
Galago du Sénégal
Galago senegalensis
Aussi appelé galago à queue touffue, galago du Sénégal à petites oreilles
Le galago du Sénégal est un petit primate africain aux yeux immenses, actif lorsque la nuit tombe. Il vit dans les savanes boisées et les forêts sèches, où il bondit entre les branches grâce à ses longues pattes. L’espèce est classée « préoccupation mineure » par l’UICN, même si les populations locales peuvent subir la disparition des arbres.
- Statut
- Préoccupation mineurepopulation inconnue
- Taille
- Corps de 13 à 21 cm, sans la queue, qui mesure environ 20 à 30 cm
- Poids
- Environ 130 à 300 g, avec des variations selon le sexe et la région
- Longévité
- Environ 10 ans dans la nature et jusqu’à 14 à 16 ans en captivité
- Régime
- OmnivoreIl mange surtout des insectes, des fruits, des fleurs, de la gomme végétale et parfois de petits vertébrés.
- Mode de vie
- Nocturne, petits groupes familiaux, recherche de nourriture souvent solitaire
- Famille
- Galagos (Galagidae), ordre des Primates
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit le galago du Sénégal ?
Il fréquente les savanes boisées, les forêts sèches, les fourrés et les galeries forestières, généralement des plaines jusqu’à environ 2 000 m d’altitude.
Principales régions : Sénégal, Gambie, Mali, Burkina Faso, Ghana, Cameroun, Éthiopie, Kenya.
- Afrique
Sommaire11 parties
Comment reconnaître le galago du Sénégal ?
Le galago du Sénégal possède un corps mince couvert d’un pelage gris brun sur le dos et plus clair sur le ventre. Ses oreilles sont grandes et mobiles, tandis que ses yeux ronds occupent une grande partie de son visage. Sa queue, longue et fournie, l’aide à garder l’équilibre lorsqu’il saute entre les branches.
Adulte, il mesure environ 13 à 21 cm du museau à la base de la queue. La queue ajoute souvent 20 à 30 cm. Son poids varie généralement de 130 à 300 g, avec des différences entre les régions, les sexes et les individus. Ses doigts portent des coussinets qui améliorent son adhérence sur les écorces.
Où vit le galago du Sénégal ?
Cette espèce vit dans une large bande d’Afrique subsaharienne, du Sénégal et de la Gambie jusqu’au Kenya et à la Tanzanie. Elle occupe des savanes arborées, des forêts sèches, des buissons denses et les arbres qui bordent les cours d’eau. Elle peut aussi fréquenter certains paysages agricoles lorsque des arbres et des abris restent présents.
Le galago du Sénégal supporte des milieux assez secs, à condition de trouver des branches pour dormir et se déplacer. La hauteur observée varie selon les régions, depuis les plaines jusqu’à environ 2 000 m. Il se repose pendant la journée dans une cavité, un enchevêtrement de végétaux ou un arbre touffu.
Que mange le galago du Sénégal ?
Il recherche surtout les insectes la nuit, notamment les criquets, les papillons de nuit et d’autres arthropodes. Il consomme aussi des fruits, des fleurs, du nectar et la gomme qui s’écoule de certains arbres. Cette gomme apporte de l’énergie pendant les périodes où les fruits et les insectes sont moins abondants.
Il saisit ses proies avec ses mains et peut bondir depuis une branche pour attraper un insecte. De petits vertébrés peuvent compléter son menu, mais ils ne constituent pas l’essentiel de son alimentation. Ses incisives et sa langue lui permettent de récupérer la gomme collée sur les troncs et les branches.
Comment vit le galago du Sénégal ?
Le galago du Sénégal reste caché durant le jour et commence ses activités au crépuscule. Il communique par des cris, des marques odorantes et des contacts physiques. Ses appels peuvent signaler sa présence, maintenir le contact avec un jeune ou avertir d’un danger. Chaque individu possède aussi un domaine qu’il défend plus ou moins selon les ressources disponibles.
Il se déplace par bonds rapides, parfois de plusieurs mètres, en utilisant sa queue comme balancier. Les femelles et les jeunes peuvent dormir ensemble, tandis que les adultes cherchent souvent leur nourriture seuls. Pour éviter les branches épineuses et les prédateurs, il utilise principalement les étages bas et moyens de la végétation.
Comment se reproduit le galago du Sénégal ?
La gestation dure environ quatre mois, avec des variations selon les sources et les populations. La femelle met généralement au monde un ou deux petits. Elle prépare un abri dans la végétation ou une cavité, puis garde les jeunes près d’elle pendant leurs premières semaines, période durant laquelle ils sont particulièrement vulnérables.
Quand elle se déplace, elle peut transporter un petit dans sa bouche, par la peau du cou, comme le font plusieurs petits mammifères. Le jeune commence ensuite à suivre sa mère et apprend à grimper et à chercher de la nourriture. La maturité sexuelle survient généralement avant l’âge de deux ans, avec des variations individuelles.
Le saviez-vous ?
- 1.Ses yeux ne tournent pas dans leurs orbites comme ceux d’un humain, mais sa tête très mobile lui permet de surveiller les alentours.
- 2.Ses pattes arrière sont assez puissantes pour enchaîner plusieurs bonds entre des branches éloignées.
- 3.Il peut produire des cris très différents, dont certains ressemblent à des pleurs ou à des appels d’enfant.
- 4.La gomme des arbres lui fournit de l’énergie et de l’eau lorsque les insectes sont moins nombreux.
Ce qui menace le galago du Sénégal
Disparition des arbres
La coupe du bois, l’extension des cultures et les incendies peuvent réduire les arbres utilisés pour dormir, se nourrir et se déplacer.
Capture locale
Dans certaines régions, les petits primates peuvent être capturés pour la viande ou pour le commerce d’animaux sauvages. L’importance de cette menace varie selon les pays.
Routes et clôtures
Les infrastructures peuvent fragmenter les habitats et augmenter le risque de collision ou d’isolement entre les groupes.
Protéger le galago du Sénégal
- Classement UICNL’espèce est classée « préoccupation mineure » sur la Liste rouge mondiale de l’UICN. Ce classement concerne l’ensemble de l’espèce et ne signifie pas que toutes les populations locales sont abondantes.
- Commerce encadréLe galago du Sénégal figure à l’Annexe II de la CITES, qui encadre le commerce international afin d’éviter qu’il ne menace la survie de l’espèce.
- Aires protégéesIl est présent dans plusieurs aires protégées de son aire africaine. La conservation des savanes boisées, des forêts sèches et des arbres le long des cours d’eau protège ses abris et ses ressources.
Questions fréquentes
Que mange le galago du Sénégal ?
Le galago du Sénégal mange surtout des insectes, mais aussi des fruits, des fleurs, du nectar et de la gomme végétale. Il peut parfois capturer un petit vertébré. Son menu change selon la saison et les ressources disponibles dans la savane boisée ou la forêt sèche.
Combien de temps vit le galago du Sénégal ?
Le galago du Sénégal vit environ 10 ans dans la nature. En captivité, lorsqu’il reçoit des soins adaptés et un environnement convenable, certains individus atteignent environ 14 à 16 ans. Ces chiffres restent des ordres de grandeur, car l’âge maximal varie selon les sources.
Où vit le galago du Sénégal ?
Le galago du Sénégal vit en Afrique subsaharienne, du Sénégal et de la Gambie jusqu’à l’Afrique de l’Est. Il fréquente les savanes arborées, les forêts sèches, les fourrés et les galeries forestières, depuis les plaines jusqu’à environ 2 000 m d’altitude.
Le galago du Sénégal est-il dangereux ?
Le galago du Sénégal n’est pas considéré comme dangereux pour l’être humain dans son milieu naturel, mais c’est un animal sauvage qui peut mordre s’il est capturé ou manipulé. Il ne doit pas être gardé comme animal de compagnie. Une morsure nécessite un avis médical rapide.
Quelle taille fait le galago du Sénégal ?
Le galago du Sénégal mesure environ 13 à 21 cm pour le corps, sans compter la queue. Celle-ci ajoute souvent 20 à 30 cm. Il pèse généralement entre 130 et 300 g, ce qui le rend proche du poids d’un petit rongeur domestique.
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Sources
- UICN, Liste rouge des espèces menacées iucnredlist.org
- Animal Diversity Web, Galago senegalensis animaldiversity.org
- Primate Specialist Group de la Commission de sauvegarde des espèces de l’UICN
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





