrations du support. Elle immobilise ensuite celle-ci avec ses chélicères.

Les grandes femelles peuvent occasionnellement s’attaquer à de petites proies vertébrées, mais les insectes constituent l’essentiel de son alimentation. Elle ne mâche pas sa nourriture : des sucs digestifs liquéfient les tissus, que l’araignée aspire ensuite.

Comment se comporte la mygale de Martinique ?

Elle est surtout active la nuit, lorsque la température baisse et que de nombreux insectes circulent. Pendant la journée, elle reste souvent cachée dans sa toile-abri. Chaque individu occupe généralement son propre refuge et évite les autres mygales.

Lorsqu’elle se sent menacée, elle peut prendre une posture défensive, fuir rapidement ou mordre en dernier recours. Comme d’autres mygales d’Amérique, elle peut aussi projeter des poils urticants présents sur son abdomen. Ces poils irritent la peau et les yeux, ce qui justifie de ne jamais la manipuler.

Son venin est destiné à de petites proies et les morsures sont peu fréquentes chez l’être humain. Une morsure reste toutefois douloureuse et peut provoquer une réaction locale. En cas de morsure, il faut appeler le 15 ou le 112 si la personne présente un malaise, une difficulté à respirer ou une réaction importante.

Comment se reproduit la mygale de Martinique ?

Le mâle atteint la maturité plus tôt et vit généralement moins longtemps que la femelle. Après sa dernière mue, il fabrique une petite toile spéciale sur laquelle il dépose son sperme, puis le recueille avec des structures situées au bout de ses pédipalpes.

Lors de l’accouplement, il doit approcher la femelle avec prudence. Il utilise ses pattes antérieures pour maintenir ses chélicères à distance. La femelle peut parfois tuer le mâle, comme cela arrive chez plusieurs araignées, mais cette issue n’est pas systématique.

Après la fécondation, la femelle fabrique un cocon de soie contenant généralement plusieurs dizaines à plus d’une centaine d’œufs. Les jeunes restent d’abord proches du cocon, puis se dispersent après leur première mue. Leur couleur bleue change au fil des mues suivantes.

Le saviez-vous ?

  • 1.Les jeunes sont souvent bleu métallique, une coloration qui devient plus verte et plus rosée après plusieurs mues.
  • 2.Elle a été longtemps classée dans le genre Avicularia avant d’être transférée dans le genre Caribena.
  • 3.Ses pattes portent des structures qui l’aident à grimper sur les surfaces végétales et à se déplacer dans les branches.
  • 4.Une mygale ne possède pas d’oreilles comme les nôtres : elle détecte surtout les vibrations grâce aux soies sensibles de ses pattes.

Ce qui menace la mygale de Martinique

  • Forêts fragmentées

    La coupe des arbres, l’urbanisation et la fragmentation des forêts peuvent supprimer les cavités, les branches et l’humidité nécessaires à cette espèce arboricole.

  • Prélèvements illégaux

    Sa coloration attire le commerce des animaux de collection. Des prélèvements non contrôlés peuvent fragiliser des populations locales, surtout chez une espèce limitée à une seule île.

  • Données insuffisantes

    L’abondance réelle et l’évolution des populations sauvages sont mal connues. Cette lacune empêche de mesurer précisément l’effet des changements d’habitat.

Protéger la mygale de Martinique

  • Protection des forêtsLa conservation des forêts tropicales martiniquaises, notamment dans les espaces protégés et le Parc naturel régional de Martinique, préserve les arbres et les refuges de l’espèce.
  • Commerce encadréLes théraphosidés sont concernés par la CITES, avec une inscription en annexe II pour le groupe couvert par les annexes. Les échanges internationaux nécessitent donc des documents conformes aux règles en vigueur.
  • Élevage responsableL’élevage en captivité peut réduire la demande d’animaux prélevés dans la nature, à condition de choisir des individus dont l’origine légale est documentée et de respecter les obligations françaises applicables.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

La mygale de Martinique est-elle dangereuse ?

Elle n’est généralement pas considérée comme dangereuse pour un adulte en bonne santé, mais sa morsure peut être douloureuse et ses poils urticants irritent la peau et les yeux. Il ne faut pas la prendre dans la main. Après une morsure, appelez le 15 ou le 112 en cas de malaise, de gêne respiratoire ou de réaction importante.

Pourquoi les jeunes sont-ils bleus ?

La couleur bleue provient de la structure et de la disposition de certaines écailles et soies, qui réfléchissent la lumière. Elle change avec les mues et devient souvent plus verte, violette ou rosée chez l’adulte. La coloration varie toutefois selon l’âge, l’éclairage et l’individu.

Peut-on garder cette mygale chez soi en France ?

La détention dépend des règles françaises applicables aux animaux d’espèces non domestiques, ainsi que de l’origine de l’animal et des règles CITES. Avant tout achat, demandez les justificatifs d’origine légale et vérifiez les obligations auprès des services de l’État ou d’un professionnel compétent.

Que faire si j’en trouve une dans la nature ?

Ne la touchez pas et éloignez les enfants ainsi que les animaux domestiques. Une mygale sauvage observée en Martinique doit rester sur place. Si elle se trouve dans un lieu dangereux ou si vous suspectez un trafic, contactez les services locaux compétents, l’OFB ou une association naturaliste.

La mygale de Martinique fabrique-t-elle une grande toile ?

Elle construit surtout une retraite de soie, souvent tubulaire, dans les branches, les cavités ou les feuilles. Cette structure lui sert d’abri et de poste d’attente. Elle ne fabrique pas une grande toile régulière comme celles de nombreuses araignées qui capturent des insectes en plein vol.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quel milieu la mygale de Martinique vit-elle principalement ?
  2. 2.Quelle couleur les jeunes mygales de Martinique présentent-elles souvent ?
  3. 3.Que mange principalement cette mygale ?

Autour de cet animal

Pour aller plus loin

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
  2. MNHN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
  3. Parc naturel régional de Martinique, patrimoine naturel pnr-martinique.com

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

Espèces proches