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La cigogne épiscopale (Ciconia episcopus)
NT
Ciconia episcopus

Cigogne épiscopale

Ciconia episcopus

Aussi appelé Cigogne à cou laineux, Cigogne de l’Inde

La cigogne épiscopale est une grande cigogne tropicale reconnaissable à son cou blanc et duveteux, contrastant avec sa tête et son corps noirs. Elle vit dans des zones humides et des savanes boisées d’Afrique et d’Asie. L’UICN la classe parmi les espèces quasi menacées, car ses habitats diminuent et sa population mondiale recule.

Statut
Quasi menacéepopulation en baisse
Taille
75 à 92 cm de longueur, pour environ 1,50 à 1,60 m d’envergure
Poids
Environ 2,3 à 3,2 kg chez l’adulte
Longévité
La longévité dans la nature est mal connue ; aucune valeur fiable n’est disponible pour les parcs zoologiques.
Régime
CarnivoreElle capture des grenouilles, poissons, insectes, reptiles, crustacés et petits mammifères dans les herbes, les mares et les rizières.
Mode de vie
Diurne, en couple ou en petits groupes
Famille
Ciconiidés (Ciconiidae), ordre des Ciconiiformes

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Afrique subsaharienne, sous-continent indien et Asie du Sud-Est

Où vit la cigogne épiscopale ?

Elle fréquente les savanes boisées, les lisières de forêt, les marais, les prairies humides et les rizières, généralement des plaines jusqu’à environ 1 800 m d’altitude.

Principales régions : Inde, Sri Lanka, Népal, Bhoutan, Bangladesh, Kenya, Tanzanie, Afrique du Sud.

  • Afrique
  • Asie

Environ 25 000 à 100 000 individus matures selon l’évaluation mondiale de l’UICN.

Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître la cigogne épiscopale ?
  2. Où vit la cigogne épiscopale ?
  3. Que mange la cigogne épiscopale ?
  4. Comment vit la cigogne épiscopale ?
  5. Comment se reproduit la cigogne épiscopale ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître la cigogne épiscopale ?

La cigogne épiscopale mesure environ 75 à 92 cm de long. Sa tête, son cou supérieur, son dos et ses ailes sont noirs, avec des reflets verts ou violets selon la lumière. Le bas du cou et la poitrine sont blancs. Cette collerette claire, composée de plumes souples, lui a valu le nom de cigogne à cou laineux.

Son long bec est droit, sombre et légèrement plus clair vers la base. Les pattes sont rougeâtres à brun violacé chez l’adulte. Les jeunes ont un plumage plus terne, un bec moins contrasté et des pattes souvent brunâtres. En vol, ses larges ailes et son cou tendu permettent de la distinguer d’un héron.

Elle marche lentement dans les herbes ou l’eau peu profonde, en observant le sol avant de saisir une proie. Ses battements d’ailes sont amples. Comme les autres cigognes, elle utilise aussi les courants d’air chaud pour prendre de la hauteur en dépensant peu d’énergie.

Où vit la cigogne épiscopale ?

La cigogne épiscopale vit dans plusieurs régions séparées. En Afrique, elle occupe des savanes boisées, des prairies humides et des zones proches des cours d’eau, de l’Afrique de l’Ouest à l’Afrique australe. En Asie, elle est présente du sous-continent indien jusqu’à certaines régions d’Asie du Sud-Est.

Elle recherche une mosaïque de milieux : mares, marais, rizières, clairières, berges et arbres élevés pour installer son nid. Elle évite généralement les forêts très denses et les zones totalement dépourvues d’eau. Elle peut vivre en plaine comme dans des vallées de moyenne altitude.

Cette espèce n’est pas présente naturellement en France. Vous ne pouvez donc pas l’observer dans la nature française, où la cigogne que l’on rencontre le plus souvent est la Cigogne blanche. Une observation certaine de cigogne épiscopale en France correspondrait plutôt à un oiseau détenu ou échappé.

Que mange la cigogne épiscopale ?

La cigogne épiscopale est carnivore et profite de nombreuses proies disponibles près de l’eau. Elle mange des grenouilles, des poissons de petite taille, des lézards, des serpents, de gros insectes, des crustacés et parfois de petits rongeurs. La composition de ses repas change selon la saison et le milieu.

Elle avance à pas mesurés dans les herbes, la boue ou l’eau peu profonde. Lorsqu’une proie bouge, elle la saisit rapidement avec son long bec. Elle peut aussi fouiller la végétation basse ou profiter de proies dérangées par d’autres animaux.

Les jeunes reçoivent des aliments régurgités dans le nid. Les parents doivent donc trouver des zones de chasse proches et suffisamment riches pendant plusieurs semaines. L’assèchement d’une mare ou la disparition d’une prairie humide peut réduire rapidement cette ressource.

Comment vit la cigogne épiscopale ?

Elle est active pendant la journée. On la voit souvent seule, en couple ou en petits groupes, notamment lorsque plusieurs oiseaux se nourrissent dans une zone humide riche en proies. Elle peut se percher dans de grands arbres et y passer la nuit, à l’écart du sol.

La cigogne épiscopale communique par des postures, des mouvements de tête et des claquements de bec. Comme plusieurs cigognes, elle ne possède pas un chant mélodieux très développé. Les adultes peuvent claquer le bec lorsqu’ils se saluent au nid ou défendent leur territoire.

Elle se déplace généralement sur de courtes distances entre les sites de repos, de nidification et d’alimentation. Certaines populations effectuent des déplacements saisonniers liés aux pluies et à la disponibilité de l’eau, mais les déplacements varient selon la région.

Comment se reproduit la cigogne épiscopale ?

Le couple construit un grand nid de branches dans un arbre, parfois à proximité d’une zone humide. Le nid peut être réutilisé et agrandi au fil des années. Sa hauteur protège les œufs et les poussins de nombreux prédateurs terrestres.

La ponte comporte généralement deux à cinq œufs. Les deux adultes participent à l’incubation et aux soins. La durée précise peut varier selon les observations, mais l’incubation dure environ un mois. Les poussins restent ensuite au nid plusieurs semaines avant de pouvoir voler.

Pendant l’élevage, les parents apportent des proies au nid et éloignent les intrus. Une saison des pluies favorable peut améliorer l’accès à la nourriture, tandis qu’une sécheresse ou la destruction des arbres de nidification réduit les chances de réussite.

Le saviez-vous ?

  • 1.Son cou blanc et gonflé ressemble à une petite collerette de laine, ce qui explique son nom français de cigogne à cou laineux.
  • 2.Elle peut utiliser les courants d’air chaud pour planer au-dessus des savanes et économiser ses battements d’ailes.
  • 3.Un même nid de branches peut être réparé et agrandi pendant plusieurs saisons de reproduction.
  • 4.Son aire de répartition est séparée en grands ensembles africains et asiatiques, avec peu d’échanges entre eux.

Ce qui menace la cigogne épiscopale

  • Zones humides dégradées

    Le drainage des marais, la conversion des prairies en cultures et l’assèchement des mares réduisent ses lieux de chasse. La pollution de l’eau peut aussi diminuer le nombre de proies.

  • Disparition des arbres

    La coupe des grands arbres prive les couples de sites de nidification. Les incendies, l’exploitation du bois et l’extension des terres agricoles fragmentent également son habitat.

  • Dérangement humain

    Les dérangements répétés près des nids, la circulation et certaines activités agricoles peuvent faire fuir les adultes ou interrompre l’approvisionnement des jeunes.

Protéger la cigogne épiscopale

  • Protection internationaleLa cigogne épiscopale est classée à l’Annexe II de la CITES, qui encadre le commerce international des spécimens. La protection des zones humides et des grands arbres est au centre des mesures de conservation.
  • Aires protégéesElle bénéficie de la conservation de milieux dans des aires protégées de son aire, notamment dans des parcs indiens et sri-lankais. Le maintien des marais, rizières et savanes boisées favorise ses ressources alimentaires.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange la cigogne épiscopale ?

La cigogne épiscopale mange surtout des grenouilles, des poissons, des lézards, des serpents, des insectes et des crustacés. Elle capture aussi parfois de petits mammifères. Elle chasse en marchant dans les mares peu profondes, les rizières, les prairies humides et les herbes proches des cours d’eau.

Combien de temps vit la cigogne épiscopale ?

La durée de vie de la cigogne épiscopale dans la nature est mal connue, et aucune estimation robuste ne fait consensus. Les suivis scientifiques décrivent surtout sa reproduction, ses déplacements et ses menaces. La longévité observée en parc zoologique n’est pas suffisamment documentée pour donner une valeur fiable.

Où vit la cigogne épiscopale ?

La cigogne épiscopale vit en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud, notamment en Inde, au Sri Lanka, au Népal, au Bangladesh et dans des régions voisines. Elle fréquente les savanes boisées, les marais, les rizières, les berges et les clairières proches de l’eau.

La cigogne épiscopale est-elle dangereuse ?

La cigogne épiscopale n’est pas dangereuse pour les personnes lorsqu’elle est observée à distance. Comme tout grand oiseau sauvage, elle peut donner un coup de bec ou d’aile si quelqu’un tente de la saisir, s’approche de son nid ou la bloque. Il faut la laisser tranquille et ne jamais la nourrir.

Quelle taille fait la cigogne épiscopale ?

La cigogne épiscopale mesure environ 75 à 92 cm de longueur et possède une envergure d’environ 1,50 à 1,60 m. Elle pèse généralement entre 2,3 et 3,2 kg. Sa taille varie selon le sexe, l’âge et la région, comme chez beaucoup de grands oiseaux.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quels milieux la cigogne épiscopale cherche-t-elle souvent sa nourriture ?
  2. 2.Quelle particularité permet de reconnaître la cigogne épiscopale ?
  3. 3.Quel est le statut mondial actuel de la cigogne épiscopale ?

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
  2. BirdLife International, Data Zone datazone.birdlife.org
  3. Handbook of the Birds of the World, oiseaux et cigognes birdsoftheworld.org

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

Espèces proches