Aller au contenu
L’azuré des cytises (Glaucopsyche alexis)
LC
Glaucopsyche alexis

Azuré des cytises

Glaucopsyche alexis

Aussi appelé Azuré alexis, Alexis

L’azuré des cytises est un petit papillon bleu de la famille des lycènes, reconnaissable à ses ailes bordées de sombre et à ses taches orange près de la queue. Il vit dans les prairies fleuries, les lisières et les coteaux ensoleillés d’une grande partie de la France. En France métropolitaine, il est classé en préoccupation mineure, mais ses milieux peuvent régresser.

Statut
Préoccupation mineurepopulation inconnue
Taille
Envergure d’environ 28 à 34 mm, avec des variations selon les régions et les individus
Poids
Non documenté de façon fiable pour l’espèce
Longévité
L’adulte vit généralement une à trois semaines ; le cycle complet dure souvent près d’un an, avec une période hivernale
Régime
Mangeur de nectarLes adultes butinent le nectar de fleurs, tandis que les chenilles consomment des feuilles et des fleurs de plantes de la famille des légumineuses.
Mode de vie
Diurne, solitaire, avec des mâles territoriaux
Famille
Lycaenidés (Lycaenidae), ordre des Lépidoptères (Lepidoptera)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Europe et Asie tempérée, de la péninsule Ibérique à l’ouest de l’Asie

Où vit l’azuré des cytises ?

Il fréquente les prairies maigres, talus fleuris, lisières, clairières et coteaux ensoleillés, généralement des plaines jusqu’à environ 2 000 mètres d’altitude.

Principales régions : France, Espagne, Italie, Allemagne, Pologne, Roumanie, Turquie, Russie.

  • Europe
  • Asie
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître l’azuré des cytises ?
  2. Où vit l’azuré des cytises ?
  3. Que mange l’azuré des cytises ?
  4. Comment se comporte l’azuré des cytises ?
  5. Comment se reproduit l’azuré des cytises ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître l’azuré des cytises ?

L’azuré des cytises est un petit papillon dont l’envergure atteint généralement 28 à 34 millimètres. Le mâle présente souvent un dessus bleu vif ou bleu gris, bordé d’une fine ligne sombre. La femelle est plus brune, avec parfois des écailles bleutées près du corps. Les couleurs changent légèrement selon l’âge, l’usure des ailes et la région.

Le dessous des ailes est gris beige à gris brun. Il porte des points noirs entourés de clair et plusieurs taches orange près du bord des ailes postérieures. Ces marques aident à le distinguer d’autres azurés, mais une photographie nette du dessous des ailes est souvent nécessaire pour une identification certaine.

Au repos, il ferme fréquemment ses ailes au-dessus de son dos. Il peut alors sembler entièrement gris et se confondre avec une petite feuille sèche. Les mâles volent souvent près du sol, en suivant les contours de la végétation.

Où vit l’azuré des cytises ?

L’azuré des cytises vit dans des espaces ouverts riches en fleurs : prairies peu fertilisées, pelouses calcaires, talus, friches, clairières et bords de chemins. Il apprécie les endroits chauds où poussent des légumineuses, notamment les genêts, les cytises, les luzernes, les vesces ou certaines astragales.

En France, il est présent dans de nombreuses régions, avec des populations souvent dispersées. Il est plus régulièrement observé dans les zones de collines, les plateaux calcaires, les Alpes, les Pyrénées, le Massif central et plusieurs secteurs du Sud-Ouest et de l’Est. Sa présence locale dépend beaucoup de la plante nourricière et de la gestion de la prairie.

La période d’observation s’étend surtout de mai à juillet. Dans le Sud et aux altitudes basses, une seconde génération peut parfois apparaître, tandis que le vol commence plus tard en montagne. Une journée ensoleillée, peu ventée, entre la fin de matinée et le milieu de l’après-midi, offre les meilleures chances d’observation.

Que mange l’azuré des cytises ?

L’adulte se nourrit de nectar. Il visite des fleurs basses et riches en nectar, par exemple celles des trèfles, des centaurées, des knauties, des origans ou de diverses légumineuses. En butinant, il transporte parfois du pollen d’une fleur à l’autre, même si ce papillon n’est pas un pollinisateur spécialisé.

La chenille mange des plantes de la famille des Fabacées, aussi appelée famille des légumineuses. Selon les régions, elle peut utiliser des genêts, des cytises, des luzernes, des vesces, des lotiers ou des astragales. La plante choisie varie donc avec la flore disponible.

Les jeunes chenilles produisent des sécrétions sucrées qui attirent certaines fourmis. En échange de cette nourriture, les fourmis peuvent les défendre contre de petits prédateurs et les accompagner jusqu’à leur transformation en chrysalide.

Comment se comporte l’azuré des cytises ?

L’azuré des cytises est actif le jour, surtout lorsque le soleil chauffe la végétation. Il se pose souvent sur une tige basse, puis repart par petits vols rapides. Les mâles parcourent leur territoire à la recherche de femelles et poursuivent les autres petits papillons bleus qui s’en approchent.

Les adultes passent la nuit immobiles dans la végétation. Par temps frais, nuageux ou venteux, ils volent peu et restent posés, les ailes fermées. Cette discrétion explique qu’une prairie puisse en abriter plusieurs sans que les promeneurs les remarquent.

Pour l’observer, avancez lentement et évitez de toucher les plantes. Une photographie prise à distance permet de vérifier les dessins des ailes sans abîmer les écailles, qui se détachent facilement au contact.

Comment se reproduit l’azuré des cytises ?

Après l’accouplement, la femelle dépose ses œufs sur une plante nourricière, souvent près d’un bouton floral ou d’une jeune pousse. La chenille qui sort de l’œuf reste d’abord sur cette plante et change progressivement d’aspect au fil de sa croissance.

Les chenilles sont parfois prises en charge par des fourmis attirées par leurs sécrétions sucrées. Elles peuvent être transportées ou protégées dans un abri proche du sol. Cette association entre une chenille et des fourmis porte le nom de myrmécophilie.

La chenille finit par se transformer en chrysalide, généralement dans la litière ou près de la base d’une plante. L’espèce passe souvent l’hiver sous cette forme, puis l’adulte apparaît au printemps ou au début de l’été.

Le saviez-vous ?

  • 1.Les fourmis peuvent défendre les chenilles contre de petits insectes prédateurs en échange d’une sécrétion sucrée produite par leur corps.
  • 2.Le bleu des ailes vient de minuscules écailles réfléchissant la lumière, et non d’un pigment liquide comparable à la peinture.
  • 3.Un mâle peut poursuivre un autre papillon bleu qui traverse son territoire, même s’il appartient à une espèce différente.
  • 4.Les dessins orange du dessous des ailes peuvent détourner l’attention d’un prédateur vers le bord de l’aile, loin de la tête.

Ce qui menace l’azuré des cytises

  • Prairies transformées

    La conversion des prairies en cultures, l’urbanisation et la fermeture des milieux par les broussailles réduisent les plantes nourricières et les fleurs disponibles.

  • Fauche précoce

    Une fauche répétée ou réalisée pendant la période des chenilles et des chrysalides peut supprimer directement une partie des individus et des plantes hôtes.

  • Pesticides et fertilisation

    Les insecticides peuvent tuer les adultes et les chenilles, tandis qu’une fertilisation importante favorise les herbes hautes au détriment des plantes fleuries des prairies maigres.

Protéger l’azuré des cytises

  • Statut nationalEn France métropolitaine, l’azuré des cytises est évalué en préoccupation mineure sur la Liste rouge des rhopalocères de France métropolitaine. Il ne bénéficie pas, à l’échelle nationale, d’une protection spécifique comme certaines espèces de papillons protégées.
  • Gestion des prairiesLe maintien de prairies fleuries peu fertilisées, de talus et de lisières ensoleillées aide l’espèce. Des fauches tardives et différenciées peuvent laisser des plantes nourricières et des zones refuges.
  • Aires protégéesDes populations vivent dans des parcs naturels, réserves naturelles et sites Natura 2000, lorsque leurs prairies et pelouses sont conservées. L’azuré des cytises n’est pas une espèce inscrite aux annexes de la CITES.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange l’azuré des cytises ?

L’azuré des cytises adulte mange le nectar de nombreuses fleurs. Sa chenille consomme des légumineuses comme les genêts, les cytises, les luzernes, les vesces ou les astragales. Les plantes utilisées changent selon la région. Des fourmis peuvent aussi accompagner la chenille et la protéger.

Combien de temps vit l’azuré des cytises ?

L’azuré des cytises adulte vit généralement une à trois semaines. Son cycle complet dure souvent près d’un an, car l’espèce passe une période hivernale au stade de chrysalide. La durée varie selon la température, l’altitude et le nombre de générations produites dans l’année.

Où vit l’azuré des cytises ?

L’azuré des cytises vit dans les prairies maigres, pelouses calcaires, talus, clairières et lisières ensoleillées. En France, il est présent dans de nombreuses régions, notamment les collines, les plateaux calcaires, les Alpes, les Pyrénées, le Massif central et plusieurs secteurs de l’Est.

L’azuré des cytises est-il dangereux ?

L’azuré des cytises est inoffensif pour les personnes et les animaux domestiques. Il ne pique pas, ne mord pas et ne possède pas de venin. Il vaut mieux éviter de le toucher, car les écailles de ses ailes se détachent facilement et ses ailes peuvent être déchirées.

Quelle taille fait l’azuré des cytises ?

L’azuré des cytises mesure environ 28 à 34 millimètres d’envergure, c’est-à-dire d’une extrémité d’aile à l’autre lorsque les ailes sont ouvertes. Les dimensions et la teinte peuvent varier selon le sexe, la saison, l’altitude et la région.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quelle relation l’azuré des cytises peut-il avoir avec certaines fourmis ?
  2. 2.Dans quel milieu trouve-t-on le plus souvent l’azuré des cytises ?
  3. 3.À quelle période peut-on surtout observer l’azuré des cytises en France ?

Sources

  1. UICN France, Liste rouge des rhopalocères de France métropolitaine uicn.fr
  2. INPN, Inventaire national du patrimoine naturel, espèces et répartition inpn.mnhn.fr
  3. Office pour les insectes et leur environnement, papillons et biodiversité insectes.org

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

Espèces proches