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Le courlis esquimau (Numenius borealis)
CR
Numenius borealis

Courlis esquimau

Numenius borealis

Aussi appelé Courlis de l’Alaska, Courlis polaire

Le courlis esquimau était un limicole migrateur de la toundra arctique nord-américaine. Il parcourait des milliers de kilomètres jusqu’aux prairies d’Amérique du Sud, en grandes bandes parfois immenses. Classé en danger critique d’extinction par l’UICN, il pourrait être éteint, car aucune observation confirmée n’a été enregistrée depuis 1963.

Statut
En danger critiquepopulation inconnue
Taille
30 à 33 cm de longueur, pour une envergure d’environ 70 à 80 cm
Poids
environ 270 à 360 g chez l’adulte
Longévité
Inconnue dans la nature, car l’espèce n’a plus fait l’objet d’observations confirmées depuis 1963
Régime
InsectivoreIl mangeait surtout des insectes et leurs larves, des petits crustacés, des vers, des graines et des baies selon la saison.
Mode de vie
Diurne, en grandes bandes pendant les migrations
Famille
Scolopacidés (Scolopacidae), ordre des Charadriiformes

Fiche vérifiée le · 5 min de lecture

toundra arctique d’Amérique du Nord, avec migration vers l’est de l’Amérique du Nord et les prairies d’Amérique du Sud

Où vit le courlis esquimau ?

Il nichait dans la toundra arctique et fréquentait les prairies humides, les vasières et les pâturages ouverts pendant ses migrations et son hivernage.

Principales régions : Canada, États-Unis, Argentine, Uruguay, Brésil, Paraguay.

  • Amérique du Nord et centrale
  • Amérique du Sud
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le courlis esquimau ?
  2. Où vit le courlis esquimau ?
  3. Que mange le courlis esquimau ?
  4. Comment se comportait le courlis esquimau ?
  5. Comment se reproduisait le courlis esquimau ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le courlis esquimau ?

Le courlis esquimau mesurait environ 30 à 33 cm de long, avec une envergure proche de 75 cm. Son plumage brun était finement rayé et moucheté, ce qui l’aidait à se confondre avec la végétation basse de la toundra. Son ventre était plus clair et ses flancs portaient des marques brunes.

Son bec, légèrement recourbé vers le bas, était plus court que celui de plusieurs autres courlis. Les pattes étaient grisâtres à verdâtres. En vol, ses ailes étroites et pointues lui permettaient de parcourir de longues distances pendant les migrations.

Il ressemblait notamment au Courlis corlieu, Numenius phaeopus, avec lequel il pouvait être confondu. La distinction demandait une observation attentive du bec, des motifs du plumage et de la silhouette.

Où vit le courlis esquimau ?

La reproduction avait lieu dans la toundra arctique de l’Alaska et du nord du Canada. Le nid était installé au sol, dans une zone sèche de la toundra, parmi les herbes basses, les lichens et les petits arbustes.

Pendant ses migrations, l’espèce fréquentait les prairies, les champs ouverts, les vasières et les littoraux de l’est de l’Amérique du Nord. Elle gagnait ensuite les prairies et les zones humides d’Amérique du Sud, notamment dans la région des pampas.

Le courlis esquimau n’est pas une espèce nicheuse de France. Il n’existe donc pas de période fiable pour l’observer dans le pays. Les signalements anciens en Europe sont exceptionnels et ne permettent pas de considérer la France comme une partie régulière de son aire.

Que mange le courlis esquimau ?

Il cherchait sa nourriture en marchant dans les herbes courtes ou les sols meubles. Son bec recourbé lui servait à saisir des insectes, des larves, des vers et de petits crustacés dans la terre ou la vase.

À certaines périodes de l’année, il mangeait aussi des graines et des baies. Son régime changeait selon le lieu traversé et la saison, ce qui lui permettait d’exploiter les ressources disponibles sur une route migratoire très longue.

Les prairies où il s’arrêtait pouvaient être riches en criquets et autres insectes. La disparition de ces milieux ouverts, leur transformation agricole et l’usage de pesticides ont probablement réduit ses ressources alimentaires.

Comment se comportait le courlis esquimau ?

Le courlis esquimau était actif surtout le jour. Il se déplaçait en courant par petites étapes, s’arrêtait pour sonder le sol avec son bec, puis repartait rapidement lorsqu’une bande entière prenait son envol.

Durant les migrations, il formait de grandes bandes avec d’autres limicoles. Des rassemblements historiques ont compté des centaines de milliers d’individus, voire davantage selon les récits anciens, avant l’effondrement de la population.

Ses migrations reliaient l’Arctique aux régions australes du continent américain. Un tel trajet exigeait de reconstituer ses réserves de graisse dans plusieurs haltes, notamment dans les prairies et les zones humides.

Comment se reproduisait le courlis esquimau ?

La reproduction se déroulait pendant le bref été arctique. Le couple installait un nid peu profond au sol, dissimulé dans la végétation basse de la toundra. Les informations disponibles sur la reproduction restent limitées, car l’espèce est devenue extrêmement rare avant d’être étudiée de manière approfondie.

Les sources historiques décrivent généralement une ponte de quatre œufs. Comme chez de nombreux limicoles nichant au sol, les poussins devaient pouvoir marcher et se nourrir peu après l’éclosion, tandis que les adultes les guidaient vers des zones riches en invertébrés.

La durée exacte d’incubation et l’âge de l’envol sont incertains dans les synthèses récentes. Les observations confirmées sont trop anciennes pour fournir des mesures fiables sur la reproduction actuelle.

Le saviez-vous ?

  • 1.Au XIXe siècle, des bandes de Courlis esquimaux étaient si nombreuses qu’elles pouvaient obscurcir le ciel pendant leur passage migratoire.
  • 2.L’espèce parcourait probablement plus de 10 000 kilomètres entre ses lieux de reproduction arctiques et ses quartiers d’hiver sud-américains.
  • 3.La dernière observation généralement reconnue date de 1963, au Texas, même si quelques signalements ultérieurs n’ont pas été confirmés.
  • 4.Son nom scientifique borealis signifie « du Nord », en référence à ses terres de reproduction arctiques.

Ce qui menace le courlis esquimau

  • Chasse intensive

    La chasse commerciale et sportive a probablement provoqué une grande partie de l’effondrement au XIXe siècle, lorsque d’immenses bandes traversaient l’Amérique du Nord.

  • Perte des prairies

    La transformation des prairies et des zones humides en terres agricoles a réduit les haltes migratoires et les ressources alimentaires disponibles.

  • Longue migration

    Une espèce qui dépend de nombreux sites entre l’Arctique et l’Amérique du Sud est vulnérable à la dégradation d’une seule étape importante.

  • Statut incertain

    L’absence d’observation confirmée depuis 1963 empêche de connaître le nombre d’individus encore vivants. L’UICN le classe en danger critique d’extinction et considère qu’il pourrait être éteint.

Protéger le courlis esquimau

  • Protection internationaleLe courlis esquimau bénéficie de protections dans plusieurs pays de son ancienne aire, notamment dans le cadre des réglementations migratoires du Canada et des États-Unis.
  • Recherches de terrainDes prospections ornithologiques et la vérification des signalements restent nécessaires pour déterminer si une petite population subsiste dans l’Arctique ou le long des routes migratoires.
  • Protection des haltesLa conservation des prairies, des vasières et des zones humides d’Amérique du Nord et d’Amérique du Sud protège les milieux dont dépendaient les limicoles migrateurs.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange le courlis esquimau ?

Le courlis esquimau mangeait surtout des insectes, des larves, des vers et de petits crustacés trouvés dans le sol ou la vase. Il consommait aussi des graines et des baies lorsque ces aliments étaient disponibles. Son régime variait selon la saison et les régions traversées pendant sa migration.

Combien de temps vit le courlis esquimau ?

La durée de vie du courlis esquimau n’est pas connue avec certitude. Les données manquent parce que l’espèce n’a plus fait l’objet d’observations confirmées depuis 1963. Les spécialistes ne disposent donc pas d’un âge maximal fiable pour cette espèce probablement éteinte.

Où vit le courlis esquimau ?

Le courlis esquimau nichait dans la toundra de l’Alaska et du nord du Canada. Il migrait ensuite par l’est de l’Amérique du Nord jusqu’aux prairies et aux zones humides d’Amérique du Sud. Il ne vit pas régulièrement en France.

Le courlis esquimau est-il dangereux ?

Non, le courlis esquimau n’était pas dangereux pour les humains. Comme les autres limicoles, il cherchait à fuir lorsqu’une personne approchait. La principale difficulté actuelle est de confirmer s’il subsiste encore des individus, car aucune observation fiable n’a été enregistrée depuis plusieurs décennies.

Quelle taille fait le courlis esquimau ?

Le courlis esquimau mesurait environ 30 à 33 cm de long, soit à peu près la longueur d’une grande règle d’écolier. Son envergure atteignait environ 70 à 80 cm lorsqu’il déployait ses ailes.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quelle région le courlis esquimau nichait-il ?
  2. 2.Quel est le statut mondial actuel du courlis esquimau selon l’UICN ?
  3. 3.Vers quelle région le courlis esquimau migrait-il en hiver ?

Sources

  1. UICN, Liste rouge des espèces menacées iucnredlist.org
  2. BirdLife International, Data Zone datazone.birdlife.org
  3. Gouvernement du Canada, Registre public des espèces en péril

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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