

Colibri d’Anna
Calypte anna
Aussi appelé colibri d’Anna à couronne rose
Le colibri d’Anna est un très petit oiseau de l’ouest de l’Amérique du Nord, reconnaissable au plumage rose métallique du mâle. Il se nourrit de nectar, d’insectes et d’araignées, puis défend vivement les fleurs de son territoire. Sa population mondiale est considérée comme stable ou en hausse, et l’espèce est classée en préoccupation mineure par l’UICN.
- Statut
- Préoccupation mineurepopulation en hausse
- Taille
- 9,5 à 10 cm de longueur, avec une envergure d’environ 12 à 14 cm
- Poids
- 3 à 6 g
- Longévité
- Environ 5 à 8 ans dans la nature ; des longévités supérieures ont été documentées, mais la durée de vie en parc zoologique varie selon les conditions.
- Régime
- Mangeur de nectarIl boit le nectar des fleurs et capture aussi de petits insectes et des araignées, surtout pour les protéines nécessaires à sa croissance.
- Mode de vie
- Diurne, solitaire, territorial autour des fleurs
- Famille
- Trochilidés (Trochilidae), ordre des Martinetiformes (Apodiformes)
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit le colibri d’Anna ?
Il fréquente les bois clairs, les broussailles, les jardins et les zones urbaines de l’ouest de l’Amérique du Nord, du niveau de la mer jusqu’à plus de 3 000 m selon les régions.
Principales régions : États-Unis, Canada, Mexique.
- Amérique du Nord et centrale
Environ 5 millions d’individus matures selon l’évaluation mondiale de l’UICN.
Sommaire11 parties
Comment reconnaître le colibri d’Anna ?
Le colibri d’Anna mesure environ 10 cm et pèse souvent moins qu’une petite cuillère de sucre. Son dos est vert, sa poitrine grisâtre et son ventre porte des teintes vertes ou grises. Le mâle possède une gorge et une calotte rose rougeâtre, appelées gorget et couronne, dont l’éclat dépend de l’angle de la lumière.
La femelle a un plumage plus discret, avec quelques plumes colorées sur la gorge. Les deux sexes portent un bec fin adapté à la recherche du nectar. Leur longue langue peut atteindre les profondeurs des fleurs, tandis que leurs yeux repèrent les mouvements rapides des insectes.
Les ailes produisent un bourdonnement aigu pendant le vol stationnaire. La queue s’ouvre et se ferme pour contrôler les déplacements, notamment lorsque l’oiseau recule devant une fleur ou change brusquement de direction.
Où vit le colibri d’Anna ?
L’espèce vit principalement sur la façade ouest de l’Amérique du Nord, depuis la Colombie-Britannique et l’État de Washington jusqu’à la Basse-Californie. Elle est particulièrement fréquente en Californie, où elle occupe les broussailles, les lisières de forêt, les vallées et les jardins.
Le colibri d’Anna utilise aussi des milieux transformés par les humains, comme les parcs, les vergers et les quartiers résidentiels plantés d’arbustes fleuris. Dans certaines régions, les mangeoires et les plantations ont contribué à son maintien pendant l’hiver.
Son altitude varie fortement selon la latitude et la saison. Il peut vivre près du niveau de la mer dans les zones côtières et atteindre plusieurs milliers de mètres dans les montagnes de l’ouest nord-américain.
Que mange le colibri d’Anna ?
Le nectar fournit une grande partie de l’énergie nécessaire au vol. Le colibri visite des fleurs rouges, roses, orange ou violettes, mais il choisit surtout celles qui produisent suffisamment de nectar. Il peut exploiter des plantes indigènes comme des espèces cultivées dans les jardins.
Les insectes et les araignées complètent son alimentation. Ils apportent des protéines, des lipides et des minéraux nécessaires aux muscles, aux plumes et à la croissance des jeunes. L’oiseau les capture en vol ou les prélève sur les feuilles et les toiles.
Un individu peut défendre une zone riche en fleurs contre d’autres colibris. Les poursuites sont rapides, et le propriétaire du secteur revient souvent se percher sur une branche voisine pour surveiller les ressources.
Comment vit le colibri d’Anna ?
Le colibri d’Anna est généralement solitaire. Il ne forme pas de couple durable et les adultes se rencontrent surtout pour l’accouplement. Un mâle peut effectuer des plongeons spectaculaires depuis plusieurs mètres de hauteur, accompagnés d’un son produit par ses plumes.
Ses battements d’ailes lui permettent de voler en avant, sur place et brièvement en arrière. Le vol consomme beaucoup d’énergie, surtout lorsqu’il fait froid. Pour économiser ses réserves pendant la nuit, l’oiseau peut entrer en torpeur, un état où sa température corporelle et son rythme cardiaque diminuent.
Les adultes communiquent par des cris fins et des chants peu puissants. Les couleurs métalliques du mâle changent selon la lumière, ce qui peut impressionner un rival ou attirer une femelle lorsque l’oiseau se place sous le bon angle.
Comment se reproduit le colibri d’Anna ?
La femelle construit seule un nid minuscule, souvent installé dans un arbuste ou un arbre. Elle utilise des fibres végétales, des morceaux de duvet et des toiles d’araignée, qui rendent la structure souple et lui permettent de s’élargir lorsque les poussins grandissent.
La ponte comprend généralement deux œufs blancs. L’incubation dure environ 14 à 19 jours et est assurée par la femelle. Les jeunes restent au nid pendant environ 18 à 26 jours, puis continuent à apprendre où trouver des fleurs et des insectes.
Après leur départ, la femelle peut encore les nourrir pendant plusieurs jours. Les jeunes portent un plumage plus terne que celui des mâles adultes et acquièrent progressivement leurs couleurs au fil des mues.
Le saviez-vous ?
- 1.Le colibri d’Anna peut entrer en torpeur durant la nuit, ce qui réduit fortement ses dépenses d’énergie lorsque la température baisse.
- 2.Le mâle réalise parfois une plongée à grande vitesse depuis plusieurs dizaines de mètres, avec un bruit produit par les plumes de sa queue.
- 3.La langue se déploie rapidement dans les fleurs et recueille le nectar grâce à de minuscules structures qui s’ouvrent puis se referment.
- 4.Son aire de répartition s’est étendue vers le nord au cours des dernières décennies, notamment dans des régions où les jardins fournissent des fleurs en hiver.
Ce qui menace le colibri d’Anna
Perte de fleurs
La disparition des plantes fleuries et des haies réduit les ressources alimentaires disponibles. Les périodes de sécheresse peuvent aussi diminuer la production de nectar et d’insectes.
Pesticides
Les insecticides peuvent supprimer les proies indispensables aux adultes et aux jeunes. Certains produits utilisés dans les jardins peuvent également intoxiquer directement les oiseaux.
Collisions et prédateurs
Les collisions avec les vitres et les attaques de chats domestiques causent des blessures. Les nids peuvent aussi être prédatés par des corvidés, des écureuils ou d’autres animaux grimpeurs.
Protéger le colibri d’Anna
- Statut mondialLe colibri d’Anna est classé en préoccupation mineure, LC, sur la Liste rouge mondiale de l’UICN. La Convention CITES place les colibris dans son annexe II, qui encadre le commerce international des spécimens.
- Protection des habitatsLa conservation des boisements, des broussailles et des zones fleuries aide l’espèce. Des espaces protégés de l’ouest nord-américain, notamment en Californie, préservent une partie de ses sites d’alimentation et de reproduction.
- Plantations adaptéesLes jardins peuvent fournir du nectar avec des plantes locales non traitées par des insecticides. Une diversité de floraisons réparties sur les saisons réduit les périodes où la nourriture manque.
Questions fréquentes
Existe-t-il des colibris sauvages en France ?
Non. Les colibris vivent naturellement sur le continent américain. En France métropolitaine, les petits oiseaux parfois confondus avec eux sont souvent des insectes, notamment des sphinx qui stationnent devant les fleurs, ou de petits passereaux.
Le colibri d’Anna peut-il voler en arrière ?
Oui, il peut reculer brièvement grâce à la mobilité de ses ailes. Cette capacité apparaît surtout lorsqu’il s’éloigne d’une fleur ou ajuste sa position devant une ressource. Le vol arrière reste court et demande beaucoup d’énergie.
Pourquoi le mâle semble-t-il changer de couleur ?
Les plumes colorées de sa gorge réfléchissent la lumière de manière particulière. Elles paraissent ternes lorsqu’elles sont dans l’ombre et deviennent rose rougeâtre lorsque l’oiseau se tourne vers la source lumineuse.
Que mange un jeune colibri d’Anna ?
La femelle nourrit ses petits avec une nourriture régurgitée, composée de nectar et de petites proies animales. Les insectes et les araignées fournissent les protéines nécessaires à la croissance rapide des muscles et des plumes.
Peut-on garder un colibri comme animal de compagnie ?
Non. Un colibri sauvage ne doit pas être capturé ni détenu par un particulier. Les colibris sont concernés par la réglementation de protection de la faune et par la CITES pour les échanges internationaux. Un oiseau sauvage blessé doit être confié à un centre de soins pour la faune sauvage.
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Pour aller plus loin
Sources
- UICN, Liste rouge des espèces menacées, Calypte anna iucnredlist.org
- Cornell Lab of Ornithology, All About Birds, Anna’s Hummingbird allaboutbirds.org
- Audubon, Guide des oiseaux, Anna’s Hummingbird audubon.org
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer









