
Élysie chlorotique
Elysia chlorotica
Aussi appelé Elysia chlorotica, élysie émeraude, limace de mer chlorophyllienne
L’élysie chlorotique est une petite limace de mer des côtes atlantiques de l’Amérique du Nord. Elle aspire des algues et garde leurs chloroplastes dans son corps, ce qui lui permet d’utiliser la lumière pendant un certain temps. L’espèce n’a pas encore été évaluée par la Liste rouge mondiale de l’UICN et ne vit pas naturellement en France.
- Statut
- Non évaluéepopulation inconnue
- Taille
- Environ 20 à 30 mm de longueur adulte, avec des individus pouvant atteindre près de 60 mm
- Poids
- Longévité
- Environ 9 à 12 mois dans la nature, avec une durée qui varie selon la température et la nourriture
- Régime
- HerbivoreElle aspire le contenu des cellules de l’algue Vaucheria litorea et conserve certains de ses chloroplastes dans ses tissus.
- Mode de vie
- Actif de jour comme de nuit, solitaire
- Famille
- Plakobranchidés (Plakobranchidae), ordre des Sacoglosses (Sacoglossa)
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit l’élysie chlorotique ?
Elle fréquente les marais salés, les vasières, les lagunes et les eaux côtières peu profondes de l’Atlantique nord-ouest.
Principales régions : Canada, États-Unis.
- Amérique du Nord et centrale
- Océans
Sommaire11 parties
Comment reconnaître l’élysie chlorotique ?
Son corps aplati mesure généralement 2 à 3 centimètres. Deux grands replis latéraux, appelés parapodes, s’étendent comme des ailes souples le long du dos. Leur couleur varie du vert clair au vert brunâtre, avec parfois de petites taches blanches ou jaunes.
La couleur dépend notamment de la quantité de chloroplastes conservés dans les tissus. Ces minuscules structures vertes proviennent de l’algue mangée. Les deux tentacules situés près de la tête et les rhinophores, des organes sensoriels dressés, l’aident à explorer son environnement.
Elle ne possède ni coquille externe visible ni nageoires. Comme d’autres limaces de mer, elle avance grâce à un large pied musculaire qui glisse sur les plantes, la vase ou les rochers immergés.
Où vit l’élysie chlorotique ?
L’espèce vit dans l’Atlantique nord-ouest, depuis les côtes de la Nouvelle-Écosse, au Canada, jusqu’à la Floride, aux États-Unis. Elle se rencontre surtout dans les baies abritées, les estuaires, les marais salés et les secteurs soumis au rythme des marées.
Elle reste dans une faible profondeur, souvent sur ou près de l’algue Vaucheria litorea. Cette algue pousse dans des eaux saumâtres ou marines peu profondes, notamment dans les fossés de marais salés et les vasières régulièrement recouvertes par la marée.
L’élysie chlorotique n’est pas présente naturellement en France. Une observation française devrait être vérifiée par un spécialiste, car une limace de mer verte peut appartenir à une autre espèce.
Que mange l’élysie chlorotique ?
Elle se nourrit surtout de Vaucheria litorea, une algue filamenteuse verte. Sa radula, une petite structure râpeuse située dans la bouche, perce les cellules de l’algue et en aspire le contenu. Les jeunes individus dépendent davantage de cette alimentation que les adultes âgés.
Pendant la digestion, certains chloroplastes de l’algue échappent à la destruction. Ils sont stockés dans les cellules qui tapissent les parapodes. Ce phénomène, appelé kleptoplastie, permet à l’animal d’utiliser une partie de l’énergie produite par la lumière.
La lumière ne remplace toutefois pas son alimentation. Les chercheurs ont observé une meilleure survie chez les individus qui avaient d’abord mangé l’algue, puis bénéficié de lumière, que chez ceux privés de nourriture.
Comment vit l’élysie chlorotique ?
Elle se déplace lentement sur les végétaux et les sédiments, en ondulant parfois ses parapodes. Ces replis peuvent aussi s’écarter pour exposer davantage de surface à la lumière, ce qui augmente les possibilités d’utilisation des chloroplastes conservés.
L’espèce est généralement solitaire. Elle réagit aux variations de lumière, aux mouvements de l’eau et aux substances chimiques présentes dans son milieu. Ses rhinophores et ses tentacules l’aident à détecter la nourriture et les contacts proches.
Les chloroplastes restent fonctionnels pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois selon les individus et les conditions. Les adultes âgés ne deviennent donc pas des plantes, car ils continuent à respirer, à se déplacer et à se nourrir comme des animaux.
Comment se reproduit l’élysie chlorotique ?
Chaque adulte possède des organes reproducteurs mâles et femelles. Lors de l’accouplement, deux individus peuvent échanger leurs spermatozoïdes. Cette organisation, appelée hermaphrodisme simultané, augmente les possibilités de reproduction lorsque les rencontres sont rares.
Après l’accouplement, les œufs sont déposés dans une masse gélatineuse fixée à un support immergé. Les larves passent par un stade nageur avant de se fixer et de se transformer en jeunes limaces de mer.
La durée du cycle dépend de la température, de la nourriture et de la saison. Dans certaines conditions étudiées en laboratoire, les adultes vivent moins d’un an et meurent généralement après la reproduction.
Le saviez-vous ?
- 1.Son nom d’espèce, chlorotica, fait référence à la couleur verte liée aux chloroplastes conservés dans ses tissus.
- 2.Elle est l’un des animaux les plus étudiés pour comprendre la kleptoplastie, c’est-à-dire le vol et l’utilisation de chloroplastes provenant d’algues.
- 3.Les chloroplastes ne se transmettent pas aux œufs : chaque jeune doit manger une algue adaptée pour les acquérir.
- 4.Les parapodes verts peuvent s’étaler sur le dos comme deux feuilles, augmentant la surface exposée à la lumière.
Ce qui menace l’élysie chlorotique
Dégradation des marais
La disparition des marais salés, des vasières et des petits estuaires réduit les secteurs où vivent l’espèce et son algue nourricière.
Pollution côtière
Les hydrocarbures, les métaux, les pesticides et l’excès de nutriments peuvent modifier la qualité de l’eau et perturber les algues dont elle dépend.
Réchauffement marin
La température influence sa croissance, sa reproduction et la durée de fonctionnement des chloroplastes, mais l’effet global du changement climatique sur ses populations reste mal connu.
Protéger l’élysie chlorotique
- Protection des estuairesLa conservation des marais salés, des vasières et de la qualité de l’eau protège indirectement cette espèce et Vaucheria litorea. Aucun programme international spécifique ni classement CITES connu ne lui est consacré.
- Évaluation à venirElysia chlorotica n’a pas encore reçu de catégorie dans la Liste rouge mondiale de l’UICN. Cette absence d’évaluation ne signifie pas que l’espèce est sans risque.
Questions fréquentes
Que mange l’élysie chlorotique ?
L’élysie chlorotique mange surtout l’algue filamenteuse Vaucheria litorea. Elle en aspire le contenu avec sa radula et conserve certains chloroplastes dans ses tissus. Ces structures vertes peuvent encore utiliser la lumière pendant un temps, mais l’animal reste dépendant de la nourriture et ne vit pas uniquement grâce au soleil.
Combien de temps vit l’élysie chlorotique ?
L’élysie chlorotique vit généralement autour de 9 à 12 mois, selon la température, la nourriture et les conditions du milieu. Les résultats varient entre les observations en nature et les élevages de laboratoire. Beaucoup d’adultes meurent après la reproduction, au terme d’un cycle de vie assez court.
Où vit l’élysie chlorotique ?
L’élysie chlorotique vit sur la façade atlantique de l’Amérique du Nord, de la Nouvelle-Écosse à la Floride. Elle fréquente les marais salés, les estuaires, les baies abritées et les vasières peu profondes, souvent à proximité de l’algue Vaucheria litorea. Elle ne vit pas naturellement en France.
L’élysie chlorotique est-elle dangereuse ?
L’élysie chlorotique est inoffensive pour les personnes. Elle ne possède ni venin connu ni appareil de morsure capable de blesser un humain. Comme tous les animaux marins, elle doit cependant rester dans son milieu : il vaut mieux éviter de la manipuler et ne jamais introduire une limace de mer dans un aquarium sans connaissances spécialisées.
Quelle taille fait l’élysie chlorotique ?
L’élysie chlorotique mesure généralement 20 à 30 millimètres de long, soit environ la longueur d’un petit trombone. Certains individus peuvent approcher 60 millimètres. La taille varie avec l’âge, la saison, la nourriture disponible et les conditions d’élevage.
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Sources
- Liste rouge mondiale de l’UICN, Elysia chlorotica iucnredlist.org
- WoRMS, World Register of Marine Species marinespecies.org
- Animal Diversity Web, University of Michigan animaldiversity.org
- Encyclopedia of Life, Elysia chlorotica eol.org
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





