
Cuivré de la verge-d’or
Lycaena virgaureae
Aussi appelé Cuivré de la verge d’or
Le cuivré de la verge-d’or est un petit papillon orange cuivré des prairies fraîches et des montagnes d’Europe et d’Asie. En France, il vit surtout dans les massifs montagneux et se repère de juin à août près des oseilles sauvages. Il n’est pas évalué par la Liste rouge mondiale de l’UICN et n’est pas protégé au niveau national en France.
- Statut
- Non évaluéepopulation inconnue
- Taille
- envergure d’environ 28 à 36 mm
- Poids
- environ 0,05 à 0,2 g chez l’adulte, selon le sexe et l’état de l’individu
- Longévité
- Environ 2 à 4 semaines au stade adulte ; le cycle complet dure près d’un an, avec l’hiver passé dans l’œuf ou la jeune chenille.
- Régime
- Mangeur de nectarLes adultes butinent le nectar de fleurs comme les centaurées, les cirses, les scabieuses et l’origan ; les chenilles consomment surtout des oseilles du genre Rumex.
- Mode de vie
- Diurne, solitaire
- Famille
- Lycaenidés (Lycaenidae), ordre des Lépidoptères (Lepidoptera)
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit le cuivré de la verge-d’or ?
Il fréquente les prairies fleuries, lisières, clairières et pentes herbeuses, généralement de 300 à 2 200 mètres d’altitude, avec des variations selon les régions.
Principales régions : France, Espagne, Suisse, Allemagne, Pologne, Suède, Russie, Mongolie.
- Europe
- Asie
Sommaire11 parties
Comment reconnaître le cuivré de la verge-d’or ?
Le mâle présente un dessus d’ailes orange cuivré, avec des taches sombres et une bordure plus foncée. La femelle est souvent un peu plus grande et porte davantage de marques brunes. Les ailes postérieures montrent habituellement une série de petits dessins orange près de la bordure.
Au repos, les ailes sont fermées et révèlent un dessous brun orangé ou grisâtre, décoré de taches blanches et de petits points sombres. Ces motifs permettent de le distinguer d’autres cuivrés, surtout lorsque plusieurs espèces volent dans la même prairie.
L’observation demande de regarder sans capturer. Un appareil photo avec un objectif rapproché permet de noter les couleurs, les dessins du dessous des ailes et la plante située sous le papillon.
Où vit le cuivré de la verge-d’or ?
L’espèce fréquente les prairies maigres, les pâturages peu intensifs, les clairières, les lisières et les talus fleuris. Elle a besoin de plantes nourricières pour ses chenilles et de fleurs fournissant du nectar aux adultes.
En France, les observations concernent surtout les Alpes, les Pyrénées, le Jura et le Massif central, avec une présence plus locale dans d’autres secteurs frais. Dans les montagnes, on peut le rechercher entre juin et août, souvent de la moyenne montagne jusqu’aux étages subalpins.
La période exacte varie avec l’altitude et la météo. Les premiers adultes apparaissent plus tôt dans les vallées chaudes, tandis que le vol commence plus tard sur les pentes élevées.
Que mange le cuivré de la verge-d’or ?
Les adultes aspirent le nectar de nombreuses fleurs sauvages. Ils visitent notamment les centaurées, les cirses, les scabieuses, l’origan et d’autres plantes abondantes dans les prairies non fertilisées.
La chenille se nourrit principalement d’oseilles sauvages, en particulier Rumex acetosa et des espèces proches. La femelle dépose ses œufs près de ces plantes, souvent sur leur face inférieure ou dans la végétation voisine.
Les oseilles ont donc une double utilité pour l’espèce : elles nourrissent les chenilles et signalent aux femelles qu’un site peut convenir à la ponte. Une pelouse tondue très ras offre peu de possibilités.
Comment vit le cuivré de la verge-d’or ?
Ce papillon est actif pendant les journées ensoleillées. Les mâles patrouillent dans les prairies et se posent sur des herbes ou des tiges basses pour surveiller leur secteur. Ils peuvent poursuivre d’autres petits papillons qui passent à proximité.
Les adultes vivent généralement quelques semaines. Ils passent une grande partie de ce temps à butiner, à rechercher un partenaire et à parcourir les endroits où poussent les oseilles.
Lorsqu’un nuage refroidit la prairie, l’activité diminue rapidement. Le papillon peut alors se poser dans la végétation, les ailes fermées, ce qui rend ses couleurs moins visibles.
Comment se reproduit le cuivré de la verge-d’or ?
Après l’accouplement, la femelle recherche une oseille adaptée et dépose ses œufs séparément ou en petits groupes. La ponte a lieu pendant la période de vol, principalement entre juin et août selon l’altitude.
La chenille sort de l’œuf et commence à manger les feuilles. Le développement ralentit avec l’arrivée du froid, puis reprend au printemps suivant. Le cycle comprend une seule génération annuelle dans la plupart des régions.
Après plusieurs mues, la chenille se transforme en chrysalide dans la végétation basse ou près du sol. Le papillon adulte émerge ensuite lorsque les températures et la floraison redeviennent favorables.
Le saviez-vous ?
- 1.Le nom scientifique virgaureae fait référence à la verge-d’or, même si les chenilles consomment surtout des oseilles du genre Rumex.
- 2.Les mâles sont souvent plus vivement cuivrés sur le dessus des ailes, tandis que les femelles portent davantage de dessins sombres.
- 3.Dans les régions de montagne, quelques centaines de mètres d’altitude peuvent décaler de plusieurs semaines la période de vol.
- 4.Une prairie riche en oseilles et en fleurs peut accueillir plusieurs étapes du cycle de vie, des œufs jusqu’aux adultes butineurs.
Ce qui menace le cuivré de la verge-d’or
Disparition des prairies
La conversion des prairies en cultures, les plantations et l’embroussaillement réduisent les milieux où poussent les oseilles et les plantes nectarifères.
Fauche trop précoce
Une fauche répétée ou réalisée pendant la période de ponte et de développement des chenilles peut supprimer les plantes nourricières et les stades immobiles.
Agriculture intensive
La fertilisation, le pâturage très intense et l’emploi d’insecticides appauvrissent la flore dont les adultes et les chenilles dépendent.
Protéger le cuivré de la verge-d’or
- Gestion des prairiesDans les espaces naturels, une fauche tardive, une mosaïque de zones fauchées et non fauchées, ainsi qu’un pâturage modéré peuvent préserver les oseilles et les fleurs nectarifères.
- Protection des habitatsL’espèce bénéficie indirectement des prairies conservées dans des parcs naturels, des réserves et des sites Natura 2000. Elle n’est pas inscrite à la protection nationale française et ne relève pas de la CITES.
Questions fréquentes
Que mange le cuivré de la verge-d’or ?
Le cuivré de la verge-d’or adulte boit le nectar de fleurs sauvages, notamment celui des centaurées, des cirses et des scabieuses. Sa chenille mange surtout les feuilles d’oseilles sauvages du genre Rumex, en particulier Rumex acetosa.
Combien de temps vit le cuivré de la verge-d’or ?
Le cuivré de la verge-d’or adulte vit généralement deux à quatre semaines. Son cycle complet dure près d’un an, car l’espèce passe l’hiver sous une forme jeune avant de terminer son développement au printemps.
Où vit le cuivré de la verge-d’or ?
Le cuivré de la verge-d’or vit dans les prairies fleuries, les pâturages peu intensifs, les clairières et les lisières d’Europe et d’Asie tempérées. En France, il est surtout observé dans les Alpes, les Pyrénées, le Jura et le Massif central.
Le cuivré de la verge-d’or est-il dangereux ?
Non, le cuivré de la verge-d’or est inoffensif pour les personnes et les animaux domestiques. Il ne mord pas, ne pique pas et ne possède pas de venin. Il vaut mieux éviter de le saisir, car ses ailes et ses écailles se détériorent facilement.
Quelle taille fait le cuivré de la verge-d’or ?
Le cuivré de la verge-d’or mesure environ 28 à 36 millimètres d’envergure. La femelle est souvent un peu plus grande que le mâle, mais la taille varie selon la région, l’altitude et les conditions de développement de la chenille.
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Sources
- Inventaire national du patrimoine naturel, portail des espèces et de la biodiversité inpn.mnhn.fr
- Office français de la biodiversité, connaissance et protection des espèces ofb.gouv.fr
- Union internationale pour la conservation de la nature, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
- Agence européenne pour l’environnement, European Red List of Butterflies eea.europa.eu
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





