
Courlis d’Alaska
Numenius tahitiensis
Aussi appelé courlis à cuisses emplumées, courlis de Tahiti
Le courlis d’Alaska est un grand limicole migrateur au long bec recourbé, reconnaissable à ses cuisses couvertes de plumes. Il niche dans la toundra de l’Alaska et passe l’hiver sur des îles du Pacifique, parfois très loin de son lieu de naissance. L’UICN le classe quasi menacé, car ses effectifs diminuent.
- Statut
- Quasi menacéepopulation en baisse
- Taille
- 40 à 44 cm de longueur, pour une envergure d’environ 84 à 89 cm
- Poids
- 310 à 600 g environ
- Longévité
- La longévité dans la nature est mal connue. Quelques individus bagués ont dépassé 20 ans.
- Régime
- OmnivoreIl capture surtout des insectes, des vers, des crustacés et des mollusques, et mange aussi des baies et des graines.
- Mode de vie
- Diurne, en petits groupes, parfois en bandes nombreuses
- Famille
- Scolopacidés (Scolopacidae), ordre des Charadriiformes
Fiche vérifiée le · 6 min de lecture
Où vit le courlis d’Alaska ?
Il niche dans la toundra sèche et les landes ouvertes de l’Alaska, puis fréquente les plages, vasières, récifs et prairies des îles du Pacifique.
Principales régions : États-Unis, Alaska, États-Unis, Hawaï, Kiribati, Tuvalu, Fidji, Tonga, Polynésie française.
- Amérique du Nord et centrale
- Océanie
- Océans
Environ 7 000 à 8 000 individus matures selon les estimations reprises par l’UICN et BirdLife International.
Sommaire11 parties
Comment reconnaître le courlis d’Alaska ?
Le courlis d’Alaska mesure environ 40 à 44 centimètres. Son plumage brun, beige et blanc le camoufle dans les herbes et les rochers. Son long bec sombre est fortement courbé vers le bas. Le ventre est clair, tandis que le dos porte des marques brunes irrégulières. Les deux sexes se ressemblent, même si les femelles sont souvent un peu plus grandes.
Son caractère le plus étonnant se trouve sur les cuisses : elles sont couvertes de plumes, alors que cette zone est généralement peu emplumée chez les autres courlis. Les pattes sont grisâtres à brunâtres. En vol, les ailes longues et arrondies montrent un dessous plutôt sombre et une silhouette adaptée aux migrations océaniques.
Il ressemble au courlis corlieu, qui peut aussi avoir un bec courbé et un plumage brun. Le courlis d’Alaska s’en distingue notamment par ses cuisses emplumées, son corps trapu et ses habitudes de migration vers les petites îles du Pacifique.
Où vit le courlis d’Alaska ?
Pendant la saison de reproduction, il vit principalement dans la toundra ouverte de l’ouest et du nord de l’Alaska. Il choisit des terrains secs, légèrement surélevés, avec des herbes basses, des mousses, des lichens et quelques buissons nains. Les nids sont souvent installés loin des grands plans d’eau, sur un sol pierreux ou couvert de végétation courte.
Après la reproduction, il migre vers les îles tropicales et subtropicales du Pacifique. Il se nourrit sur les plages, les vasières, les lagons peu profonds, les récifs émergés et les prairies côtières. Des oiseaux hivernent à Hawaï, dans les Kiribati, aux Fidji, aux Tonga et en Polynésie française.
La France métropolitaine ne fait pas partie de son aire habituelle. Il n’y a donc pas de période régulière pour l’observer en France, et les règles françaises de protection des oiseaux sauvages ne constituent pas une mesure ciblée pour cette espèce présente hors du territoire.
Que mange le courlis d’Alaska ?
Il utilise son long bec pour sonder le sol humide, les algues déposées par la marée et les crevasses des récifs. Il attrape des insectes et leurs larves, des vers, de petits crabes, des bernard-l’ermite, des mollusques et d’autres petits invertébrés. Dans la toundra, il explore aussi la végétation basse et le sol meuble.
Sur les îles, son régime varie selon les marées et la saison. Il peut avaler des baies, des graines et parfois des fruits tombés. Ses cuisses emplumées l’aident probablement à limiter les pertes de chaleur lorsqu’il se déplace sur des terrains frais ou venteux, mais elles ne l’empêchent pas de fréquenter les rivages tropicaux.
Lorsqu’il se nourrit en groupe, chaque oiseau garde une distance suffisante pour fouiller le sol sans gêner ses voisins. Les groupes quittent souvent une zone quand la marée monte ou quand la nourriture devient moins accessible.
Comment se comporte le courlis d’Alaska ?
C’est un oiseau actif surtout pendant la journée. Il marche d’un pas régulier, s’arrête pour sonder la vase, puis repart rapidement. Son cri de contact est un sifflement clair qui aide les membres d’un groupe à rester ensemble lorsqu’ils se déplacent entre les zones de repos et d’alimentation.
Pendant les migrations, il peut parcourir plusieurs milliers de kilomètres au-dessus de l’océan. Cette traversée demande des réserves de graisse importantes, accumulées avant le départ. Les jeunes doivent apprendre seuls une grande partie de leur trajet, car les adultes ne les accompagnent pas toujours pendant toute la migration.
Sur les sites d’hivernage, plusieurs oiseaux peuvent se rassembler. Ils se reposent sur des plages, des bancs de sable ou des rochers, souvent avec d’autres limicoles. Un dérangement répété peut les obliger à s’envoler et à dépenser une énergie précieuse.
Comment se reproduit le courlis d’Alaska ?
La reproduction a lieu pendant le court été arctique, généralement entre mai et juillet. Le nid est une petite dépression grattée dans le sol, garnie de quelques herbes, mousses ou lichens. La ponte compte le plus souvent quatre œufs, dont la couleur brun-vert aide à les dissimuler parmi la végétation.
Les deux adultes participent à l’incubation et à la défense du territoire. Les poussins sont nidifuges : ils quittent le nid peu après l’éclosion et cherchent eux-mêmes de petites proies, tandis que les parents les surveillent et les alertent en cas de danger.
Les jeunes grandissent rapidement afin de profiter de la saison favorable. Avant l’hiver, ils doivent accumuler des réserves et acquérir les compétences nécessaires à leur premier voyage vers les îles du Pacifique, parfois sans suivre un adulte sur toute la route.
Le saviez-vous ?
- 1.Le nom scientifique tahitiensis fait référence à Tahiti, où un spécimen ayant contribué à la description de l’espèce a été collecté.
- 2.Ses cuisses emplumées sont si particulières qu’elles ont inspiré son nom anglais, Bristle-thighed Curlew, qui signifie courlis à cuisses hérissées.
- 3.C’est l’un des rares oiseaux de rivage à effectuer régulièrement de très longues traversées océaniques entre l’Alaska et les îles du Pacifique.
- 4.Certains individus reviennent chaque année dans les mêmes zones d’hivernage, mais les jeunes doivent accomplir leur première migration avec peu d’aide directe.
Ce qui menace le courlis d’Alaska
Petite population
La population mondiale est estimée à seulement quelques milliers d’individus matures et sa tendance est considérée comme décroissante. Une perte locale d’habitat peut donc avoir des effets sensibles.
Dégradation des îles
Sur les sites d’hivernage, l’urbanisation, les aménagements côtiers, les espèces introduites et la fréquentation humaine peuvent réduire les zones de repos et d’alimentation.
Dérangement humain
Les passages répétés de personnes, de chiens ou de véhicules près des rassemblements interrompent l’alimentation et le repos, surtout pendant les périodes de migration.
Changements climatiques
La modification des conditions arctiques et l’élévation du niveau marin peuvent transformer les habitats de reproduction et les petites îles utilisées en hiver.
Protéger le courlis d’Alaska
- Protection américaineL’espèce est protégée aux États-Unis par le Migratory Bird Treaty Act. Ses habitats de reproduction et d’hivernage bénéficient notamment de réserves nationales de faune à Hawaï et en Alaska.
- Suivi internationalDes programmes de comptage et de baguage suivent les populations de limicoles le long de la voie migratoire du Pacifique. La coopération entre territoires aide à repérer les sites d’hivernage prioritaires.
- Aucune détention couranteLe courlis d’Alaska n’est pas une espèce domestique et ne fait pas l’objet d’un programme européen d’élevage connu. Il ne doit pas être capturé ni détenu par des particuliers.
Questions fréquentes
Que mange le courlis d’Alaska ?
Le courlis d’Alaska mange surtout des insectes, des vers, de petits crabes, des mollusques et d’autres invertébrés. Il les cherche dans la vase, les herbes basses, les algues et les crevasses des récifs. Il complète parfois son alimentation avec des baies, des graines ou des fruits.
Combien de temps vit le courlis d’Alaska ?
Le courlis d’Alaska peut vivre plus de 20 ans, comme le montrent quelques reprises d’oiseaux bagués. La durée de vie moyenne reste mal connue, car cette espèce vit dans des régions isolées et une partie de sa vie se déroule sur de petites îles difficiles à suivre.
Où vit le courlis d’Alaska ?
Le courlis d’Alaska niche surtout dans la toundra sèche de l’Alaska. En dehors de la période de reproduction, il gagne des îles du Pacifique, notamment Hawaï, les Kiribati, les Fidji, les Tonga et la Polynésie française. Il fréquente alors les plages, les lagons, les vasières et les récifs.
Le courlis d’Alaska est-il dangereux ?
Le courlis d’Alaska n’est pas dangereux pour les personnes. C’est un oiseau sauvage qui évite généralement l’être humain. Il peut toutefois donner un coup de bec s’il est capturé ou si quelqu’un s’approche d’un nid. Gardez vos distances et ne tentez jamais de le manipuler.
Quelle taille fait le courlis d’Alaska ?
Le courlis d’Alaska mesure environ 40 à 44 centimètres de longueur et son envergure atteint environ 84 à 89 centimètres. Il pèse généralement entre 310 et 600 grammes. Son bec long et recourbé représente une partie visible de cette longueur.
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Sources
- UICN, Liste rouge des espèces menacées iucnredlist.org
- BirdLife International, Data Zone des espèces d’oiseaux datazone.birdlife.org
- Cornell Lab of Ornithology, Birds of the World birdsoftheworld.org
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





