
Criquet des montagnes Rocheuses
Melanoplus spretus
Aussi appelé Criquet des Rocheuses
Le criquet des montagnes Rocheuses était un grand criquet migrateur des prairies d’Amérique du Nord. Il formait parfois des essaims si étendus qu’ils assombrissaient le ciel et ravageaient les cultures. Après plusieurs décennies de déclin, l’espèce disparut au début du XXe siècle et est classée éteinte à l’échelle mondiale.
- Statut
- ÉteinteL’espèce disparut probablement au début du XXe siècle. Le dernier individu confirmé fut signalé en 1902, près de Brandon, au Manitoba, au Canada.
- Taille
- Corps de 2 à 3,5 cm environ, avec des ailes atteignant environ 5 à 7 cm d’envergure
- Poids
- Longévité
- Les adultes vivaient quelques semaines à quelques mois selon les conditions; aucun élevage conservatoire n’existait
- Régime
- HerbivoreIl mangeait surtout des graminées, des plantes herbacées et parfois des cultures, notamment les céréales.
- Mode de vie
- Diurne, en essaims parfois immenses
- Famille
- Acrididés (Acrididae), ordre des Orthoptères (Orthoptera)
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Où vivait le criquet des montagnes Rocheuses ?
Il fréquentait les prairies, les vallées fluviales et les plaines de l’ouest de l’Amérique du Nord, depuis les contreforts des Rocheuses jusqu’aux Grandes Plaines.
Principales régions : Canada, États-Unis.
- Amérique du Nord et centrale
Sommaire11 parties
- Comment reconnaître le criquet des montagnes Rocheuses ?
- Où vivait le criquet des montagnes Rocheuses ?
- Que mangeait le criquet des montagnes Rocheuses ?
- Comment se comportait le criquet des montagnes Rocheuses ?
- Comment se reproduisait le criquet des montagnes Rocheuses ?
- Le saviez-vous ?
- Disparition
- Ce qu’il en reste
- Questions fréquentes
- Testez-vous
- Sources
Comment reconnaître le criquet des montagnes Rocheuses ?
Le criquet des montagnes Rocheuses ressemblait à un criquet robuste, brun jaunâtre ou verdâtre, avec de longues ailes adaptées aux déplacements aériens. Les adultes mesuraient généralement quelques centimètres, les femelles étant souvent plus grandes que les mâles. Les descriptions anciennes mentionnaient un corps allongé et des ailes relativement développées.
Les naturalistes l’identifiaient grâce à la forme du corps, aux ailes et aux détails des pattes et du pronotum, la partie située juste derrière la tête. Comme plusieurs espèces de criquets vivaient dans les mêmes régions, l’identification fiable reposait souvent sur l’examen d’un spécimen conservé.
Les individus solitaires pouvaient passer inaperçus dans les herbes. En période favorable, ils se rassemblaient toutefois par millions, ce qui rendait leur présence évidente dans les prairies et les champs.
Où vivait le criquet des montagnes Rocheuses ?
Il vivait dans l’ouest et le centre de l’Amérique du Nord, notamment au Canada et aux États-Unis. Son aire s’étendait des contreforts et des vallées des montagnes Rocheuses jusqu’aux Grandes Plaines, avec des populations liées aux prairies et aux plaines alluviales.
Les femelles déposaient leurs œufs dans des sols meubles, souvent sur des berges, des bancs de sable ou des zones herbeuses proches des cours d’eau. Ces secteurs étaient régulièrement modifiés par les crues, les sécheresses et les déplacements des troupeaux de bisons.
À la fin du XIXe siècle, l’agriculture transforma rapidement ces paysages. Le labour des prairies, l’irrigation et la mise en culture des vallées réduisirent les endroits où les œufs pouvaient rester à l’abri.
Que mangeait le criquet des montagnes Rocheuses ?
Il se nourrissait de végétaux, principalement de graminées et d’autres plantes herbacées. Les individus mangeaient les feuilles et les tiges tendres, puis s’attaquaient aux cultures lorsque les essaims traversaient des régions agricoles.
Les récits du XIXe siècle décrivaient des champs de céréales, de légumes et de fourrage rapidement dépouillés après le passage d’un essaim. La quantité de nourriture consommée dépendait de la densité des criquets, de leur âge et de la durée de leur séjour sur une même zone.
Les jeunes criquets, appelés larves ou nymphes, mangeaient eux aussi des végétaux. Ils ne possédaient pas encore d’ailes fonctionnelles et se déplaçaient surtout en marchant et en sautant.
Comment se comportait le criquet des montagnes Rocheuses ?
Il était actif pendant la journée et se déplaçait en sautant, en marchant ou en volant. Les vents pouvaient transporter les adultes sur de grandes distances, parfois au-delà de plusieurs centaines de kilomètres, lorsque les conditions météorologiques étaient favorables.
Les populations alternaient entre des périodes où les criquets restaient relativement dispersés et des phases de regroupement massif. Les essaims décrits par les témoins couvraient parfois plusieurs milliers de kilomètres carrés, même si les estimations historiques variaient selon les méthodes utilisées.
Des récits rapportaient que les essaims obscurcissaient brièvement le ciel et que les criquets s’abattaient sur les routes, les toits et les cultures. Ces observations concernaient des rassemblements exceptionnels, qui ne représentaient pas le comportement quotidien de chaque individu.
Comment se reproduisait le criquet des montagnes Rocheuses ?
Après l’accouplement, la femelle enfonçait son abdomen dans un sol meuble et y déposait une poche d’œufs, appelée oothèque. Chaque poche contenait plusieurs dizaines d’œufs, protégés par une substance durcissant autour d’eux.
Les œufs passaient l’hiver dans le sol et éclosaient généralement au printemps ou au début de l’été, selon la température et l’humidité. Les jeunes criquets traversaient plusieurs stades avant de devenir des adultes ailés.
La reproduction dépendait fortement des prairies et des berges où les femelles pouvaient pondre. Le labour et l’irrigation détruisaient directement de nombreuses poches d’œufs, ce qui réduisait le nombre de jeunes atteignant l’âge adulte.
Le saviez-vous ?
- 1.En 1875, un essaim décrit dans les Grandes Plaines aurait couvert près de 198 000 miles carrés, soit environ 513 000 kilomètres carrés, selon des estimations historiques très incertaines.
- 2.Des témoins racontèrent que des essaims avaient interrompu les déplacements ferroviaires en rendant les rails glissants sous l’accumulation de criquets écrasés.
- 3.L’espèce fut autrefois considérée comme l’un des ravageurs agricoles les plus redoutés d’Amérique du Nord.
- 4.Le dernier individu confirmé fut conservé comme spécimen après sa découverte au Manitoba en 1902.
Pourquoi le criquet des montagnes Rocheuses a disparu
Transformation des prairies
Le labour des prairies et la mise en culture des vallées ont détruit de nombreux sites de ponte. L’irrigation et la modification des berges ont également bouleversé les sols où les œufs restaient plusieurs mois.
Destruction des œufs
Les travaux agricoles, le piétinement du bétail et les changements de régime des crues ont probablement tué une grande partie des œufs déposés dans les sols meubles.
Déclin des troupeaux sauvages
La disparition de nombreux bisons et la transformation des prairies ont modifié la végétation et les sols de l’habitat. Ce changement a probablement contribué au déclin, sans être considéré comme une cause unique démontrée.
Conditions climatiques
Les sécheresses et les variations météorologiques ont pu réduire la survie des œufs et des jeunes. Leur rôle exact dans la disparition restait difficile à séparer des transformations agricoles.
Ce qu’il en reste aujourd’hui
- Spécimens de muséeDes spécimens sont conservés notamment au Smithsonian National Museum of Natural History aux États-Unis et dans des collections universitaires et muséales d’Amérique du Nord. Ils permettent de comparer l’anatomie, la répartition historique et la diversité génétique restante.
- Études génomiquesDes équipes scientifiques ont étudié l’ADN extrait de spécimens anciens afin de mieux comprendre l’histoire évolutive et le déclin de l’espèce. Ces recherches servent à documenter une extinction et ne constituent pas un programme de résurrection.
- Aucune réintroductionAucun programme d’élevage, de réintroduction ou de conservation en captivité n’a pu être mis en place, car l’espèce était déjà disparue avant le développement de tels dispositifs.
Questions fréquentes
Le criquet des montagnes Rocheuses vivait-il dans les montagnes ?
Oui, il occupait des vallées et des contreforts des montagnes Rocheuses, mais aussi de vastes prairies des Grandes Plaines. Son nom ne signifiait pas qu’il vivait uniquement en altitude. Les zones de ponte se trouvaient souvent dans des sols meubles proches des cours d’eau.
Pourquoi cette espèce a-t-elle disparu ?
La disparition résultait probablement de plusieurs facteurs associés. Le labour, l’irrigation et la transformation des vallées ont détruit les sites de ponte, tandis que les sécheresses et les changements dans les prairies ont aggravé le déclin. Les naturalistes ne peuvent pas attribuer l’extinction à une seule cause.
Quand le dernier criquet des montagnes Rocheuses a-t-il été observé ?
Le dernier individu confirmé fut signalé en 1902 près de Brandon, au Manitoba. Des recherches ultérieures ont parfois rapporté des observations possibles, mais aucune n’a fourni de preuve suffisamment solide pour remettre en cause l’extinction.
Les musées possèdent-ils encore cette espèce ?
Oui, des spécimens naturalisés ou conservés en collection existent dans plusieurs musées et universités d’Amérique du Nord. Ils ne représentent pas des individus vivants. Ils servent à l’identification, à l’étude de l’anatomie et à l’analyse de l’ADN ancien.
Pourrait-on recréer cette espèce en laboratoire ?
Des fragments d’ADN peuvent être étudiés, mais cela ne suffit pas à recréer un animal viable. Il faudrait disposer d’un génome complet et maîtriser la reproduction, le développement et l’écologie de l’espèce. Aucun projet de résurrection reconnu n’existe actuellement pour ce criquet.
Testez-vous
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Sources
- UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
- Smithsonian National Museum of Natural History, Department of Entomology naturalhistory.si.edu
- University of Nebraska-Lincoln, Department of Entomology entomology.unl.edu
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





