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Le faux-orque (Pseudorca crassidens)
NT
Pseudorca crassidens

Faux-orque

Pseudorca crassidens

Aussi appelé pseudorque, fausse orque, épaulard noir

Le faux-orque est un grand dauphin au corps sombre, élancé et dépourvu de tache blanche caractéristique. Il vit surtout dans les océans tropicaux et tempérés chauds, où il chasse en groupes familiaux. L’UICN le classe parmi les espèces quasi menacées, car les effectifs mondiaux restent mal connus et plusieurs menaces se combinent.

Statut
Quasi menacéepopulation inconnue
Taille
Environ 4,3 à 5,5 m pour les femelles et 5,1 à 6,1 m pour les mâles, nageoire caudale comprise
Poids
Environ 700 à 1 200 kg pour les femelles et 1 200 à 2 200 kg pour les mâles
Longévité
Jusqu’à environ 60 ans dans la nature ; les données en parc zoologique sont très limitées
Régime
CarnivoreIl chasse surtout des poissons, des calmars et parfois de petits cétacés, qu’il capture en groupe.
Mode de vie
Actif de jour comme de nuit, groupes familiaux de 10 à 50 individus, parfois beaucoup plus nombreux
Famille
Delphinidés (Delphinidae), ordre des Cétacés (Cetacea)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Mers tropicales et tempérées chaudes de tous les grands océans

Où vit le faux-orque ?

Il fréquente les eaux tropicales et tempérées chaudes, surtout au large, de la surface jusqu’à plusieurs centaines de mètres de profondeur.

Principales régions : Australie, Japon, États-Unis, Brésil, Afrique du Sud, Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, La Réunion.

  • Océans
  • Afrique
  • Asie
  • Amérique du Nord et centrale
  • Amérique du Sud
  • Océanie
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le faux-orque ?
  2. Où vit le faux-orque ?
  3. Que mange le faux-orque ?
  4. Comment se comporte le faux-orque ?
  5. Comment se reproduit le faux-orque ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le faux-orque ?

Le faux-orque possède un corps long, fuselé et presque entièrement noir ou gris très sombre. Sa tête arrondie ne porte pas de bec marqué, ses nageoires pectorales sont longues et pointues, et sa nageoire dorsale est généralement basse, recourbée vers l’arrière. Une zone plus claire peut apparaître sur le ventre ou les flancs.

Il ressemble à une petite orque par sa silhouette sombre, mais il est dépourvu de la grande nageoire dorsale des mâles orques et de leurs taches blanches très visibles. Ses dents sont nombreuses, coniques et robustes, adaptées à la capture de poissons et de calmars.

Les observations en mer demandent de la prudence, car le faux-orque peut être confondu avec le globicéphale tropical ou certains grands dauphins. La forme de la tête, la taille du groupe et l’absence de marques blanches nettes aident les spécialistes.

Où vit le faux-orque ?

Le faux-orque vit dans les eaux chaudes de l’Atlantique, du Pacifique et de l’océan Indien. Il fréquente surtout les zones océaniques situées au large des côtes, mais des groupes peuvent s’approcher des îles et des plateaux continentaux lorsqu’ils suivent leurs proies.

L’espèce a été observée dans plusieurs territoires français d’outre-mer, notamment en Polynésie française, en Nouvelle-Calédonie, à La Réunion et à Mayotte. En métropole, elle reste exceptionnelle et n’est pas une espèce habituelle du littoral français.

Pour l’observer, les meilleures occasions se situent dans les eaux tropicales d’outre-mer, toute l’année, avec des variations selon les secteurs. Un bateau doit rester à distance, avancer lentement et éviter de couper la trajectoire du groupe.

Que mange le faux-orque ?

Le faux-orque mange principalement des poissons de pleine eau et des calmars. Dans certaines régions, il capture aussi des thons, des bonites et d’autres poissons rapides. Des observations ont également rapporté la capture de dauphins, surtout lorsque plusieurs individus chassent ensemble.

Les groupes peuvent encercler un banc de poissons ou pousser leurs proies vers la surface. Le faux-orque utilise aussi l’écholocation : il émet des sons très brefs et analyse leur écho pour repérer un animal, même lorsque la visibilité est faible.

Sa mâchoire porte de nombreuses dents coniques. Elles saisissent les proies plutôt qu’elles ne les broient, car les poissons et les calmars sont généralement avalés en morceaux entiers ou après avoir été déchirés.

Comment se comporte le faux-orque ?

Le faux-orque est un animal social. Les groupes réunissent souvent des individus apparentés et peuvent compter plusieurs dizaines d’animaux. Des rassemblements de centaines d’individus ont aussi été signalés, notamment lorsque plusieurs groupes se rejoignent autour d’une zone riche en nourriture.

Il nage parfois rapidement près de la surface, saute et peut s’approcher des embarcations. Ces comportements ne signifient pas qu’il faut le toucher ou le nourrir. La nourriture distribuée par l’être humain peut modifier ses déplacements et l’exposer aux hélices, aux hameçons et aux filets.

Des échouages collectifs surviennent parfois chez cette espèce. Leur cause peut associer la structure sociale du groupe, la topographie du fond, une maladie ou une perturbation. Un animal vivant échoué ne doit pas être remis à l’eau sans consigne d’un centre de soins ou du Réseau national échouages.

Comment se reproduit le faux-orque ?

La gestation dure environ quatorze à seize mois et donne généralement naissance à un seul petit. Le nouveau-né mesure autour de 1,5 à 2 mètres selon la taille de sa mère et reste dépendant d’elle pendant une longue période.

La femelle allaite son petit pendant plus d’un an, parfois jusqu’à environ deux ans. Chez cette espèce, l’intervalle entre deux naissances peut être long, souvent de plusieurs années, ce qui ralentit le renouvellement des groupes lorsqu’une population subit des captures ou des maladies.

Les liens entre la mère et son petit sont solides. Le jeune apprend progressivement à suivre le groupe, à reconnaître les vocalisations de ses proches et à participer aux déplacements vers les zones de chasse.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le faux-orque doit son nom à sa ressemblance générale avec l’orque, même s’il appartient à la famille des dauphins.
  • 2.Des croisements entre faux-orque et grand dauphin ont produit des hybrides en captivité, phénomène exceptionnel dans le monde des cétacés.
  • 3.Des groupes de plusieurs centaines de faux-orques peuvent se former, alors que les unités familiales habituelles sont beaucoup plus petites.
  • 4.L’espèce a parfois été observée en train de partager des proies avec d’autres dauphins, surtout dans des zones de chasse très riches.

Ce qui menace le faux-orque

  • Captures accidentelles

    Des faux-orques peuvent rester pris dans des filets ou des palangres destinés à d’autres poissons. Ces captures provoquent des blessures, une noyade ou une diminution des ressources alimentaires disponibles.

  • Pollution marine

    Comme d’autres grands prédateurs marins, ils accumulent des polluants persistants dans leurs tissus. Le bruit sous-marin des navires peut aussi perturber leurs communications et leurs déplacements.

  • Échouages collectifs

    Les échouages de groupes peuvent entraîner la mort de nombreux individus. Leur origine est souvent difficile à déterminer et peut associer maladie, perturbations acoustiques, conditions océaniques et désorientation.

Protéger le faux-orque

  • Protection en FranceLes mammifères marins présents dans les eaux françaises bénéficient d’une protection réglementaire, qui interdit notamment leur capture, leur mise à mort et leur harcèlement. Le statut UICN national n’est pas présenté comme une catégorie unique pour l’ensemble des eaux françaises d’outre-mer.
  • Protection internationaleLe faux-orque figure à l’Annexe II de la CITES, qui encadre le commerce international des spécimens et de leurs parties. L’espèce est classée quasi menacée à l’échelle mondiale par l’UICN.
  • Suivi des échouagesEn France, le Réseau national échouages recueille les informations sur les cétacés échoués avec l’appui de l’observatoire PELAGIS. Ces données servent à suivre les causes de mortalité et la répartition des espèces.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange le faux-orque ?

Le faux-orque mange surtout des poissons et des calmars. Il peut capturer des thons, des bonites et d’autres poissons rapides, et des observations montrent aussi des prises de dauphins. La chasse se déroule souvent en groupe, avec une coordination entre plusieurs individus.

Combien de temps vit le faux-orque ?

Le faux-orque peut vivre environ 50 à 60 ans dans la nature, avec des différences entre les sexes et les populations. Les données sur sa longévité en parc zoologique sont trop limitées pour fournir une comparaison fiable.

Où vit le faux-orque ?

Le faux-orque vit dans les océans tropicaux et tempérés chauds de la planète. Il fréquente surtout le large, mais il peut approcher les îles. En France, il est surtout connu dans des eaux d’outre-mer comme la Polynésie française, la Nouvelle-Calédonie, La Réunion et Mayotte.

Le faux-orque est-il dangereux ?

Le faux-orque sauvage évite généralement l’être humain et aucune conduite consistant à l’approcher ou à le nourrir n’est sûre. Il peut être puissant et imprévisible si une personne tente de le toucher. Gardez vos distances et signalez tout animal échoué aux services compétents.

Quelle taille fait le faux-orque ?

Le faux-orque mesure environ 4,3 à 5,5 mètres chez les femelles et 5,1 à 6,1 mètres chez les mâles. Les plus grands mâles peuvent donc dépasser six mètres. Son corps fuselé paraît parfois plus grand encore lorsqu’il nage juste sous la surface.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quel type de milieu vit principalement le faux-orque ?
  2. 2.Quel animal appartient à la même famille que le faux-orque ?
  3. 3.Quel est le statut mondial actuel du faux-orque selon l’UICN ?

Sources

  1. UICN, Liste rouge de l’UICN des espèces menacées iucnredlist.org
  2. NOAA Fisheries, False Killer Whale fisheries.noaa.gov

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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