Aller au contenu
Le chabot commun (Cottus gobio)
LC
Cottus gobio

Chabot commun

Cottus gobio

Aussi appelé chabot, chabot fluviatile

Le chabot commun est un petit poisson d’eau douce qui vit posé sur les graviers des ruisseaux frais et bien oxygénés. Sa grosse tête, ses nageoires pectorales étalées et son absence de vessie natatoire lui donnent une allure reconnaissable. Présent en France, il est protégé et son état dépend fortement de la qualité des cours d’eau.

Statut
Préoccupation mineurepopulation inconnue
Taille
8 à 15 cm, longueur totale, avec des individus pouvant approcher 18 cm
Poids
10 à 30 g chez l’adulte, avec des variations selon les cours d’eau
Longévité
Environ 4 à 6 ans dans la nature ; la longévité en aquarium ou en parc zoologique est peu documentée.
Régime
CarnivoreIl capture surtout des larves d’insectes aquatiques, de petits crustacés, des vers et parfois des œufs ou de très jeunes poissons.
Mode de vie
Crépusculaire, solitaire et territorial
Famille
Cottidés (Cottidae), ordre des Scorpéniformes (Scorpaeniformes)

Fiche vérifiée le · 5 min de lecture

Cours d’eau frais d’Europe, de l’ouest de la péninsule Ibérique jusqu’à l’Europe centrale et septentrionale

Où vit le chabot commun ?

Il fréquente les ruisseaux et petites rivières fraîches, bien oxygénées, au fond caillouteux, depuis les plaines jusqu’à environ 2 000 m selon les régions.

Principales régions : France, Espagne, Royaume-Uni, Irlande, Allemagne, Suisse, Autriche, Italie.

  • Europe
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le chabot commun
  2. Où vit le chabot commun ?
  3. Que mange le chabot commun ?
  4. Comment se comporte le chabot commun ?
  5. Comment se reproduit le chabot commun ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le chabot commun

Le chabot commun mesure généralement 8 à 15 cm. Son corps est trapu, sa tête paraît très large par rapport au reste du corps et ses yeux sont placés vers le haut. Sa bouche est orientée vers l’avant et sa peau, dépourvue d’écailles visibles, porte des marbrures brunes, grises ou jaunâtres qui se confondent avec les cailloux.

Ses nageoires pectorales sont grandes et arrondies, comme deux éventails posés sur le fond. Il possède deux nageoires dorsales rapprochées et de petites épines près des opercules. La vessie natatoire lui manque : il nage peu dans la colonne d’eau et se déplace par petits bonds entre les pierres.

Où vit le chabot commun ?

Le chabot commun recherche les ruisseaux et les petites rivières dont l’eau reste fraîche, claire et riche en oxygène. Il préfère un lit composé de graviers, de galets et de pierres, avec des interstices où il peut se cacher. Il évite généralement les eaux chaudes, vaseuses ou très ralenties.

En France, il est présent dans de nombreux bassins versants, notamment dans les cours d’eau de plaine, du Jura, des Alpes, des Pyrénées et du Massif central. Vous pouvez l’observer surtout d’avril à octobre, en soulevant très doucement une pierre dans une eau peu profonde, sans la laisser tomber sur lui ni dégrader le fond.

Que mange le chabot commun ?

Le chabot commun chasse de petits animaux du fond. Son menu comprend des larves d’éphémères, de trichoptères et de chironomes, ainsi que des gammares, de petits crustacés et des vers. Il attend souvent immobile derrière une pierre, puis bondit sur une proie emportée par le courant.

La recherche de nourriture se déroule surtout au crépuscule et pendant la nuit. Les jeunes consomment des proies plus petites que les adultes. Dans certaines situations, un grand individu peut aussi avaler des œufs ou des alevins, mais les invertébrés aquatiques constituent l’essentiel de son alimentation.

Comment se comporte le chabot commun ?

Le chabot commun reste généralement seul et défend un petit abri contre les individus de son espèce. Il se tient sous une pierre, dans une fissure ou entre des graviers. Sa coloration et son immobilité le rendent difficile à repérer, même lorsque vous regardez directement le fond.

Il se déplace par brèves poussées de ses nageoires pectorales et de sa queue. Comme il ne possède pas de vessie natatoire, il dépense de l’énergie pour se maintenir dans l’eau et reste près du fond. Une eau bien oxygénée lui permet de respirer efficacement malgré sa vie dans le courant.

Comment se reproduit le chabot commun ?

La reproduction a lieu le plus souvent de février à mai, avec un calendrier plus tardif dans les eaux froides de montagne. Le mâle choisit une cavité sous une pierre et la nettoie. Une ou plusieurs femelles y déposent des amas d’œufs, généralement collés à la face inférieure de la pierre.

Le mâle garde l’abri et ventile les œufs en agitant ses nageoires. L’éclosion survient après quelques semaines, selon la température de l’eau. Les larves dérivent d’abord dans le courant, puis rejoignent le fond. La qualité des graviers et l’absence de colmatage par la vase favorisent cette reproduction.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le chabot commun peut rester presque immobile dans un courant vif en s’appuyant sur ses nageoires pectorales très larges.
  • 2.Ses yeux placés vers le haut l’aident à surveiller les proies qui passent au-dessus de lui.
  • 3.Le mâle peut garder les œufs sous une pierre pendant plusieurs semaines, jusqu’à leur éclosion.
  • 4.Un fond couvert de vase fine réduit les espaces entre les graviers où les œufs et les jeunes trouvent refuge.

Ce qui menace le chabot commun

  • Pollution de l’eau

    Les rejets polluants, l’excès de nutriments et le réchauffement de l’eau diminuent l’oxygène disponible et les proies du chabot commun.

  • Cours d’eau modifiés

    Les barrages, les seuils et les berges artificialisées interrompent les déplacements et simplifient les habitats de fond.

  • Vase et travaux

    Le ruissellement des sols et certains travaux peuvent colmater les graviers, étouffant les œufs et les petits animaux dont il se nourrit.

Protéger le chabot commun

  • Protection françaiseEn France métropolitaine, le chabot commun figure parmi les poissons protégés par l’arrêté du 8 décembre 1988. La destruction ou la capture des individus et de certaines phases de développement est encadrée par cette protection.
  • Réseau Natura 2000Cottus gobio figure à l’annexe II de la directive européenne Habitats-Faune-Flore, ce qui permet de prendre en compte ses habitats dans des sites Natura 2000. Il n’est pas inscrit aux annexes de la CITES.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange le chabot commun ?

Le chabot commun mange surtout des larves d’insectes aquatiques, de petits crustacés, des vers et d’autres invertébrés du fond. Il chasse au crépuscule ou la nuit, souvent depuis une cachette entre les pierres. Les adultes peuvent parfois consommer des œufs ou de très jeunes poissons.

Combien de temps vit le chabot commun ?

Le chabot commun vit généralement environ 4 à 6 ans dans la nature. Sa longévité varie selon la température, la nourriture, la qualité de l’eau et les prédateurs. Les données sur sa durée de vie en aquarium ou en parc zoologique sont limitées.

Où vit le chabot commun ?

Le chabot commun vit dans les ruisseaux et petites rivières fraîches, claires et bien oxygénées, sur des fonds de graviers, de galets et de pierres. En France, il est présent dans de nombreux bassins versants, notamment dans les reliefs et les cours d’eau de plaine.

Le chabot commun est-il dangereux ?

Le chabot commun est sans danger pour les promeneurs. Il ne possède pas de venin dangereux et cherche surtout à fuir lorsqu’il est dérangé. Ses petites épines peuvent toutefois blesser légèrement une main qui le saisirait, ce qui est une raison supplémentaire de ne pas le manipuler.

Quelle taille fait le chabot commun ?

Le chabot commun mesure le plus souvent 8 à 15 cm de longueur totale. Les individus les plus grands peuvent approcher 18 cm, selon le cours d’eau, la nourriture disponible et la population. Son corps paraît trapu parce que sa tête est large et ses nageoires pectorales développées.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quel milieu le chabot commun vit-il principalement ?
  2. 2.Comment le chabot commun se déplace-t-il le plus souvent ?
  3. 3.Qui garde les œufs chez le chabot commun ?

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
  2. MNHN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
  3. Office français de la biodiversité, biodiversité et milieux aquatiques ofb.gouv.fr
  4. Légifrance, textes réglementaires relatifs à la protection des poissons legifrance.gouv.fr

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

Espèces proches