
Cicadelle écumeuse
Philaenus spumarius
Aussi appelé cercope des prés, cercopide des prés
La cicadelle écumeuse est un petit insecte sauteur qui aspire la sève de nombreuses plantes. En France, elle vit dans les prairies, les jardins et les lisières, où sa larve se cache dans une mousse blanche appelée écume. L’espèce est commune, mais elle n’a pas encore été évaluée par la Liste rouge mondiale de l’UICN.
- Statut
- Non évaluéepopulation inconnue
- Taille
- Environ 5,5 à 7 mm de long chez l’adulte, ailes comprises
- Poids
- Longévité
- Environ un an, avec l’hiver passé au stade d’œuf
- Régime
- HerbivoreElle aspire la sève des plantes grâce à un rostre, surtout dans les tiges et les jeunes rameaux.
- Mode de vie
- Diurne, plutôt solitaire
- Famille
- Aphrophoridés (Aphrophoridae), ordre des Hémiptères (Hemiptera)
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit la cicadelle écumeuse ?
Elle fréquente les prairies, talus, jardins, lisières et zones humides, du niveau de la mer jusqu’à la moyenne montagne.
Principales régions : France, Espagne, Italie, Royaume-Uni, Allemagne, Turquie, Russie, États-Unis.
- Europe
- Asie
- Afrique
- Amérique du Nord et centrale
Sommaire11 parties
Comment reconnaître la cicadelle écumeuse ?
L’adulte possède un corps trapu, des ailes disposées en toit et des pattes arrière adaptées au saut. Sa couleur varie beaucoup, du vert et brun au gris, au jaune ou presque noir. Cette diversité permet de la confondre avec d’autres petites cicadelles, surtout lorsqu’elle reste immobile sur une tige.
La meilleure piste est souvent la mousse blanche qui entoure une tige au printemps et au début de l’été. Elle abrite une larve jaunâtre ou verdâtre, dépourvue d’ailes fonctionnelles. La mousse ressemble à une petite écume humide et peut mesurer quelques centimètres.
La larve ne fabrique pas cette mousse pour décorer son abri. Elle aspire la sève, en rejette une partie très liquide, puis y ajoute des sécrétions et de l’air. Les bulles limitent le dessèchement et rendent la larve moins visible aux prédateurs.
Où vit la cicadelle écumeuse ?
En France, la cicadelle écumeuse est largement répandue dans les prairies, les friches, les fossés, les haies, les jardins et les lisières. Elle peut vivre dans des milieux secs ou humides, à condition d’y trouver des plantes à tiges tendres. Elle est présente en France métropolitaine, y compris en Corse.
Vous pouvez l’observer de mai à octobre, avec un maximum de rencontres entre juin et août selon la météo et l’altitude. Cherchez une petite masse d’écume sur une tige, puis regardez les herbes voisines pour repérer les adultes qui sautent lorsque vous approchez.
L’espèce est naturellement présente dans une grande partie de l’Europe, du bassin méditerranéen et de l’Asie tempérée. Elle a aussi été introduite dans plusieurs régions, notamment en Amérique du Nord. En France, elle n’est pas considérée comme une espèce protégée au niveau national.
Que mange la cicadelle écumeuse ?
La cicadelle écumeuse mange la sève des plantes. Elle perce les tissus végétaux avec son rostre, un appareil buccal fin qui fonctionne comme une paille, puis aspire les liquides circulant dans les tiges et les jeunes rameaux.
Elle utilise un grand nombre de plantes sauvages et cultivées, notamment des herbes, des plantes de prairie, des arbustes et parfois des plantes de jardin. Une plante porte généralement peu de dégâts visibles, car les prélèvements sont répartis entre de nombreuses tiges.
Comme d’autres insectes piqueurs-suceurs, elle peut cependant acquérir des bactéries présentes dans la sève. Philaenus spumarius est notamment connu comme vecteur de Xylella fastidiosa dans certaines régions touchées d’Europe, ce qui explique la surveillance sanitaire des végétaux.
Comment se comporte la cicadelle écumeuse ?
L’adulte se déplace en marchant, en volant sur une courte distance ou en bondissant brusquement. Ses pattes arrière emmagasinent de l’énergie avant le saut, ce qui lui permet de disparaître rapidement dans l’herbe lorsqu’une main ou une brindille approche.
La larve reste généralement sur une plante et renouvelle régulièrement son abri mousseux. Cette enveloppe maintient une humidité élevée autour de son corps et la protège en partie de la chaleur, du dessèchement et de certains petits prédateurs.
La cicadelle écumeuse vit seule sur les plantes, même si plusieurs larves peuvent parfois produire de l’écume sur la même touffe. Elle ne construit ni nid durable ni colonie organisée.
Comment se reproduit la cicadelle écumeuse ?
Les adultes apparaissent principalement de la fin du printemps à l’été. Après l’accouplement, la femelle dépose ses œufs dans des fentes de l’écorce, dans des débris végétaux ou près de la base des plantes. Les œufs passent généralement l’hiver dans cet abri.
Les jeunes larves éclosent au printemps suivant et commencent à aspirer la sève. Elles passent par plusieurs étapes de croissance, appelées mues, tout en produisant leur mousse protectrice. Elles acquièrent leurs ailes et leur aspect adulte au cours de l’été.
Dans les régions au climat favorable, le calendrier peut avancer ou se décaler de plusieurs semaines. En France, la plupart des observations d’écume concernent les larves entre le printemps et le début de l’été, puis les adultes pendant l’été.
Le saviez-vous ?
- 1.La mousse produite par la larve ne vient pas d’une salive seule : elle contient surtout de la sève transformée, des sécrétions et de l’air.
- 2.Les adultes peuvent prendre des couleurs très différentes, alors qu’ils appartiennent à la même espèce.
- 3.Cette cicadelle compte parmi les insectes capables de transmettre Xylella fastidiosa à certaines plantes lorsqu’elle acquiert la bactérie en se nourrissant.
- 4.Une touffe d’herbe portant de l’écume peut abriter une larve minuscule, difficile à voir sans écarter doucement les bulles.
Ce qui menace la cicadelle écumeuse
Pas de menace précise
L’espèce est commune et sa population mondiale n’est pas estimée. L’intensification de l’agriculture, la disparition des prairies et l’emploi d’insecticides peuvent toutefois réduire localement les insectes et leurs plantes-hôtes.
Surveillance sanitaire
Philaenus spumarius peut transmettre Xylella fastidiosa dans certaines zones contaminées. Cette question concerne surtout la santé des végétaux et la surveillance réglementaire, non un danger direct pour les personnes.
Protéger la cicadelle écumeuse
- Protection généraleLa cicadelle écumeuse ne bénéficie pas d’une protection spécifique connue en France et ne figure pas dans les annexes de la CITES. Le maintien des prairies fleuries, des haies et des bandes herbeuses conserve les plantes dont elle dépend.
Questions fréquentes
Que mange la cicadelle écumeuse ?
La cicadelle écumeuse mange la sève de nombreuses plantes, qu’elle aspire avec son rostre. Elle fréquente surtout les herbes, les plantes de prairie, les jeunes tiges et certains arbustes. Elle peut aussi se nourrir sur des plantes cultivées, mais les dégâts visibles restent généralement faibles lorsque les prélèvements sont dispersés.
Combien de temps vit la cicadelle écumeuse ?
La cicadelle écumeuse vit généralement environ un an. Elle passe l’hiver dans l’œuf, puis la larve se développe au printemps et l’adulte apparaît surtout en été. La durée exacte varie selon la température, l’altitude, la plante utilisée et les conditions locales.
Où vit la cicadelle écumeuse ?
La cicadelle écumeuse vit dans les prairies, les friches, les jardins, les haies, les fossés et les lisières. En France, elle est largement répandue en plaine et en moyenne montagne. Cherchez-la de mai à octobre, surtout sur les tiges portant une mousse blanche.
La cicadelle écumeuse est-elle dangereuse ?
La cicadelle écumeuse est sans danger pour les personnes et ne pique pas. Elle ne mord pas non plus les animaux domestiques. Elle peut transmettre certaines bactéries aux végétaux, notamment Xylella fastidiosa dans des régions contaminées, mais la mousse qu’elle produit n’est pas toxique.
Quelle taille fait la cicadelle écumeuse ?
La cicadelle écumeuse adulte mesure environ 5,5 à 7 millimètres de long. Elle est donc plus petite qu’une pièce d’un centime. Sa silhouette paraît parfois plus large à cause de ses ailes repliées, et sa couleur varie du vert au brun, au gris ou au noir.
Testez-vous
3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.
Sources
- INPN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
- GBIF, Global Biodiversity Information Facility, Philaenus spumarius gbif.org
- IUCN Red List, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





