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Le bécasseau de Temminck (Calidris temminckii)
LC
Calidris temminckii

Bécasseau de Temminck

Calidris temminckii

Aussi appelé Bécasseau de Temminck à pattes jaunes, Bécasseau de Temminck

Le bécasseau de Temminck est un minuscule oiseau des vasières et des zones humides, reconnaissable à ses pattes jaunes et à sa démarche rapide. Il niche dans les régions froides du nord de l’Europe et de l’Asie, puis migre vers l’Afrique et l’Asie du Sud. L’UICN le classe en préoccupation mineure, malgré une population en baisse.

Statut
Préoccupation mineurepopulation en baisse
Taille
13,5 à 15 cm de longueur, pour 34 à 37 cm d’envergure
Poids
20 à 35 g environ
Longévité
Jusqu’à environ 11 ans connus grâce au baguage dans la nature ; la longévité en parc zoologique est peu documentée.
Régime
InsectivoreIl picore des insectes et leurs larves, de petits crustacés, des mollusques et parfois des graines dans la vase ou les sols humides.
Mode de vie
Diurne, solitaire ou en petits groupes
Famille
Scolopacidés (Scolopacidae), ordre des Charadriiformes

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

régions boréales et arctiques d’Europe et d’Asie, avec hivernage en Afrique et en Asie du Sud

Où vit le bécasseau de Temminck ?

Il fréquente les tourbières, les étangs peu profonds, les vasières et les rives boueuses, depuis le niveau de la mer jusqu’à la toundra arctique.

Principales régions : Norvège, Suède, Finlande, Russie, Kazakhstan, Chine, Inde, France.

  • Europe
  • Afrique
  • Asie

Environ 160 000 à 1 100 000 individus matures selon l’évaluation mondiale de l’UICN, avec une tendance générale à la baisse.

Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le bécasseau de Temminck ?
  2. Où vit le bécasseau de Temminck ?
  3. Que mange le bécasseau de Temminck ?
  4. Comment se comporte le bécasseau de Temminck ?
  5. Comment se reproduit le bécasseau de Temminck ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le bécasseau de Temminck ?

Le bécasseau de Temminck a le corps d’un petit moineau, mais ses pattes sont plus longues et son bec est fin. Son dos est brun grisâtre, son ventre blanc et sa poitrine légèrement striée. Ses pattes jaunes à verdâtres constituent un indice utile, surtout lorsque l’oiseau se déplace au bord d’une mare.

En plumage nuptial, les plumes du dos et de la poitrine portent des teintes rousses et des marques plus contrastées. En automne et en hiver, son plumage devient plus discret, gris brun sur le dessus. Il se distingue alors d’autres petits bécasseaux par sa petite taille, ses pattes jaunes et son dos assez uni.

Il court rapidement entre les flaques et les touffes d’herbe, puis s’arrête brusquement pour saisir une proie. En vol, une fine barre claire se remarque parfois sur l’aile, tandis que la queue paraît sombre au centre et plus claire sur les côtés.

Où vit le bécasseau de Temminck ?

L’espèce niche dans les régions boréales et arctiques de l’Europe et de l’Asie. Elle recherche les tourbières, les rives de petits lacs, les marais peu profonds et les clairières humides de la taïga. Son aire de reproduction s’étend de la Scandinavie jusqu’à la Sibérie orientale.

Après la reproduction, les oiseaux gagnent des régions plus chaudes. Une partie hiverne en Afrique de l’Est et dans la vallée du Nil, tandis qu’une autre rejoint le Moyen-Orient, l’Inde et l’Asie du Sud-Est. Ils utilisent les vasières, les rizières, les lagunes et les bords d’étangs pour se nourrir.

En France métropolitaine, le bécasseau de Temminck est surtout observé pendant les migrations, principalement d’avril à mai puis d’août à octobre. Il peut être vu dans les zones humides littorales, les étangs, les gravières inondées et certaines vasières de l’intérieur. Il reste généralement rare ou peu commun.

Que mange le bécasseau de Temminck ?

Il mange surtout de petits invertébrés. Dans la vase et les sols détrempés, il capture des insectes, des larves, des araignées, de petits crustacés et des mollusques. Il peut aussi avaler des graines, surtout lorsque les proies animales sont moins accessibles.

Son bec fin lui permet de picorer à la surface et dans les premiers millimètres de boue. Il avance par petites courses, s’arrête pour repérer une proie, puis donne un coup de bec très rapide. Il se nourrit souvent dans quelques centimètres d’eau ou sur une berge fraîchement découverte.

Les zones humides qui conservent des flaques peu profondes sont particulièrement utiles pendant les haltes migratoires. La baisse du niveau de l’eau peut créer des vasières favorables, tandis qu’un assèchement complet ou une végétation trop dense réduit les endroits où il peut chercher sa nourriture.

Comment se comporte le bécasseau de Temminck ?

C’est un limicole actif surtout pendant la journée. Il se déplace avec des pas rapides et réguliers, en gardant souvent le corps assez horizontal. Il peut rester seul ou rejoindre quelques congénères sur une vasière, particulièrement pendant les haltes migratoires.

Lorsqu’il est dérangé, il s’envole brusquement avec des battements rapides et des cris fins. Comme beaucoup de petits limicoles, il économise son énergie pendant les migrations en profitant de zones humides riches en nourriture. Une observation à distance permet de voir son comportement sans le faire partir à répétition.

La migration se déroule principalement au printemps et à la fin de l’été. Les oiseaux peuvent parcourir plusieurs milliers de kilomètres entre les lieux de reproduction nordiques et les zones d’hivernage. Ils ont besoin de plusieurs haltes humides pour refaire leurs réserves d’énergie.

Comment se reproduit le bécasseau de Temminck ?

La reproduction a lieu pendant le bref été arctique ou subarctique, généralement de mai à juillet selon la latitude. Le nid est une petite dépression garnie de végétaux, placée au sol près d’une mare, d’une tourbière ou d’une zone herbeuse humide.

La femelle pond habituellement quatre œufs. Leur couleur brune et tachetée les camoufle parmi les mousses, les herbes et les petits cailloux. Les deux adultes participent à l’incubation et défendent la zone autour du nid contre les intrus.

Les poussins sont nidifuges : ils quittent le nid peu après l’éclosion et cherchent eux-mêmes de petites proies. Les adultes les accompagnent et les avertissent en cas de danger. Les jeunes deviennent progressivement autonomes avant le départ vers les quartiers d’hivernage.

Le saviez-vous ?

  • 1.Son nom scientifique rend hommage au naturaliste néerlandais Coenraad Jacob Temminck, directeur du musée de Leyde au XIXe siècle.
  • 2.Le nid est souvent placé près d’une zone humide, mais il peut aussi se trouver dans une clairière sèche entourée de tourbières.
  • 3.À l’arrêt, ses pattes jaunes sont parfois cachées dans la végétation ; la démarche rapide aide alors à le distinguer.
  • 4.Des individus bagués ont été retrouvés après plus de dix ans, ce qui montre qu’un si petit migrateur peut vivre longtemps.

Ce qui menace le bécasseau de Temminck

  • Disparition des zones humides

    Le drainage des tourbières, l’assèchement des mares et la transformation des vasières réduisent les lieux de reproduction, d’alimentation et de halte migratoire.

  • Dérangement répété

    Les passages fréquents de personnes ou de chiens peuvent faire fuir les oiseaux d’une halte où ils doivent pourtant se nourrir et récupérer rapidement.

  • Changements climatiques

    La modification des températures et des précipitations peut transformer les zones humides nordiques et désynchroniser la disponibilité des proies avec la reproduction.

Protéger le bécasseau de Temminck

  • Protection en FranceLe bécasseau de Temminck est une espèce d’oiseau sauvage protégée en France par l’arrêté du 29 octobre 2009. La capture, la destruction et la perturbation intentionnelle des individus sont interdites dans les conditions prévues par la réglementation.
  • Réseau de zones humidesLes réserves naturelles, les sites Natura 2000 et les zones humides protégées préservent des haltes migratoires françaises. À l’échelle internationale, la conservation des tourbières, vasières et rizières est nécessaire tout au long de son parcours.

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Questions fréquentes

Que mange le bécasseau de Temminck ?

Le bécasseau de Temminck mange surtout de petits insectes, des larves, des araignées, de petits crustacés et des mollusques. Il capture ses proies dans la vase, les sols humides et les flaques peu profondes. Des graines peuvent compléter son alimentation lorsque les invertébrés sont moins nombreux.

Combien de temps vit le bécasseau de Temminck ?

Le bécasseau de Temminck peut vivre au moins une dizaine d’années dans la nature. Des oiseaux bagués ont été contrôlés après environ onze ans. La longévité moyenne reste moins bien connue, car les petits migrateurs sont difficiles à suivre pendant toutes leurs migrations.

Où vit le bécasseau de Temminck ?

Le bécasseau de Temminck se reproduit dans les régions froides du nord de l’Europe et de l’Asie, notamment dans les tourbières et les rives de petits lacs. Il hiverne en Afrique et en Asie du Sud. En France, il s’observe surtout pendant les passages migratoires, d’avril à mai et d’août à octobre.

Le bécasseau de Temminck est-il dangereux ?

Le bécasseau de Temminck est inoffensif pour les personnes. Il est petit, farouche et cherche généralement à s’éloigner lorsqu’il est dérangé. Il ne faut pas essayer de le saisir : en France, les oiseaux sauvages protégés ne doivent pas être capturés ni perturbés intentionnellement.

Quelle taille fait le bécasseau de Temminck ?

Le bécasseau de Temminck mesure environ 13,5 à 15 centimètres de longueur, pour une envergure de 34 à 37 centimètres. Il pèse généralement entre 20 et 35 grammes. Il a donc la longueur d’un petit moineau, avec des pattes proportionnellement plus longues.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quelle couleur ont généralement les pattes du bécasseau de Temminck ?
  2. 2.Dans quels milieux le bécasseau de Temminck recherche-t-il principalement sa nourriture ?
  3. 3.Quand observe-t-on surtout le bécasseau de Temminck en France ?

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
  2. BirdLife International, Data Zone datazone.birdlife.org
  3. INPN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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