
Murin de Daubenton
Myotis daubentonii
Aussi appelé Vespertilion de Daubenton, chauve-souris de Daubenton
Le murin de Daubenton est une petite chauve-souris insectivore qui chasse au ras des eaux calmes. Ses grands pieds et sa membrane entre les pattes lui permettent de saisir des insectes à la surface. Présent dans une grande partie de la France, il est protégé et classé en préoccupation mineure sur la Liste rouge nationale.
- Statut
- Préoccupation mineurepopulation stable
- Taille
- Corps de 4,5 à 5,5 cm, queue de 3 à 4 cm et envergure de 24 à 27,5 cm
- Poids
- Environ 7 à 15 g
- Longévité
- Souvent 4 à 5 ans dans la nature, avec des individus pouvant dépasser 20 ans
- Régime
- InsectivoreIl capture surtout des insectes et d’autres petits arthropodes volant au-dessus de l’eau, notamment des moustiques, des moucherons et de petits papillons nocturnes.
- Mode de vie
- Nocturne, en petits groupes, parfois en colonies
- Famille
- Vespertilionidés (Vespertilionidae), ordre des Chiroptères (Chiroptera)
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit le murin de Daubenton ?
Il fréquente les étangs, lacs, rivières lentes et canaux bordés d’arbres, depuis les plaines jusqu’à environ 1 500 mètres selon les régions.
Principales régions : France, Royaume-Uni, Allemagne, Pologne, Suède, Russie, Kazakhstan, Japon.
- Europe
- Asie
Sommaire11 parties
Comment reconnaître le murin de Daubenton ?
Le murin de Daubenton mesure environ 4,5 à 5,5 centimètres de la tête au corps. Son dos est brun à brun roux, tandis que son ventre est plus clair. Son museau est court, ses oreilles sont arrondies et ses grands pieds dépassent nettement lorsque ses ailes sont repliées.
En vol, il se reconnaît surtout à sa trajectoire régulière au-dessus de l’eau, souvent à moins de 30 centimètres de la surface. Il peut sembler effleurer l’eau avec ses pieds ou sa membrane caudale. L’identification certaine demande toutefois une observation rapprochée, une écoute ultrasonore ou l’avis d’un spécialiste.
Où vit le murin de Daubenton ?
Cette chauve-souris recherche les rivières lentes, les étangs, les lacs, les canaux et les gravières en eau. Elle apprécie les berges arborées, car les arbres lui servent de repères pendant ses déplacements et peuvent abriter son gîte. Elle évite généralement les grandes étendues d’eau très exposées au vent.
En été, les colonies occupent des cavités d’arbres, des fissures de ponts, des nichoirs adaptés ou parfois des bâtiments. En hiver, les individus se réfugient dans des grottes, anciennes carrières, tunnels et caves fraîches, où ils ralentissent fortement leur activité. En France, elle est présente dans de nombreuses régions, près des eaux douces.
Que mange le murin de Daubenton ?
Il mange principalement de petits insectes attrapés au-dessus de l’eau. Les moustiques, chironomes, moucherons, éphémères et petits papillons de nuit font partie de ses proies. Il peut aussi capturer de minuscules crustacés ou d’autres arthropodes flottant à la surface.
Son vol est assez lent et précis. Il utilise l’écholocation, en émettant des ultrasons que nous n’entendons pas, pour repérer les obstacles et les proies. Ses pieds et la membrane située entre ses pattes forment une sorte de filet qui lui permet de récupérer certaines proies sans se poser.
Comment vit le murin de Daubenton ?
Le murin de Daubenton quitte son gîte à la tombée de la nuit. Il suit souvent les haies, les lisières et les cours d’eau, puis chasse au-dessus d’une zone calme. Il peut parcourir plusieurs kilomètres entre son gîte diurne et son secteur de chasse, selon la disponibilité des insectes.
Les colonies de mise bas regroupent généralement quelques dizaines de femelles, parfois davantage. Les mâles vivent souvent seuls ou en petits groupes pendant l’été. De l’automne au printemps, l’espèce hiberne dans des lieux frais et humides. Pendant cette période, elle doit être laissée totalement tranquille, car chaque réveil consomme une partie de ses réserves d’énergie.
Comment se reproduit le murin de Daubenton ?
Les accouplements ont surtout lieu en automne et peuvent continuer dans les quartiers d’hiver. Après une période où le développement de l’embryon est ralenti, la gestation active se poursuit au printemps. La femelle rejoint alors une colonie de mise bas, généralement installée dans une cavité ou une fissure protégée.
Une femelle donne habituellement naissance à un seul petit, entre juin et juillet. Le jeune reste accroché à sa mère au début, puis apprend rapidement à voler. Il devient indépendant en quelques semaines. Les femelles peuvent se reproduire dès leur première ou leur deuxième année, selon les régions et les conditions de vie.
Le saviez-vous ?
- 1.Le murin de Daubenton peut attraper des proies directement à la surface de l’eau grâce à ses grands pieds et à sa membrane caudale.
- 2.Ses ultrasons servent à mesurer la distance des obstacles, comme le sonar d’un bateau, mais à des fréquences inaudibles pour la plupart des humains.
- 3.Les femelles se regroupent en colonies de mise bas, tandis que les mâles sont souvent plus solitaires pendant l’été.
- 4.Un réveil inutile pendant l’hibernation peut faire consommer beaucoup d’énergie à une chauve-souris qui ne se nourrit pas encore.
Ce qui menace le murin de Daubenton
Disparition des gîtes
L’abattage des vieux arbres, la rénovation de ponts et la fermeture de cavités peuvent supprimer des lieux de repos, de mise bas ou d’hibernation.
Pollution des eaux
La dégradation des rivières et des étangs réduit les insectes disponibles. Les traitements insecticides peuvent aussi diminuer directement ses ressources alimentaires.
Dérangement hivernal
Les visites de grottes, carrières et tunnels en hiver réveillent les animaux et épuisent leurs réserves. Les travaux ou éclairages nocturnes peuvent également perturber les colonies.
Protéger le murin de Daubenton
- Protection françaiseEn France, le murin de Daubenton est protégé par l’arrêté du 23 avril 2007. La destruction, la capture, le transport, la perturbation intentionnelle et la dégradation de ses sites de repos ou de reproduction sont interdits.
- Protection européenneL’espèce figure à l’annexe IV de la directive européenne Habitats-Faune-Flore. Elle est classée en préoccupation mineure sur la Liste rouge des mammifères de France, tout en nécessitant la conservation de ses gîtes et de ses zones humides.
Questions fréquentes
Que mange le murin de Daubenton ?
Le murin de Daubenton mange surtout de petits insectes capturés au-dessus de l’eau, comme des moustiques, des moucherons et des éphémères. Il récupère parfois des proies flottant à la surface avec ses grands pieds et la membrane située entre ses pattes.
Combien de temps vit le murin de Daubenton ?
Le murin de Daubenton vit souvent quatre à cinq ans dans la nature, mais certains individus dépassent vingt ans. Sa longévité dépend notamment des hivers, de l’accès à la nourriture et de la tranquillité de ses gîtes.
Où vit le murin de Daubenton ?
Le murin de Daubenton vit près des rivières lentes, des étangs, des lacs et des canaux bordés d’arbres. En France, il est présent dans de nombreuses régions. Il passe l’été dans des cavités, fissures ou nichoirs, puis hiverne dans des lieux frais comme des grottes et des tunnels.
Le murin de Daubenton est-il dangereux ?
Le murin de Daubenton évite les humains et n’est pas agressif. Comme tous les mammifères, il peut toutefois transmettre la rage dans de très rares cas. Ne le touchez jamais à mains nues. En cas de morsure ou de contact avec la salive, lavez rapidement la plaie et appelez le 15 ou le 112.
Quelle taille fait le murin de Daubenton ?
Le murin de Daubenton mesure environ 4,5 à 5,5 centimètres pour le corps, avec une queue de 3 à 4 centimètres. Ses ailes portent son envergure entre 24 et 27,5 centimètres. Il pèse généralement de 7 à 15 grammes.
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Sources
- UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
- UINCN France et MNHN, La Liste rouge des espèces menacées en France uicn.fr
- INPN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
- Légifrance, textes relatifs à la protection des mammifères terrestres en France legifrance.gouv.fr
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





