Aller au contenu
Le chabot fluviatile (Cottus perifretum)
LC
Cottus perifretum

Chabot fluviatile

Cottus perifretum

Aussi appelé Chabot, Chabot commun, Chabot de rivière

Le chabot fluviatile est un petit poisson de fond qui vit dans les ruisseaux frais, rapides et bien oxygénés d’Europe occidentale. Son corps trapu et sa grosse tête lui donnent une silhouette reconnaissable entre les graviers. L’espèce est classée en préoccupation mineure au niveau mondial, tandis que sa situation française est généralement suivie avec le groupe des chabots.

Statut
Préoccupation mineurepopulation inconnue
Taille
8 à 15 cm de longueur totale, exceptionnellement jusqu’à environ 18 cm
Poids
environ 5 à 30 g
Longévité
Environ 4 à 6 ans dans la nature
Régime
CarnivoreIl capture sur le fond des larves d’insectes aquatiques, des petits crustacés, des vers et parfois de minuscules poissons.
Mode de vie
Actif de jour comme de nuit, plutôt solitaire
Famille
Cottidés (Cottidae), ordre des Scorpéniformes (Scorpaeniformes)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Bassins fluviaux d’Europe occidentale, autour de la Manche, de la mer du Nord et du Rhin

Où vit le chabot fluviatile ?

Il fréquente les ruisseaux et petites rivières fraîches, propres et bien oxygénées, généralement entre la plaine et environ 1 500 m d’altitude.

Principales régions : France, Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Luxembourg, Royaume-Uni.

  • Europe
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le chabot fluviatile ?
  2. Où vit le chabot fluviatile ?
  3. Que mange le chabot fluviatile ?
  4. Comment se comporte le chabot fluviatile ?
  5. Comment se reproduit le chabot fluviatile ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le chabot fluviatile ?

Le chabot fluviatile mesure le plus souvent 8 à 15 cm. Son corps paraît court et trapu, sa tête est large et aplatie, et ses yeux sont placés vers le haut. Sa coloration brune, grise ou beige porte des taches irrégulières qui le rendent difficile à voir entre les cailloux.

Les nageoires pectorales sont très grandes et ressemblent à deux éventails posés sur le fond. La première nageoire dorsale porte des rayons épineux. Comme les autres chabots, il ne possède pas de vessie natatoire fonctionnelle, l’organe qui aide beaucoup de poissons à rester en pleine eau.

Pour l’observer, regardez les zones calmes situées derrière les pierres, sans retourner le lit du ruisseau. Il peut rester immobile plusieurs secondes, puis avancer par petits bonds lorsqu’une ombre ou une vibration l’inquiète.

Où vit le chabot fluviatile ?

Cette espèce vit dans les cours d’eau peu profonds, frais et bien oxygénés. Elle recherche un fond de graviers, de galets et de pierres, avec des interstices où elle peut se cacher. Les eaux très chaudes, vaseuses ou fortement polluées lui conviennent mal.

En France, le chabot fluviatile est signalé dans plusieurs bassins du nord, de l’est et de l’ouest, selon les limites retenues entre les espèces de chabots proches. Sa répartition exacte reste difficile à cartographier, car l’identification scientifique repose parfois sur des analyses génétiques.

Vous pouvez le chercher toute l’année dans un ruisseau clair, surtout pendant une période de faible débit. Une lampe dirigée depuis la berge peut révéler ses yeux sous une pierre, mais il faut éviter de capturer ou de déplacer les animaux.

Que mange le chabot fluviatile ?

Le chabot fluviatile mange surtout de petits animaux vivant sur le fond. Son menu comprend des larves d’éphémères, de trichoptères et de chironomes, ainsi que des gammares, de petits crustacés et des vers. Il peut aussi avaler des œufs ou de très jeunes poissons lorsqu’il en rencontre.

Il chasse à courte distance. Caché derrière un caillou, il attend qu’une proie passe à portée, puis ouvre rapidement sa large bouche. Ses couleurs discrètes et son immobilité réduisent le risque d’être repéré dans les zones de courant.

La présence de larves d’insectes sensibles à la pollution constitue un indice de la qualité écologique du ruisseau. Leur abondance ne suffit toutefois pas à elle seule pour juger l’état complet du cours d’eau.

Comment se comporte le chabot fluviatile ?

Le chabot fluviatile reste généralement seul et défend un petit abri, surtout pendant la période de reproduction. Il se déplace en longeant le fond plutôt qu’en nageant longtemps dans la colonne d’eau. Ses grandes nageoires pectorales l’aident à résister au courant.

Il est actif de jour comme de nuit, avec des périodes de déplacement plus visibles lorsque la lumière baisse. En journée, il reste souvent sous une pierre ou dans une fente. Sa faible flottabilité l’empêche de se maintenir facilement dans une eau profonde sans dépenser beaucoup d’énergie.

Les barrages, les seuils et les curages peuvent supprimer les pierres et les graviers dont il a besoin. Une rivière qui paraît propre en surface peut donc lui être défavorable si son fond est colmaté par de la vase ou rendu uniforme.

Comment se reproduit le chabot fluviatile ?

La reproduction a généralement lieu de la fin de l’hiver au printemps, avec des variations selon la température et la région. Le mâle choisit une cavité sous une pierre et la nettoie. Il attire ensuite une ou plusieurs femelles vers cet abri.

Les femelles déposent des groupes d’œufs adhésifs sur la face inférieure de la pierre. Chaque ponte peut compter plusieurs dizaines à quelques centaines d’œufs, selon la taille et l’âge de la femelle. Le mâle les ventile avec ses nageoires et éloigne les intrus.

L’éclosion survient après environ trois à quatre semaines, selon la température de l’eau. Les jeunes restent d’abord près du fond et deviennent autonomes après avoir consommé leur réserve vitelline. Les crues brutales peuvent emporter les œufs ou déplacer les pierres protectrices.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le chabot fluviatile peut sembler posé sur le fond, car il nage peu et se déplace souvent par petits bonds.
  • 2.Ses nageoires pectorales largement étalées l’aident à tenir sur les graviers malgré un courant rapide.
  • 3.Le mâle surveille les œufs sous une pierre et les ventile afin d’améliorer leur oxygénation.
  • 4.Les chabots européens se ressemblent beaucoup, et des analyses génétiques sont parfois nécessaires pour les distinguer.

Ce qui menace le chabot fluviatile

  • Fonds colmatés

    La vase et les particules fines bouchent les interstices entre les graviers, où les adultes se cachent et où les œufs sont déposés.

  • Eau trop chaude

    Les rejets d’eau chaude, la disparition de la végétation des berges et les faibles débits peuvent réduire l’oxygène disponible dans les ruisseaux.

  • Obstacles au courant

    Les seuils, barrages et recalibrages fragmentent les habitats et modifient les zones de graviers, de courant et d’abris nécessaires à l’espèce.

Protéger le chabot fluviatile

  • Protection françaiseLe chabot est protégé en France métropolitaine par l’arrêté du 8 décembre 1988, sous le nom taxonomique Cottus gobio utilisé par les textes. Cottus perifretum n’est pas toujours évalué séparément dans les documents nationaux.
  • Rivières restauréesLa restauration des continuités écologiques, la réduction du colmatage et la conservation des ripisylves sont menées dans des cours d’eau et des sites Natura 2000 où vivent les chabots.
  • Statut mondialCottus perifretum est classé en préoccupation mineure par l’UICN. Il n’est pas inscrit aux annexes de la CITES, qui encadrent le commerce international de certaines espèces.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange le chabot fluviatile ?

Le chabot fluviatile mange surtout des larves d’insectes aquatiques, des gammares, de petits crustacés et des vers trouvés sur le fond. Il peut aussi consommer de très jeunes poissons ou des œufs. Il chasse à courte distance, depuis une cachette située derrière ou sous une pierre.

Combien de temps vit le chabot fluviatile ?

Le chabot fluviatile vit généralement autour de 4 à 6 ans dans la nature. Sa durée de vie dépend de la température de l’eau, de la nourriture disponible, des crues et de la qualité des abris. Les données sur une longévité en aquarium ou en parc zoologique sont très limitées.

Où vit le chabot fluviatile ?

Le chabot fluviatile vit dans des ruisseaux et de petites rivières fraîches, propres et bien oxygénées d’Europe occidentale. Il recherche un lit composé de graviers et de pierres, avec des interstices. En France, il est présent dans plusieurs bassins, mais sa répartition exacte varie selon les méthodes d’identification.

Le chabot fluviatile est-il dangereux ?

Le chabot fluviatile est sans danger pour les personnes. Il est petit, ne possède pas de venin et cherche à fuir lorsqu’on l’approche. Il vaut mieux ne pas le toucher, car sa peau et ses écailles peuvent être fragilisées et l’espèce bénéficie d’une protection réglementaire en France.

Quelle taille fait le chabot fluviatile ?

Le chabot fluviatile mesure habituellement 8 à 15 cm de longueur totale. Certains individus peuvent approcher 18 cm, selon la région et les conditions de croissance. Sa grosse tête et ses nageoires pectorales donnent l’impression qu’il est plus large qu’un poisson de longueur comparable.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quel endroit le chabot fluviatile cherche-t-il le plus souvent sa nourriture ?
  2. 2.Quel parent garde généralement les œufs du chabot fluviatile ?
  3. 3.Quel milieu convient le mieux au chabot fluviatile ?

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
  2. INPN, Inventaire national du patrimoine naturel, espèces et statuts inpn.mnhn.fr
  3. Office français de la biodiversité, connaissances et protection des milieux aquatiques ofb.gouv.fr
  4. Légifrance, textes réglementaires sur la protection des espèces legifrance.gouv.fr

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

Espèces proches