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Le macareux moine (Fratercula arctica)
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Fratercula arctica

Macareux moine

Fratercula arctica

Aussi appelé macareux arctique

Le macareux moine est un petit oiseau marin de l’Atlantique Nord, reconnaissable à son bec coloré et à son vol rapide. Il niche sur des falaises et des îles, puis vit en mer pendant plusieurs mois. L’espèce est classée vulnérable au niveau mondial et reste très rare comme nicheuse en France.

Statut
Vulnérablepopulation en baisse
Taille
28 à 31 cm de longueur, pour une envergure de 47 à 63 cm
Poids
320 à 480 g chez l’adulte
Longévité
Plus de 20 ans dans la nature ; la longévité en parc zoologique est moins bien documentée.
Régime
Mangeur de poissonsIl capture surtout de petits poissons, notamment des lançons, des harengs et des sprats, ainsi que quelques crustacés marins.
Mode de vie
Diurne, en couple et en colonies
Famille
Alcidés (Alcidae), ordre des Charadriiformes

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Côtes et îles de l’Atlantique Nord, de l’Arctique canadien à la Bretagne

Où vit le macareux moine ?

Il niche sur des côtes rocheuses et des îles, dans un terrier ou une fissure, puis passe l’automne et l’hiver en pleine mer.

Principales régions : Islande, Norvège, Royaume-Uni, Irlande, France, Canada, Groenland, États-Unis.

  • Europe
  • Amérique du Nord et centrale
  • Océans

Environ 12 à 14 millions d’individus matures selon l’évaluation mondiale de l’UICN.

Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le macareux moine ?
  2. Où vit le macareux moine ?
  3. Que mange le macareux moine ?
  4. Comment vit le macareux moine ?
  5. Comment se reproduit le macareux moine ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le macareux moine ?

Le macareux moine mesure environ 30 centimètres, avec un dos noir, une poitrine blanche et des joues claires. En période de reproduction, son gros bec triangulaire porte du orange, du bleu gris et du jaune. Des plaques colorées près de la base du bec renforcent cette apparence particulière.

Ses pattes sont orange et placées assez loin vers l’arrière du corps, ce qui l’aide à nager. Sous l’eau, ses ailes courtes battent comme des nageoires. En vol, il produit de nombreux battements d’ailes, parfois jusqu’à plusieurs par seconde, et reste proche de la surface de la mer.

Après la reproduction, les couleurs du bec deviennent plus ternes et certaines petites plaques faciales tombent. Les jeunes ont un plumage plus gris et un bec plus fin. Cette différence explique pourquoi un macareux observé en mer en hiver peut sembler moins coloré qu’un adulte photographié au printemps.

Où vit le macareux moine ?

Le macareux moine se reproduit sur les côtes rocheuses et les îles de l’Atlantique Nord. Il choisit des pentes couvertes d’herbe, des falaises ou des éboulis où il peut creuser un terrier, utiliser une fissure ou reprendre un ancien terrier de lapin.

En dehors de la saison de reproduction, il passe plusieurs mois en mer, parfois très loin des côtes. Les adultes se reposent sur l’eau et plongent pour se nourrir. Les jeunes quittent leur colonie seuls et passent souvent leur premier hiver en pleine mer.

En France, la reproduction se déroule en Bretagne, principalement dans l’archipel des Sept-Îles, dans les Côtes-d’Armor. La meilleure période pour observer l’espèce près des colonies s’étend généralement de mai à juillet, depuis un bateau ou un point autorisé, sans débarquer ni s’approcher des nids.

Que mange le macareux moine ?

Il chasse de petits poissons vivant près des côtes ou dans les eaux de surface, notamment des lançons, des harengs et des sprats. Il capture aussi de petits crustacés et d’autres animaux marins selon la région et la saison.

Pour attraper une proie, il plonge depuis la surface et utilise ses ailes pour avancer sous l’eau. Il peut rester immergé environ 20 à 30 secondes et atteindre plusieurs dizaines de mètres de profondeur, avec des profondeurs maximales qui varient selon les individus et les conditions.

La forme de son bec lui permet de retenir plusieurs poissons en même temps. Sa langue et de petites aspérités dans la bouche maintiennent les proies déjà capturées pendant qu’il continue sa pêche. Un adulte rapporte ainsi une bouchée groupée à son poussin.

Comment vit le macareux moine ?

Le macareux moine revient chaque année dans une colonie de reproduction, souvent près du terrier utilisé l’année précédente. Les couples se forment généralement pour plusieurs saisons, mais leur lien peut changer si l’un des partenaires disparaît.

Sur terre, les adultes se frottent le bec, se saluent par des mouvements de tête et défendent l’entrée de leur terrier. En mer, ils forment parfois des groupes dispersés. Leur plumage est très imperméable, car des glandes situées près de la queue produisent une substance qui entretient les plumes.

L’espèce est active le jour. Elle passe beaucoup de temps à pêcher et à se reposer sur l’eau, tandis que la nuit peut être consacrée au repos en mer ou dans le terrier pendant la période de reproduction.

Comment se reproduit le macareux moine ?

La saison de reproduction commence au printemps, lorsque les adultes rejoignent les colonies. La femelle pond généralement un seul œuf, souvent entre avril et juin. Les deux parents couvent à tour de rôle pendant environ 39 à 43 jours.

Le poussin reste dans le terrier et reçoit des poissons apportés par ses parents. Il grandit pendant environ cinq à sept semaines, puis quitte généralement la colonie de nuit. Il rejoint la mer seul, ce qui réduit les risques liés aux prédateurs qui surveillent les falaises.

Le jeune macareux ne porte pas immédiatement le plumage nuptial de l’adulte. Il lui faut plusieurs années pour acquérir les couleurs du bec et du visage. La première reproduction survient souvent vers l’âge de cinq ou six ans, selon les populations.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le macareux moine peut tenir plusieurs poissons alignés dans son bec grâce à sa langue et aux aspérités de son palais.
  • 2.Ses ailes courtes sont efficaces sous l’eau, où elles servent à nager, mais obligent l’oiseau à battre rapidement des ailes en vol.
  • 3.Le poussin quitte généralement le terrier de nuit et gagne la mer sans être accompagné par ses parents.
  • 4.Un macareux change d’apparence entre les saisons, car les plaques colorées de son bec et de son visage deviennent moins visibles en hiver.

Ce qui menace le macareux moine

  • Poissons moins nombreux

    Le réchauffement de l’Atlantique et la diminution locale de certains petits poissons peuvent réduire la nourriture disponible pour les adultes et les poussins.

  • Pêche accidentelle

    Des macareux peuvent se noyer dans des engins de pêche. La concurrence avec certaines pêcheries peut aussi limiter l’accès aux poissons dont les colonies dépendent.

  • Prédateurs introduits

    Sur certaines îles, les rats et d’autres prédateurs introduits mangent les œufs ou les poussins. Les tempêtes peuvent également détruire les terriers et les falaises herbeuses.

  • Pollution marine

    Les hydrocarbures, les déchets et les filets perdus peuvent souiller le plumage, provoquer l’ingestion de déchets ou entraîner la noyade.

Protéger le macareux moine

  • Protection françaiseLe macareux moine est une espèce d’oiseau protégée en France par l’arrêté du 29 octobre 2009. La colonie bretonne bénéficie notamment de la protection de la Réserve naturelle nationale des Sept-Îles et du réseau Natura 2000.
  • Surveillance des coloniesDes associations naturalistes et des gestionnaires d’espaces protégés suivent les effectifs, le succès de reproduction et l’état des terriers. Ces suivis orientent les mesures de tranquillité autour des sites de nidification.
  • Statut internationalL’UICN classe l’espèce vulnérable à l’échelle mondiale. Le macareux moine n’est pas inscrit aux annexes de la CITES, mais sa capture, sa destruction et la perturbation de sa reproduction restent interdites par les règles de protection applicables.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Peut-on voir un macareux moine en France ?

Oui, mais l’observation reste rare. Quelques macareux nichent en Bretagne, surtout dans l’archipel des Sept-Îles. Ils sont généralement visibles près des colonies de mai à juillet, depuis des sites autorisés ou lors de sorties encadrées. En dehors de cette période, certains individus peuvent être observés en mer, mais ils sont difficiles à localiser.

Le macareux moine est-il un pingouin ?

Dans le langage courant, on le confond parfois avec un pingouin. Le macareux est un alcidé de l’hémisphère Nord. Le petit pingouin, appelé aussi pingouin torda, vit également dans l’Atlantique Nord. Les manchots, eux, vivent dans l’hémisphère Sud et ne volent pas.

Le macareux garde-t-il son bec coloré toute l’année ?

Non. Au printemps et en été, le bec est très coloré, car c’est la période de reproduction. En automne et en hiver, plusieurs plaques colorées tombent et le bec devient plus terne. Le plumage du corps reste noir et blanc, mais le visage paraît aussi moins contrasté.

Pourquoi le macareux peut-il transporter plusieurs poissons ?

Des aspérités dans son bec et son palais maintiennent les poissons déjà capturés. Sa langue les plaque contre ces reliefs pendant qu’il ouvre le bec pour saisir d’autres proies. Cette adaptation permet aux parents de rapporter une quantité importante de nourriture au poussin en un seul trajet.

Que faire si je trouve un macareux échoué ?

Éloignez les chiens et le public, puis contactez rapidement un centre de soins pour la faune sauvage ou l’OFB. Ne donnez ni eau ni nourriture et ne tentez pas de le remettre à la mer. S’il est couvert de produit, évitez de le laver, car les soins doivent être réalisés par des professionnels.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quel milieu le macareux moine passe-t-il la plus grande partie de l’année ?
  2. 2.Combien d’œufs une femelle pond-elle généralement par saison ?
  3. 3.Quelle particularité aide le macareux à rapporter plusieurs poissons ?

Autour de cet animal

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
  2. MNHN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
  3. Réserves naturelles de France, Réserve naturelle nationale des Sept-Îles

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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