
Caille de Nouvelle-Zélande
Coturnix novaezelandiae
La caille de Nouvelle-Zélande était un petit oiseau terrestre qui parcourait les prairies des deux grandes îles néo-zélandaises. Son plumage brun strié la dissimulait parmi les herbes, où elle cherchait graines et petits invertébrés. Autrefois décrite comme abondante localement, elle disparut au XIXe siècle ; les causes exactes de son déclin restent imparfaitement comprises.
- Statut
- ÉteinteDisparue dans la seconde moitié du XIXe siècle, généralement considérée comme éteinte vers 1875.
- Taille
- Environ 17 à 22 cm de longueur totale, du bec à l’extrémité de la queue.
- Poids
- Environ 200 g selon New Zealand Birds Online ; la variation entre individus est mal documentée.
- Longévité
- Non documentée de manière fiable, dans la nature comme en captivité.
- Régime
- OmnivoreElle consommait des graines, des parties végétales et de petits invertébrés, notamment des insectes.
- Mode de vie
- Diurne, en couples ou en petits groupes
- Famille
- Phasianidés (Phasianidae), ordre des Galliformes
Fiche vérifiée le · 4 min de lecture
Où vivait la caille de Nouvelle-Zélande ?
Elle fréquentait surtout les prairies et les espaces ouverts à végétation basse de Nouvelle-Zélande.
Principales régions : Nouvelle-Zélande.
- Océanie
Aucun individu vivant connu ; l’espèce est classée éteinte par l’UICN.
Sommaire11 parties
Comment reconnaissait-on la caille de Nouvelle-Zélande ?
Cette caille avait un corps arrondi, une petite tête et une queue courte, largement cachée par les plumes du dos. Elle mesurait environ 17 à 22 centimètres. Son plumage mêlait des bruns, des marques sombres et des stries plus claires, un dessin qui la rendait difficile à repérer dans les herbes sèches.
Le mâle portait une gorge et une face plus roussâtres que celles de la femelle, dont les teintes étaient plus discrètes. Les spécimens conservés permettaient de comparer ces différences. Pour identifier un ancien exemplaire, les naturalistes examinaient aussi ses proportions et son origine, car d’autres cailles avaient été introduites en Nouvelle-Zélande.
Où vivait la caille de Nouvelle-Zélande ?
Son aire naturelle comprenait l’île du Nord et l’île du Sud. Elle occupait surtout des terrains ouverts, notamment les prairies et les espaces couverts d’une végétation basse. Les témoignages anciens la signalaient parfois en abondance, mais cette abondance variait selon les lieux. Elle était endémique : aucune population naturelle n’était connue en dehors de la Nouvelle-Zélande.
Que mangeait-elle ?
Elle cherchait sa nourriture au sol, parmi les herbes et la litière végétale. Son régime comprenait des graines, des éléments végétaux et de petits invertébrés. Les informations disponibles étaient toutefois trop limitées pour établir les proportions de chaque aliment ou leurs variations saisonnières. Son alimentation était donc décrite comme omnivore, sans menu annuel précisément reconstitué.
Comment se déplaçait-elle ?
Les récits décrivaient un oiseau qui passait beaucoup de temps au sol et pouvait être rencontré en couples ou en petits groupes. Lorsqu’elle était dérangée, elle pouvait s’envoler brusquement sur une courte distance. Sa petite taille et son plumage facilitaient sa dissimulation dans la végétation. Ses déplacements saisonniers et l’organisation précise de ses groupes restaient peu documentés.
Comment se reproduisait-elle ?
La femelle nichait au sol, à l’abri de la végétation. Ce mode de nidification exposait les œufs et les jeunes aux incendies et aux animaux capables de fouiller les herbes. Les observations historiques n’avaient pas fourni un suivi assez complet pour connaître avec certitude la durée d’incubation, la réussite des nichées ou l’âge de la première reproduction.
Le saviez-vous ?
- 1.Son nom māori était « koreke ». Il désignait cette caille indigène, aujourd’hui disparue, dans les connaissances et les récits de Nouvelle-Zélande.
- 2.Elle était la seule caille indigène de Nouvelle-Zélande à avoir survécu jusqu’à l’époque des observations européennes.
- 3.Les cailles que vous pouvez rencontrer aujourd’hui en Nouvelle-Zélande appartiennent à d’autres espèces, introduites par les humains.
- 4.Les collections de musée ont conservé les différences de plumage entre mâles et femelles, longtemps après la disparition des populations sauvages.
Pourquoi la caille de Nouvelle-Zélande a disparu
Transformation des prairies
Les incendies et la transformation des espaces ouverts accompagnant la colonisation européenne avaient modifié son habitat. Les feux pouvaient aussi détruire directement les nids installés au sol.
Chasse et captures
Cette caille avait été chassée pour sa chair. Les prélèvements avaient pu contribuer au déclin, sans que leur rôle exact dans l’extinction ait été quantifié.
Animaux et maladies introduits
La prédation par des mammifères introduits et des maladies apportées par d’autres oiseaux avaient été proposées comme facteurs de disparition. Leur importance respective n’avait pas été démontrée avec certitude.
Un déclin mal expliqué
La disparition avait été rapide au XIXe siècle, alors que l’oiseau avait auparavant été décrit comme commun dans certains secteurs. Les données historiques n’avaient pas permis d’attribuer cette extinction à une cause unique.
Ce qu’il en reste aujourd’hui
- Collections de Te PapaLe Museum of New Zealand Te Papa Tongarewa, à Wellington, avait conservé des spécimens de cette caille. Ces collections avaient préservé des informations sur son apparence et son anatomie.
- Collections de LondresLe Natural History Museum de Londres avait également conservé des spécimens de l’espèce. Ces exemplaires avaient constitué des références pour les comparaisons entre cailles et les recherches sur les oiseaux disparus.
- Aucune population de secoursAucune population captive n’avait survécu à l’extinction sauvage. Aucun élevage conservatoire ni aucune réintroduction de cette espèce n’avaient donc été possibles.
Questions fréquentes
Quand la caille de Nouvelle-Zélande a-t-elle disparu ?
Son extinction est généralement située vers 1875, dans la seconde moitié du XIXe siècle. Cette date est un repère historique, pas la date connue de la mort du dernier individu. Les observations et les collections anciennes ne permettent pas de suivre précisément les toutes dernières populations.
Pourquoi a-t-elle disparu aussi rapidement ?
Plusieurs facteurs ont été proposés : transformation des prairies, incendies, chasse, prédateurs introduits et maladies apportées par d’autres oiseaux. Leur part respective reste incertaine. Les témoignages décrivent un déclin rapide, mais les naturalistes ne disposent pas de données suffisantes pour désigner une seule cause.
Les cailles actuelles de Nouvelle-Zélande sont-elles ses descendantes ?
Non. Les cailles vivant aujourd’hui dans le pays appartiennent à d’autres espèces, introduites par les humains, notamment la caille brune et la caille de Californie. Leur présence ne signifie donc pas que Coturnix novaezelandiae a survécu ou qu’elle a été réintroduite.
Peut-on encore en voir une dans un musée ?
Des spécimens sont conservés notamment à Te Papa, à Wellington, et au Natural History Museum de Londres. Ils ne sont pas nécessairement exposés en permanence. Avant une visite, consultez les informations du musée : une collection scientifique peut être conservée en réserve et accessible seulement pour la recherche.
Vivait-elle aussi en France ?
Non, son aire naturelle était limitée à la Nouvelle-Zélande. Elle n’avait donc pas de population sauvage française ni de statut sur la Liste rouge nationale des oiseaux. En France, la caille des blés est une autre espèce, encore vivante, qui fréquente notamment les cultures et les prairies.
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Sources
- New Zealand Birds Online, New Zealand quail nzbirdsonline.org.nz
- UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
- Museum of New Zealand Te Papa Tongarewa, Collections Online collections.tepapa.govt.nz
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





