
Dhole
Cuon alpinus
Aussi appelé Chien sauvage d’Asie, Cuon
Le dhole est un canidé sauvage d’Asie au pelage souvent roux et à la queue sombre. Il vit en meute, chasse avec ses compagnons et communique notamment par des sifflements. Présent dans des forêts et des montagnes, il est classé en danger par l’UICN : ses populations sont dispersées et diminuent.
- Statut
- En dangerpopulation en baisse
- Taille
- Corps de 75 à 110 cm, queue de 40 à 50 cm ; environ 40 à 55 cm au garrot.
- Poids
- Environ 10 à 20 kg, les mâles étant généralement plus lourds que les femelles.
- Longévité
- Environ 10 ans dans la nature, une durée encore mal documentée ; jusqu’à 16 ans en parc zoologique.
- Régime
- CarnivoreIl mange surtout des ongulés, comme les cerfs et les sangliers, ainsi que de petits mammifères selon les ressources locales.
- Mode de vie
- Actif de jour comme de nuit, en meutes, souvent de 5 à 12 individus
- Famille
- Canidés (Canidae), ordre des Carnivores (Carnivora)
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit le dhole ?
Il fréquente les forêts tropicales et tempérées, les milieux ouverts voisins et certaines montagnes, jusqu’à plus de 4 000 m dans l’Himalaya.
Principales régions : Inde, Népal, Bhoutan, Chine, Myanmar, Thaïlande, Malaisie, Indonésie.
- Asie
Environ 950 à 2 200 individus matures selon l’estimation mondiale publiée par l’UICN, avec de fortes incertitudes.
Sommaire11 parties
Comment reconnaître le dhole ?
Vous pouvez le reconnaître à son pelage généralement roux, à ses oreilles arrondies et à sa longue queue touffue, souvent très sombre. Le ventre et la gorge sont plus clairs. La couleur et l’épaisseur du poil varient selon les régions : les animaux des milieux froids ont notamment une fourrure plus fournie.
Avec environ 40 à 55 cm au garrot, il a la hauteur d’un chien de taille moyenne. Son museau est assez court et ses pattes lui permettent de courir longtemps. Sa dentition compte habituellement 40 dents, contre 42 chez le loup et le chien domestique.
Où vit le dhole ?
Son aire actuelle forme une mosaïque de populations en Asie. Il subsiste notamment en Inde, dans l’Himalaya et dans plusieurs pays d’Asie du Sud-Est, jusqu’à Sumatra et Java. Il a disparu de vastes parties de son ancienne répartition. Sa présence reste difficile à confirmer dans certaines régions peu étudiées.
Il utilise des forêts humides, des forêts plus sèches et des paysages mêlant boisements et espaces ouverts. Dans l’Himalaya, il peut fréquenter des altitudes supérieures à 4 000 m. La présence de proies et de secteurs peu perturbés compte beaucoup. En France, vous ne le rencontrerez qu’en captivité, notamment dans certains parcs zoologiques.
Que mange le dhole ?
Les cerfs et d’autres ongulés constituent une grande part de son alimentation, avec des différences selon les régions. En Inde, le chital et le sambar figurent parmi ses proies. Il capture aussi des sangliers et de petits mammifères. La taille des proies dépend notamment de leur disponibilité et du nombre de chasseurs.
La meute poursuit ses proies et peut capturer un animal beaucoup plus lourd qu’un seul de ses membres. Tous les participants n’effectuent pas exactement les mêmes mouvements pendant la chasse. Les adultes apportent aussi de la nourriture aux jeunes en régurgitant de la viande, un comportement que partagent plusieurs canidés.
Comment vit-il en meute ?
Une meute réunit souvent 5 à 12 individus, mais des groupes plus petits ou plus grands existent. Ses membres coopèrent pour chasser et élever les jeunes. Le groupe peut se séparer temporairement en petites unités, puis se réunir. Les effectifs changent avec les naissances, les départs et les ressources disponibles.
Pour communiquer, il produit notamment des sifflements, des cris et des grognements. Les sifflements permettent de garder le contact lorsque la végétation masque les compagnons. Il chasse fréquemment en journée, mais son activité peut aussi devenir nocturne, selon les lieux, les proies et les perturbations humaines.
Comment naissent et grandissent les petits ?
Après une gestation d’environ 60 à 63 jours, la femelle met bas dans une tanière. Les portées comptent souvent 4 à 6 petits, avec des variations et parfois davantage. Les nouveau-nés ont les yeux fermés et dépendent entièrement de leur mère. La période des naissances varie selon les régions.
Les autres membres de la meute participent à l’élevage en nourrissant la mère et les petits. À mesure qu’ils grandissent, les jeunes explorent les abords de la tanière avant d’accompagner le groupe. Cette coopération répartit les tâches entre plusieurs adultes, tandis que les petits apprennent progressivement à se déplacer et à chasser.
Le saviez-vous ?
- 1.Ses sifflements peuvent rappeler ceux d’un oiseau : un moyen de rester en contact avec des compagnons cachés par la végétation.
- 2.Il possède habituellement 40 dents, soit deux de moins que le chien domestique, car il lui manque une paire de molaires inférieures.
- 3.Malgré son nom scientifique alpinus, il fréquente aussi des forêts tropicales de basse altitude, notamment en Asie du Sud-Est.
- 4.Les petits reçoivent de la viande régurgitée par plusieurs adultes de la meute, et pas uniquement par leur mère.
Ce qui menace le dhole
Forêts fragmentées
La conversion des habitats et la construction d’infrastructures isolent les populations. Les déplacements entre groupes deviennent plus difficiles, tandis que les contacts avec les activités humaines augmentent.
Raréfaction des proies
La chasse excessive des cerfs et d’autres ongulés réduit sa nourriture. Une forêt encore présente peut ainsi devenir moins favorable si ses grandes proies ont disparu.
Conflits avec l’élevage
Des attaques sur le bétail peuvent entraîner des représailles, notamment des empoisonnements. Les pièges destinés à d’autres animaux peuvent également tuer des dholes.
Maladies des chiens
Les chiens domestiques peuvent transmettre des infections comme la rage ou la maladie de Carré. Le risque augmente lorsque chiens et dholes fréquentent les mêmes abords de villages ou de forêts.
Protéger le dhole
- Commerce international encadréCuon alpinus est inscrit à l’annexe II de la CITES. Le commerce international des animaux et de leurs produits est donc soumis à des contrôles et à des permis.
- Protection des habitatsDes populations vivent dans des espaces protégés, notamment le parc national de Bandipur en Inde et le sanctuaire de faune de Huai Kha Khaeng en Thaïlande. La protection des proies et la lutte contre les pièges y contribuent à leur conservation.
- Suivi des populationsLes pièges photographiques et les observations de terrain servent à repérer les groupes et à suivre leur présence. Ces données aident à identifier les secteurs à protéger et les liaisons entre habitats.
Questions fréquentes
Le dhole est-il un renard ou un loup ?
Il appartient à la famille des canidés, comme les renards, les loups et les chiens, mais constitue une espèce distincte : Cuon alpinus. Son pelage roux peut rappeler celui d’un renard. Sa vie en meute et sa chasse collective évoquent davantage certains comportements du loup.
Peut-on voir des dholes sauvages en France ?
Il n’existe pas de population sauvage en France. Son aire naturelle actuelle se situe en Asie. Vous pouvez en observer dans certains parcs zoologiques français, selon les animaux accueillis par chaque établissement. Il n’a donc pas de statut sur la liste rouge nationale des mammifères sauvages de France métropolitaine.
Est-il dangereux pour l’être humain ?
Les attaques sur l’être humain sont très rarement rapportées, et les animaux sauvages évitent généralement les personnes. Gardez néanmoins vos distances, surtout près d’une tanière ou d’une proie. En cas de morsure lors d’un voyage, lavez immédiatement la plaie à l’eau et au savon et obtenez une évaluation médicale urgente, notamment pour le risque de rage.
Pourquoi est-il classé en danger ?
Ses populations diminuent et sont séparées par des zones devenues peu favorables. La perte d’habitats, la raréfaction des proies, les persécutions et certaines maladies menacent l’espèce. L’estimation de l’UICN porte sur environ 950 à 2 200 individus matures, avec une incertitude liée aux difficultés de comptage.
Peut-on adopter un dhole comme un chien ?
Le dhole est un animal sauvage social, dont les besoins de déplacement, d’alimentation et de vie en groupe ne conviennent pas à un foyer. En France, sa détention relève de la réglementation des animaux non domestiques et nécessite des autorisations adaptées. Son commerce international est également encadré par la CITES.
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Pour aller plus loin
Sources
- UICN, The IUCN Red List of Threatened Species, fiche Cuon alpinus iucnredlist.org
- University of Michigan, Animal Diversity Web, Cuon alpinus animaldiversity.org
- San Diego Zoo Wildlife Alliance, Dhole animals.sandiegozoo.org
- CITES, annexes I, II et III cites.org
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer






